Conduire en Thaïlande : règles, réglementation et conseils de sécurité

This article will take approximately 30 minutes to read. Don't have the time right now? No worries. Email the ad-free version of the article to yourself and read it later!

loading image

Si vous venez d’arriver en Thaïlande, l’idée de conduire dans le pays peut sembler pour le moins intimidante.

Une circulation dense, des rues déroutantes et une marée de motos slalomant entre les voitures peuvent effectivement impressionner. Pour un œil non averti, conduire en Thaïlande peut sembler chaotique et dangereux.

La prudence reste de mise, mais conduire en Thaïlande n’est pas aussi dangereux qu’on le prétend souvent. Cela dit, ce n’est pas non plus à la portée des conducteurs inexpérimentés : cela demande une vigilance aiguë, de la concentration et un bon sens de l’observation. 

Dans ce guide, je réponds aux questions les plus fréquentes et partage les conseils que j’ai appris en conduisant en Thaïlande, afin que vous puissiez rouler en toute sécurité dans le pays. 

Points clés à retenir

  • Pour conduire légalement en Thaïlande, il vous faut un permis international (IDP) ou un permis thaïlandais. Le permis de votre pays d’origine seul n’est pas valable, et conduire sans le bon document annule aussi votre assurance.
  • La Thaïlande roule à gauche, avec des voitures à conduite à droite. Pour les conducteurs venant de pays à conduite à droite, c’est simple ; pour les Américains et la plupart des Européens, il faut quelques semaines pour s’y habituer.
  • La priorité aux intersections non signalées reste réellement floue dans la pratique. La règle la plus sûre : ne jamais présumer que vous l’avez ; attendez que la voie soit libre ou qu’un autre conducteur vous fasse signe de passer.
  • Les motos sont partout et surgissent souvent dans les angles morts. Signalez toujours et vérifiez vos rétroviseurs avant de changer de voie, et gardez une distance de sécurité, car les taxis s’arrêtent sans prévenir.
  • Les conducteurs thaïlandais utilisent les feux de détresse comme moyen de communication : pour signaler un danger, dire merci, indiquer un arrêt temporaire, ou laisser une autre voiture tourner devant eux.
  • Évitez de conduire de nuit dans des zones rurales que vous ne connaissez pas : l’état des routes se dégrade, les chiens errants sont plus difficiles à repérer, et la signalisation est presque exclusivement en thaï.
  • Pendant la saison des pluies, des inondations soudaines peuvent rendre certaines routes et sois impraticables. Ralentissez sous une forte pluie, vérifiez que vos essuie-glaces fonctionnent avant de partir, et évitez les tronçons visiblement inondés.

Avec quel permis pouvez-vous conduire en Thaïlande ?

Pour conduire en Thaïlande, vous devez posséder soit un permis international (IDP), soit un permis thaïlandais. 

Même si l’on vous dit que vous pouvez conduire avec le permis de votre pays d’origine, c’est illégal et vous risquez au minimum une amende de 500 THB. 

De plus, les compagnies d’assurance en Thaïlande ne vous couvriront pas si vous n’avez pas de permis thaïlandais ou de permis international.

Certaines agences pourraient également refuser de vous louer une voiture si vous ne présentez qu’un permis de votre pays d’origine. 

Il existe une exception principale à cette règle : si vous détenez un permis de conduire délivré par l’un des dix pays de l’ASEAN, comme la Malaisie, Singapour ou les Philippines.

Articles connexes :

État des routes

Les routes thaïlandaises sont, dans l’ensemble, comparables à celles que l’on trouve ailleurs dans le monde, sauf si vous vous aventurez loin dans la campagne.

Cela dépend bien sûr de la région où vous vous trouvez : l’état des routes varie d’une ville à l’autre. 

Les grands axes et autoroutes sont généralement mieux entretenus. Attendez-vous en revanche à une différence notable dans les régions moins développées, comme les routes secondaires ou des îles telles que Koh Phangan et d’autres plus petites.

road in Thailand
De nombreuses routes en Thaïlande sont bien entretenues.

Quelle que soit la route empruntée, restez attentif aux chaussées dégradées, nids-de-poule, gravillons et débris.

Si vous empruntez ces routes pour la première fois, évitez de conduire de nuit afin de réduire les risques d’accident.

Le danger peut aussi venir des animaux errants, comme les chiens des rues qui s’allongent au milieu de la chaussée ou traversent brusquement devant les véhicules. Ce n’est plus vraiment un problème à Bangkok, mais cela reste fréquent sur les îles et dans les zones rurales de Thaïlande.  

Ces chiens sont particulièrement difficiles à repérer au crépuscule : restez donc vigilant en permanence.

Réglementation importante

Venant d’un autre pays, conduire en Thaïlande peut donner l’impression d’un monde totalement différent, surtout si vous venez d’Occident. Les principes de base restent les mêmes, mais certaines différences marquées méritent votre attention. 

Voyons quelques-unes de ces différences majeures qui peuvent compliquer votre adaptation à la conduite en Thaïlande. 

Advertisement

Conduire à gauche

Selon votre pays d’origine, cela ne posera peut-être pas de problème majeur.

Jonathan's driving in Thailand.
Venant des États-Unis, je me suis senti mal à l’aise la première fois que j’ai conduit en Thaïlande.

Mais si vous venez d’un pays où l’on conduit à droite, comme les États-Unis, conduire à gauche peut vous désorienter au début. 

J’ai eu du mal non seulement avec la conduite à gauche, mais aussi avec le volant situé à droite du véhicule. Je l’admets, cela m’a beaucoup déstabilisé au début, mais avec la pratique, je m’y suis fait sans problème. 

Gardez aussi à l’esprit qu’avec une boîte manuelle en Thaïlande, vous changerez de vitesse avec la main gauche, et non la droite.

Comme partout, il existe en Thaïlande des lois et règles de circulation à respecter pour assurer la sécurité de tous sur la route.

Limitations de vitesse sur autoroute

Selon le tronçon de l’autoroute, la limite de vitesse varie de 80 à 120 km/h. Sur la voie rapide, il faut rouler à plus de 90 ou 100 km/h, selon l’autoroute.

Si vous ne pouvez pas suivre cette vitesse, évitez la voie rapide.

Limitations de vitesse en ville

Bien que ce ne soit pas toujours clairement indiqué, la vitesse limite sur les grands axes de Bangkok est de 60 km/h, contre 80 km/h dans d’autres grandes villes comme Chiang Mai et Phuket. Dans les rues résidentielles et plus petites, ne dépassez pas 30 km/h.

Dans la pratique, personne ne prête vraiment attention aux limitations de vitesse en ville, et de toute façon, la circulation empêche généralement de dépasser 60 km/h.

Priorité des véhicules

La question de savoir qui a la priorité relève parfois de l’interprétation.

Voici un exemple pour illustrer ce propos :

Dans les situations évidentes, comme aux feux de circulation, la priorité va de soi et suit les mêmes règles que partout ailleurs.

Mais aux intersections sans feu, aux stops et aux ronds-points, même après de nombreuses années à posséder une voiture et à conduire en Thaïlande, j’ai encore du mal à donner une réponse définitive sur qui a la priorité.

Il existe bien des lois thaïlandaises officielles régissant ces situations, mais d’après mon expérience, personne ne suit vraiment un protocole standard.

Ma règle en Thaïlande : ne jamais présumer avoir la priorité. Attendez plutôt d’être certain que la voie est libre. Parfois, les clignotants ou les gestes des autres conducteurs vous aideront à savoir quand avancer.  

Marquage au sol

Comme dans la plupart des pays, le marquage au sol indique les règles à suivre, comme les voies de demi-tour ou de dépassement. Une ligne continue interdit tout changement de voie ou dépassement. Certains conducteurs ne la respectent toutefois pas.

solid line lane markings Thailand
Repérez-vous les lignes continues sur cette photo ?

Panneaux stop

Contrairement à mon État d’origine, la Californie, où l’on peut être verbalisé pour un « stop roulant », la réglementation thaïlandaise sur les panneaux stop reste assez floue.

D’après mon expérience, un stop en Thaïlande relève plus de la suggestion : faites toujours preuve de bon sens en vous en approchant. 

Intersections sans panneau stop 

De nombreux sois et petites rues n’ont pas toujours de panneau stop. Dans ce cas, faites impérativement preuve de bon sens en abordant ces intersections.

Défis 

Conduire en Thaïlande n’est pas simple. Voyons les principaux défis que vous rencontrerez sur la route. 

Circulation

En général, la circulation en Thaïlande peut être éprouvante, en particulier dans les zones urbaines de provinces comme Bangkok, Chiang Mai et Phuket. 

Si vous débutez la conduite en Thaïlande, évitez les grandes villes tant que vous n’êtes pas plus à l’aise.

Je vous conseille de vous entraîner d’abord dans de petits quartiers et des provinces moins fréquentées avant de vous lancer dans la circulation dense des grandes villes.

Attention aux motos sur la route

Toujours au sujet de la circulation, de nombreux types de véhicules se partagent la route, des motos aux gros camions, en passant par les vélos et les tuk-tuks : restez donc constamment attentif à votre environnement.  

Ajoutez à cela des rues inconnues, des sois (ruelles) étroits et des motos slalomant entre les voitures, et votre rêve de conduire en Thaïlande peut vite tourner au cauchemar.

motorcycle in Thailand
Méfiez-vous des motos : elles sont partout en Thaïlande et peuvent surgir dans la circulation à tout moment.

En raison de leur taille, les motos et les tuk-tuks passent facilement inaperçus dans les angles morts de votre véhicule. 

Prenez l’habitude de toujours signaler et de vérifier vos rétroviseurs et angles morts avant de changer de voie. 

Chiens errants (soi dogs)

Au-delà des autres véhicules, méfiez-vous aussi des chiens errants, surtout en empruntant un petit soi ou une zone rurale.

La plupart évitent les véhicules qui approchent, mais j’ai aussi observé des comportements étranges : certains ont la fâcheuse habitude de s’allonger en plein milieu de la rue et peuvent se montrer très têtus, refusant de bouger.

Quelques coups de klaxon suffisent en général, mais ne partez pas du principe qu’ils bougeront systématiquement. Mieux vaut les contourner quand c’est possible.

Codes et gestes de la route 

Bien que la conduite en Thaïlande puisse sembler chaotique, la culture thaïlandaise est très polie, ce qui se reflète généralement dans les codes de la route. Il est plutôt rare d’entendre des coups de klaxon injustifiés ou d’assister à des accès de rage au volant.  

Il y a bien sûr toujours des exceptions, quelqu’un qui passe une mauvaise journée et dont le comportement au volant s’en ressent.

Familiarisez-vous aussi avec les gestes courants des conducteurs thaïlandais, comme le signe de tête.

Doubler d’autres véhicules

Savoir quand doubler un véhicule en toute sécurité est essentiel en dehors des zones urbaines. 

La loi impose la voie de droite pour doubler, mais certains conducteurs le font par la gauche. 

En zone montagneuse, ne doublez que si la voie est clairement dégagée. En zone rurale, méfiez-vous particulièrement des chiens errants et des enfants, qui peuvent surgir soudainement sur la route. 

De nombreux camionneurs thaïlandais signalent qu’on peut les doubler en actionnant rapidement leur clignotant gauche puis droit. Ils peuvent aussi légèrement se décaler vers la gauche pour vous laisser passer. 

Utiliser les clignotants

Comme dans votre pays d’origine, signalez toujours avant de tourner, même si vous ne devez pas vous attendre à ce que les autres fassent de même. 

Garder ses distances

Gardez également vos distances avec les autres véhicules, en particulier derrière les taxis, qui peuvent s’arrêter brusquement sans signaler pour prendre ou déposer des passagers.

Feux de détresse

Quel que soit votre pays d’origine, nous connaissons tous l’agacement causé par des conducteurs qui utilisent leurs feux de détresse à mauvais escient, par exemple pour se garer illégalement le temps d’aller chercher un café. 

Advertisement

Mais j’ai aussi appris à apprécier la façon dont les Thaïlandais s’en servent pour mieux communiquer entre conducteurs.  

Par exemple, ils les utilisent pour signaler un danger sur la route ou un arrêt d’urgence dans la circulation. Si vous voyez d’autres conducteurs les activer, restez attentif à votre environnement : il y a de fortes chances qu’ils essaient de vous avertir d’un danger.

Certains conducteurs les font clignoter brièvement pour dire « merci ». Ils s’en servent aussi lorsqu’ils se garent temporairement ou s’apprêtent à se stationner.

Enfin, lorsque vous souhaitez tourner dans une rue ou un parking en traversant la circulation venant en face, un conducteur peut ralentir et allumer ses feux de détresse pour vous signaler (ainsi qu’aux véhicules derrière lui) que vous pouvez passer devant lui. 

Signes de tête

Les signes de tête concernent surtout les motards, car il est parfois difficile de voir le conducteur d’une voiture à travers ses vitres teintées. 

Si quelqu’un lève la tête, cela signifie qu’il vous laisse la priorité. Vous pouvez répondre par un simple hochement de tête vers le bas pour le remercier. Inversement, un conducteur peut incliner la tête vers le bas pour indiquer qu’il prend la priorité.

La notion de priorité restant floue, je me fie surtout au bon sens, à l’instinct et à la communication avec les autres conducteurs pour savoir quand il est sûr d’avancer.

Stationnement

De nombreux centres commerciaux offrent le stationnement gratuit pendant les 15 premières minutes à deux heures. Au-delà, comptez environ 20 à 60 THB de l’heure, selon l’endroit.

Vous pouvez obtenir des heures gratuites supplémentaires en dépensant un montant minimum dans le centre commercial : pensez simplement à garder vos tickets de caisse. 

Stationnement dans la rue

Dans les villes et provinces moins fréquentées, le stationnement peut être assez anarchique.

Les trottoirs peints en rouge interdisent le stationnement, ceux en noir l’autorisent, et ceux en jaune sont réservés aux bus publics et aux zones de chargement et déchargement de 15 minutes.

Il n’est pas rare, cela dit, que quelqu’un vienne vous demander 10 ou 20 THB pour vous garer dans la rue. 

Les Thaïlandais surnomment ces personnes la « mafia du stationnement » (bien qu’elles soient inoffensives). Il s’agit souvent de riverains de longue date qui surveillent le stationnement dans la rue.

Faites preuve de bon sens et prêtez attention aux panneaux et autres règles de stationnement. 

Dans les grandes villes très fréquentées, se garer peut virer au cauchemar. Avec moins de place disponible, respectez bien les panneaux d’interdiction, les trottoirs peints en rouge, et évitez de bloquer les entrées de commerces ou de résidences. 

Panneau d’interdiction de stationner

Il existe aussi des panneaux autorisant le stationnement certains jours (pairs ou impairs) ou à certaines heures (matin, après-midi ou soir). 

no-parking sign Thailand

Ce panneau indique qu’il est interdit de se garer entre 6 h et 9 h ainsi qu’entre 16 h et 20 h, sauf le dimanche (où le stationnement est autorisé à toute heure).

Mais ce panneau n’est écrit qu’en thaï. Si vous ne le lisez pas, mieux vaut observer les autres conducteurs : s’ils se garent là, vous pouvez probablement en faire autant. En cas de doute, demandez à un commerçant de la rue.

Tous les conducteurs ne respectent pas ces panneaux et se garent parfois dans des zones interdites : suivez leur exemple à vos risques et périls. 

Amendes de stationnement

Les amendes de stationnement restent rares, mais la police en délivre lorsque cela se justifie. 

Elles s’accompagnent généralement d’un sabot posé sur la roue. Cela m’est arrivé une fois à Phuket : garé dans une zone interdite, j’ai eu la mauvaise surprise de trouver un sabot sur mon pneu.

C’est ainsi que la Thaïlande s’assure du paiement de l’amende : il faut contacter le poste de police émetteur et régler la contravention pour faire retirer le sabot.  

Si mes souvenirs sont bons, j’ai dû payer 500 THB d’amende. Au-delà du coût, l’expérience peut s’avérer stressante et pénible : mieux vaut donc toujours respecter les règles de stationnement pour éviter la dépense et le désagrément.  

Conduire dans différentes situations 

Cette section passe en revue différentes situations que vous pourriez rencontrer en conduisant en Thaïlande.

Conduire sur autoroute

Contrairement aux immenses autoroutes à trois ou quatre voies que l’on trouve aux États-Unis, les autoroutes thaïlandaises comptent généralement deux à trois voies.

Aux heures de pointe, la circulation à Bangkok peut avancer à une allure d’escargot.

Un point important : l’usage correct de la voie rapide en Thaïlande. En théorie, la voie de droite (la voie rapide) ne sert qu’à doubler les véhicules plus lents. 

Mais lorsque la voie de gauche est constamment encombrée de véhicules plus lents, il m’arrive souvent de rester sur la voie rapide pendant de longs tronçons. 

Selon la loi thaïlandaise, un usage inapproprié de la voie rapide peut toutefois entraîner une amende. 

Une règle simple : si une voiture derrière vous roule plus vite sur la voie rapide, changez de voie pour la laisser passer. 

En cas de doute, essayez de respecter au mieux les règles d’usage de la voie rapide.

Conduire sur une voie express

Bangkok dispose d’un réseau de voies express, ainsi que de péages vers des provinces voisines comme Chonburi, Ranong et Kanchanaburi. Leur usage coûte entre 20 et 240 THB, selon la distance parcourue.

Redoublez de prudence sur ces voies express, car les Thaïlandais y roulent souvent très vite. Certains conducteurs imprudents dépassent aussi les limitations de vitesse et multiplient les dépassements.

En règle générale, la voie de droite ne sert qu’à doubler : si vous ne roulez pas assez vite, préférez la voie du milieu.

Les voies express n’échappent cependant pas aux embouteillages aux heures de pointe ; la circulation peut même y être plus dense que sur une route normale. Vérifiez donc votre GPS.

traffic on a highway
Même sur la voie express, la circulation aux heures de pointe peut avancer au ralenti à Bangkok.

Sur ces voies express, vous pouvez payer en espèces ou installer un Easy Pass sur votre véhicule pour un paiement sans contact.

Circuler dans les petits sois

Les sois quadrillent les villes thaïlandaises. 

Les emprunter permet d’éviter la circulation des grands axes, mais plusieurs précautions s’imposent. 

Beaucoup de sois sont très étroits et peu adaptés aux gros véhicules. Ils sont souvent mal entretenus, avec de nombreux nids-de-poule. Le point le plus important à surveiller : ils multiplient les virages sans visibilité et les intersections sans panneau stop. 

C’est là que toute votre expérience entre en jeu. Restez attentif aux autres conducteurs, aux chiens errants et aux piétons qui partagent la voie.

Conduire sous une forte pluie 

Si vous vivez en Thaïlande toute l’année, ou prévoyez d’y séjourner pendant la mousson, conduire sous une forte pluie est inévitable. 

drive during rain in Thailand
Redoublez de prudence en cas de pluie, car les accidents surviennent facilement.

Les fortes pluies en Thaïlande réduisent la visibilité, provoquent des inondations soudaines et dégradent l’état des routes.

Outre la prudence, je vous conseille de ralentir et de toujours vérifier le bon fonctionnement de vos essuie-glaces avant de prendre la route.

C’est particulièrement vrai si vous louez un véhicule. 

Véhicules d’urgence

Dans la plupart des pays occidentaux, la loi impose à tous les véhicules de se ranger pour laisser passer les véhicules d’urgence.

Dans les villes thaïlandaises, cette règle n’est pas toujours applicable, simplement parce que la circulation est parfois si dense qu’il n’y a nulle part où se ranger. D’après mon expérience, les conducteurs de véhicules d’urgence sont bien formés pour se faufiler dans les embouteillages.

Même si vous ne pouvez pas vous ranger complètement, faites de votre mieux pour dégager le passage.

Apprendre à conduire en Thaïlande n’est que la moitié du défi. 

S’orienter sur des routes inconnues, au milieu d’un dédale interminable de petits sois et de ruelles, tout en restant attentif aux nids-de-poule, piétons et motos, peut s’avérer éprouvant.

small rural road in Thailand.
Ne vous fiez pas systématiquement à Google Maps : il peut vous conduire sur de petites routes comme celle-ci.

Heureusement, Google Maps reste un outil très utile, malgré ses limites. Il vous mènera bien à destination, mais pas toujours par le meilleur itinéraire : son algorithme privilégie le trajet le plus rapide, qui n’est pas toujours le plus simple. 

Comme certaines autoroutes et voies à péage sont construites au-dessus des routes principales, Google Maps a parfois du mal à déterminer sur quel niveau vous vous trouvez, et vous demande d’entrer ou de sortir d’une voie inexistante. Il peut aussi vous demander de sortir d’une autoroute pour vous demander d’y revenir plus tard.

En Thaïlande, même les sois sont considérés comme des rues sur Google Maps. Il m’est souvent arrivé d’être redirigé vers des rues étroites, peu adaptées aux gros véhicules.

Vous pouvez y remédier en vérifiant les réglages de Google Maps pour vous assurer qu’il est configuré pour les voitures et non les motos. Vous pouvez aussi le paramétrer pour éviter les autoroutes et voies à péage. 

Cependant, même avec les bons réglages, Google Maps reste susceptible de vous envoyer dans des sois ou ruelles peu pratiques. 

Je vous conseille de toujours vérifier l’itinéraire proposé et, si possible, de privilégier les grands axes en évitant les sois, surtout avec un véhicule volumineux. 

En dehors de Bangkok, à moins de bien connaître la région, évitez les routes portant un numéro à quatre chiffres : elles indiquent des routes rurales, pas toujours bien entretenues.

Face à la police de la circulation

Si vous venez d’un pays occidental, vous connaissez sans doute ce pincement au cœur en apercevant des gyrophares dans votre rétroviseur.

Aux États-Unis, même la moindre infraction peut coûter cher et entraîner d’autres conséquences, comme des points en moins sur le permis ou une hausse des primes d’assurance.

La Thaïlande applique cependant une approche différente pour faire respecter le code de la route. 

Points de contrôle policiers

Plutôt que d’arrêter les véhicules au hasard, la police installe des points de contrôle dans toute la ville et sur les grands axes. 

Ils sont efficaces dans leur travail et placent souvent ces points près de virages sans visibilité, ce qui les rend difficiles à repérer et à éviter. 

Sur les autoroutes, on les trouve généralement aux frontières provinciales.

Si un conducteur venant en sens inverse fait clignoter ses phares plusieurs fois, c’est un geste informel signalant un contrôle policier plus loin. 

Vous pouvez identifier le type de contrôle à la couleur du casque des officiers. 

  • Les casques blancs sont portés par la police de la circulation
  • Les casques dorés sont portés par les officiers chargés d’autres infractions, comme les substances illicites ou d’autres délits plus graves.

La meilleure façon d’éviter tout problème avec la police reste de respecter au mieux le code de la route et de rester poli avec les officiers, qui pourront aussi vous demander votre permis de conduire. 

La courtoisie compte beaucoup et influence toujours positivement vos échanges avec la police.  

Gérer les amendes

Si vous prévoyez de conduire souvent en Thaïlande, vous finirez tôt ou tard par recevoir une amende. Elles varient généralement de 500 à 2 000 THB selon l’infraction, et vous disposez de sept à quatorze jours pour la régler.

Vous pouvez la payer au poste de police, à la poste, ou via votre application bancaire, dans le menu « paiement », en choisissant « Royal Thai Police – Police Ticket ».

Si vous n’avez pas encore réglé votre amende, vous pouvez le faire en ligne en même temps que votre taxe annuelle sur votre véhicule.

Notez que tenter de soudoyer un officier pour éviter une amende est illégal, et si quelqu’un filme la transaction et la partage avec les autorités compétentes, vous pourriez avoir de sérieux ennuis.

Si vous recevez une amende que vous pouvez régler sur place, par exemple à un contrôle sur autoroute, assurez-vous toujours d’obtenir un reçu officiel : les officiers peuvent généralement l’imprimer directement sur place.

De plus, si vous avez déjà reçu une amende pour, disons, absence de permis thaïlandais, et que vous êtes arrêté à nouveau pour la même infraction le jour même ou peu après, montrez-la à l’officier : il y a de bonnes chances qu’il ne vous en donne pas une seconde.

Précisez simplement que vous êtes en train de régulariser le problème en question, qu’il s’agisse du permis manquant, d’une vignette de contrôle technique périmée, etc.

Radars automatiques

Des radars automatiques sont installés dans les villes thaïlandaises et sur les autoroutes, principalement pour repérer les excès de vitesse.

Les amendes sont envoyées par courrier à l’adresse d’immatriculation du véhicule et varient de 500 à 2 000 THB selon l’infraction. 

Je n’ai heureusement jamais reçu d’amende par courrier personnellement, mais vous disposez de sept à quinze jours pour la régler. 

Astuces supplémentaires pour bien conduire

Même si la conduite en Thaïlande peut sembler chaotique, plus on s’y habitue, plus on perçoit une certaine logique derrière ce chaos apparent.

Voici quelques astuces supplémentaires pour conduire en toute sécurité dans le pays.

relaxed driving in Thailand
Avec un peu de pratique, vous conduirez facilement en Thaïlande et pourrez profiter des magnifiques paysages qu’offre le pays.

1. Connaître les habitudes à risque des conducteurs locaux

La circulation sur les autoroutes thaïlandaises peut être assez rapide, et la présence massive de scooters et de motos multiplie les éléments à surveiller. 

Vous constaterez que les scootéristes et motards doublent des deux côtés et adoptent des méthodes peu conventionnelles pour se faufiler, comme emprunter brièvement le trottoir.

Et bien qu’il existe une loi interdisant l’usage du téléphone au volant, certains continuent d’écrire des messages ou de téléphoner, même à moto.

Connaître ces habitudes à risque aide grandement à éviter les collisions. Restez toujours attentif à votre environnement et surveillez les conducteurs au téléphone, susceptibles de dévier de leur voie, de rouler plus lentement que le reste de la circulation ou de moins utiliser leurs clignotants.

2. Comprendre le code de la route thaïlandais

Pour conduire légalement en Thaïlande, vous devez avoir sur vous un permis thaïlandais ou un permis international valide pour la catégorie de véhicule concernée. Le port de la ceinture est obligatoire pour le conducteur et tous les passagers, à l’avant comme à l’arrière.

Le port du casque est obligatoire pour tous les conducteurs de scooters et de motos, même si beaucoup ne le portent pas. Le taux d’alcoolémie autorisé est fixé à 50 mg pour 100 ml de sang. Par sécurité, portez toujours un casque, privilégiez les transports en commun après avoir bu, et bouclez votre ceinture, même si la loi est peu appliquée.

3. Connaître les bases

Respectez toutes les lois, règles et le bon sens en partageant la route en Thaïlande. 

Comme au Royaume-Uni, on conduit à gauche en Thaïlande. Si vous venez de l’un des nombreux pays où l’on conduit à droite, il vous faudra vous adapter.

Cela compte particulièrement lors des virages, pour éviter de vous retrouver face à la circulation venant en sens inverse.

Respectez toujours les fondamentaux : feux de circulation, limitations de vitesse et courtoisie. Certaines nuances, comme la priorité, restent toutefois sujettes à interprétation en Thaïlande.

Autrement dit, plutôt que de compter sur le respect strict des règles par tous, mieux vaut connaître les usages courants de la route, faire preuve de bon sens et rester attentif. 

4. Connaître son itinéraire

Prenez chaque jour le temps de bien comprendre votre itinéraire. Ne vous laissez pas surprendre par des sens uniques ou des bretelles délicates alors que vous avez peu de temps pour réagir.

Suivez le rythme de la circulation et restez attentif aux véhicules plus petits comme les tuk-tuks et les motos. Sachez aussi que le style de conduite et les usages varient d’une ville ou d’une province à l’autre. 

Par exemple, les conducteurs de Bangkok sont souvent plus agressifs et pressés, dans un esprit typique de grande ville. À l’inverse, ceux de villes comme Chiang Mai adoptent une conduite plus détendue et nonchalante. 

Si vous voyagez de ville en ville, essayez d’adopter le style et l’état d’esprit propre à chaque endroit pour ne pas perturber le flux de circulation.

5. Ne pas se presser et rester à gauche

Les conducteurs thaïlandais aiment filer rapidement, mais ils ne klaxonneront pas ni ne presseront les conducteurs plus lents, tant que ces derniers restent à gauche et laissent la circulation les contourner. 

Profitez-en pour conduire prudemment et avec assurance, en vous laissant le temps d’anticiper les virages, les changements d’état de la route et les actions des autres conducteurs.

À vous de jouer

Comme je le disais au début de cet article, conduire en Thaïlande n’est pas fait pour les âmes sensibles. Mais avec de la pratique, un conducteur sûr de lui et motivé n’aura aucun mal à s’y faire. 

Conduire en Thaïlande n’a rien d’impossible, mais les défis ne doivent pas non plus être sous-estimés. Votre réussite dépendra en fin de compte de votre confiance, de vos compétences et de votre détermination. 

Sponsored
Questions About This Article?
Please post them in our Reddit community at /r/expatden.