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Traverser Bangkok, que ce soit pour votre premier jour de travail ou vos premières vacances, peut vite devenir déroutant, car la ville propose une bonne douzaine de façons de se déplacer.
Mais comment choisir la bonne option ? Tout dépend de l’heure de la journée et du jour de la semaine.
Dans ce guide, nous passons en revue tous les moyens de transport disponibles à Bangkok et vous conseillons sur les meilleurs choix selon le moment de la journée. Nous indiquons aussi les tarifs moyens, les itinéraires et les prix des trajets.
Contents
Points clés
- Le BTS (Skytrain) et le MRT forment l’épine dorsale des transports à Bangkok : bon marché (à partir de 17 THB), fréquents aux heures de pointe, climatisés, et la solution la plus rapide quand les routes sont bouchées.
- Les cartes Rabbit (BTS) et les cartes à valeur stockée (MRT) font gagner du temps dans les stations les plus fréquentées ; elles s’imposent pour quiconque prend le train plusieurs fois par semaine.
- Les motos-taxis (reconnaissables à leurs gilets orange) restent l’option la plus rapide pour les petits trajets dans les sois, surtout aux heures de pointe, mais elles sont statistiquement le moyen de transport le plus dangereux de la ville.
- Les tuk-tuks sont amusants à essayer une fois, mais rarement pratiques au quotidien : les tarifs se négocient et dépassent souvent ceux d’un taxi au compteur ou d’une course Grab pour la même destination.
- Grab et Bolt restent les options les plus sûres et les plus prévisibles la nuit, une fois les trains arrêtés à minuit, ainsi que pour les destinations non desservies par le réseau ferré.
- Les principales heures de pointe à Bangkok se situent entre 7h et 9h30, puis entre 16h et 19h en semaine. Pendant ces créneaux, privilégiez le BTS ou le MRT et évitez complètement les taxis et les bus si vous avez un horaire à respecter.
Transports ferroviaires
Bangkok dispose d’un vaste réseau ferroviaire public, comprenant notamment le BTS, le MRT, le SRT et d’autres lignes. Ce sera votre principal moyen de vous déplacer dans la ville.

BTS
Le BTS, surnommé le skytrain, relie Samut Prakan à Pathum Thani en traversant Bangkok, desservant tous les arrêts majeurs du sud au nord. La ligne Silom du BTS couvre quant à elle le quartier de Silom d’est en ouest.
- Tarif de départ : 17 THB, gratuit pour les enfants de moins de 90 centimètres
- Horaires : de 6h00 à minuit
- Avantages : relativement bon marché, rapide et pratique
- Inconvénients : sujet à la surpopulation, mais le réseau s’étend

Le BTS, véritable emblème de la capitale, constitue l’épine dorsale du réseau de transport en commun de Bangkok et se compose de deux lignes. Il dessert une grande partie du quartier des affaires et les deux lignes se rejoignent à la station Siam, sur Rama 1 Road, juste à côté du Siam Paragon.
La ligne Sukhumvit du BTS part de Kheha, dans la province de Samut Prakan, et longe Sukhumvit Road jusqu’à Khu Khot, près de Pathum Thani.
Plus courte, la ligne Silom relie National Stadium à Bang Wa en traversant le fleuve, via le quartier d’affaires et de vie nocturne de Silom et le chic quartier riverain de Sathorn.
Horaires de fonctionnement
En semaine, de 7h à 9h30 puis de 16h30 à 19h, les rames des deux lignes passent toutes les trois minutes. En dehors de ces créneaux, l’attente est généralement de cinq à huit minutes, un intervalle qui s’allonge en soirée et le week-end.
Acheter un billet
Pour acheter un billet dans une station du BTS, rendez-vous à l’un des distributeurs, sélectionnez votre station de destination et insérez votre argent. Vous recevrez un billet à introduire dans la machine située à droite des portillons d’entrée. Il est également possible d’en acheter un directement auprès du personnel aux guichets d’information. Le paiement se fait en espèces, en pièces, ou par QR code.
Si vous prévoyez de circuler dans plusieurs quartiers le même jour, optez plutôt pour le pass journalier (One-Day Pass). Il coûte 150 THB et reste valable toute la journée de son achat. On se le procure à n’importe quel guichet d’une station BTS.
La carte Rabbit
Autre possibilité : la carte Rabbit, qui permet de passer directement les portillons sans faire la queue aux distributeurs. Elle existe sous deux formes :
- Valeur stockée
- Trajets sur 30 jours
La carte à valeur stockée est simple d’utilisation : il suffit d’y charger la somme souhaitée (par multiples de 100 THB, jusqu’à 4 000 THB) et le tour est joué.
La carte Trajets sur 30 jours applique un forfait fixe pour un nombre de trajets donné, ce qui peut représenter une économie selon votre destination. Vous pouvez choisir un forfait de 15, 25, 40 ou 50 trajets, le prix unitaire baissant à mesure que le nombre de trajets augmente. Ainsi, le forfait de 15 trajets revient à environ 30 THB le trajet, contre environ 25 THB pour le forfait de 50 trajets.
MRT Blue
Les lignes du MRT comblent certains vides laissés par le réseau du BTS. La ligne bleue du MRT (souterraine) longe le pourtour du centre de Bangkok et se prolonge, au sud-ouest, jusqu’à Bangkok Noi. La ligne violette du MRT (aérienne), elle, part de la boucle nord-ouest de la ligne bleue et file vers l’ouest jusqu’à Nonthaburi.
Une nouvelle ligne rose et une ligne jaune desservent également la banlieue.
- Tarif de départ : 17 THB, gratuit pour les enfants de moins de 90 centimètres
- Horaires : de 6h00 à minuit
- Avantages : relativement bon marché, rapide et pratique
- Inconvénients : bondé aux heures de pointe

Comme le BTS, le MRT connaît lui aussi des pics d’affluence à certaines heures et dans certaines stations : la station Sukhumvit aux heures de pointe vaut le détour, dans le mauvais sens du terme. Cela dit, les rames restent globalement fréquentes, avec une attente de deux à sept minutes selon le moment de la journée.
L’achat d’un billet fonctionne à peu près comme pour le BTS, en un peu plus simple. Les jetons à trajet unique (de petits disques noirs en plastique) s’achètent aux guichets ou aux distributeurs automatiques de chaque station.
Comme le BTS, le MRT propose aussi plusieurs cartes prépayées. La carte standard à valeur stockée s’achète dans n’importe quelle station pour un versement initial de 180 THB (100 THB de crédit de voyage, plus 50 THB de dépôt et 30 THB de frais d’émission). Cette carte adulte n’offre aucune réduction sur le tarif, mais elle fait gagner énormément de temps, en particulier dans les stations les plus fréquentées comme Sukhumvit.

Des cartes à valeur stockée existent aussi pour les enfants, les étudiants et les seniors, chacune assortie de réductions différentes.
- Les cartes étudiantes sont réservées aux étudiants de moins de 23 ans et offrent une réduction de 10 %
- Les cartes seniors, pour les plus de 60 ans, offrent une réduction spectaculaire de 50 %. Cette réduction est toutefois réservée aux ressortissants thaïlandais
- Les cartes enfants s’adressent aux moins de 14 ans mesurant entre 91 et 120 cm, avec une réduction de 50 %
Il existe aussi plusieurs pass illimités, valables pour une durée donnée. Si vous logez près d’une ligne du MRT en tant que touriste, l’un d’eux pourrait vous faire économiser à la fois de l’argent et du temps. Trois formules sont proposées :
- Le pass trois jours donne accès à un nombre illimité de trajets sur tout le réseau pendant trois jours, pour 230 THB. Si votre week-end à Bangkok s’annonce chargé et que vous logez près d’une station MRT, ce pass devrait presque certainement vous faire économiser de l’argent.
- Pensé pour les habitués, le pass 30 jours donne un accès illimité pendant 30 jours pour 1 400 THB (soit environ 47 THB par jour). Un vrai gain de temps et d’argent pour qui vit et travaille le long des lignes du MRT, mais peu adapté à un court séjour touristique.
- Le pass Premiere semble réservé aux entreprises achetant des billets en gros. Si vous représentez une société, contactez le service marketing et commercial du MRT au 02-354-2000 pour plus d’informations.
ARL Airport Rail Link
L’ARL Airport Rail Link relie l’aéroport de Suvarnabhumi au cœur de Bangkok, avec son terminus à la station BTS Phayathai. Vous pouvez aussi rejoindre la station MRT Petchaburi en descendant à la station Makkasan de l’Airport Rail Link.
- Tarif de départ : 15 THB, gratuit pour les enfants de moins de 12 ans ou de moins de 90 centimètres
- Horaires : de 6h00 à minuit
- Avantages : bon marché, rapide, et permet d’éviter les embouteillages sur le trajet vers ou depuis l’aéroport
- Inconvénients : rames peu fréquentes et souvent bondées

Au-delà de sa vocation première de relier les aéroports au centre-ville, l’Airport Rail Link permet aussi aux habitants de traverser rapidement certains quartiers non desservis par le BTS ou le MRT. Il dessert plusieurs zones prisées, comme Ramkhamhaeng et Lat Krabang.
À l’aéroport de Suvarnabhumi, l’accès à l’Airport Rail Link se fait par le niveau B du terminal passagers.
Les rames de l’Airport Rail Link circulent bien moins fréquemment que le reste du réseau, avec parfois jusqu’à dix minutes d’attente entre deux trains. Ajoutez à cela la difficulté de se frayer un chemin entre voyageurs chargés de valises et navetteurs épuisés, et le trajet peut vite devenir éprouvant.
Mais l’avantage d’éviter les embouteillages à la sortie de l’aéroport et de rejoindre le centre-ville à une vitesse relativement rapide compense largement ces désagréments.
Comme le BTS et le MRT, l’Airport Rail Link propose aussi des cartes prépayées pour les voyageurs réguliers, en plus des jetons à trajet unique classiques. Actuellement, seules ces cartes prépayées semblent disponibles, et elles font surtout gagner du temps plutôt que de l’argent.
BRT Sathorn-Ratchapruek Line
Conçu à l’origine comme le premier maillon d’un vaste réseau de bus high-tech couvrant toute la ville, le BRT n’a finalement vu qu’une seule ligne aboutir, à Sathorn, avant l’abandon du projet.
- Tarif de départ : 15 THB
- Horaires : de 6h00 à minuit
- Avantages : rapide et bon marché
- Inconvénients : jusqu’à dix minutes d’attente entre deux bus aux heures creuses

L’unique ligne du BRT part de Sathorn, où elle croise le BTS à la station Chong Nonsi, traverse le fleuve en formant un large U jusqu’à la station Ratchapruek, avant de rejoindre à nouveau la ligne Silom du BTS à Talat Phlu.
Le fonctionnement est similaire au reste du réseau de transport en commun de Bangkok : on achète son billet aux distributeurs, on le scanne au portillon, puis on attend le bus à quai.
Contrairement aux bus classiques qui passent le plus clair de leur temps à se disputer une place dans les embouteillages chroniques, le BRT dispose de sa propre voie, séparée du reste de la circulation, ce qui lui permet de traverser la ville à une vitesse raisonnable.
Transports routiers
Si le rail n’est pas votre tasse de thé, Bangkok offre de nombreuses autres façons de se déplacer, mais préparez-vous à passer du temps dans les embouteillages.
Taxis au compteur
Les taxis au compteur desservent aussi bien les habitants que les expatriés et restent le moyen de transport le plus répandu dans la capitale. Ils sont relativement bon marché, climatisés, et absolument partout dans la plupart des quartiers.
- Tarif de départ : 35 THB pour le premier kilomètre, puis une hausse progressive à chaque kilomètre supplémentaire
Avantages : rapide (si la circulation le permet), bon marché (si la circulation le permet) et climatisé
Inconvénients : vulnérable aux embouteillages de Bangkok, et à quelques chauffeurs malhonnêtes ou peu compétents

Généralement roses vifs, turquoise ou jaunes, ces taxis stationnent devant la plupart des grands centres commerciaux et sites touristiques de la ville, ou se hèlent directement dans la rue lorsque le voyant rouge « libre » est allumé sur le pare-brise.
Ils manquent rarement, même tard le soir. Sachez toutefois que les chauffeurs refusent souvent une course si la destination traverse un secteur réputé embouteillé, s’il pleut, ou s’ils s’apprêtent à terminer leur service.
Les taxis de Bangkok obéissent à un code couleur discret. En règle générale, les teintes unies (rose, bleu ou rouge, le plus souvent) appartiennent à une société, chaque couleur correspondant à une entreprise ou une coopérative différente, et sont loués par le chauffeur.
Les taxis bicolores, le duo jaune et vert étant le plus courant, appartiennent à des chauffeurs indépendants propriétaires de leur véhicule. Héler l’un d’eux offre souvent un service plus soigné, car ces conducteurs tiennent davantage à leur réputation et à l’état de leur voiture.
Les résidents avertis et de nombreux touristes se tournent de plus en plus vers des applications sans risque comme Grab. Mais si vous devez tout de même prendre un taxi au compteur, quelques règles simples vous faciliteront la vie.
- Si le chauffeur annonce un prix fixe d’emblée, refusez : vous pouvez être sûr qu’il s’agit d’une arnaque. Refermez la portière et attendez le taxi suivant, qui arrivera probablement en moins d’une minute. D’ailleurs, mieux vaut ne pas s’installer trop vite tant que le chauffeur n’a pas enclenché le compteur. Il arrive qu’un chauffeur accepte la course, attende que vous soyez assis, puis annonce un tarif gonflé. Dites « compteur », poliment mais fermement. S’il insiste pour un forfait fixe, descendez.
- Sachez que la plupart des chauffeurs ne parlent qu’un anglais très rudimentaire, voire aucun. À moins de vous rendre dans un lieu particulièrement connu de Bangkok, mieux vaut avoir le nom et l’adresse de votre destination écrits en thaï. Le numéro de téléphone d’un contact sur place peut aussi rendre bien des services. Plusieurs pages sur le web proposent des phrases utiles pour communiquer avec les chauffeurs de taxi, comme celle-ci sur LangHub.
- Il est également utile d’avoir une idée approximative de l’itinéraire le plus direct. Ne présumez pas que le chauffeur connaît forcément le chemin, ni qu’il ne sera pas tenté de faire un détour pour grappiller quelques bahts supplémentaires sur le compteur en vous prenant pour un touriste naïf. Google Maps, avec le GPS activé, reste votre meilleur allié.
- Pour les longs trajets, le chauffeur demande souvent si vous préférez emprunter l’autoroute urbaine. Sachez que le péage sera à votre charge : comptez généralement entre 20 et 50 THB selon la voie. Le montant s’affiche à l’entrée du péage. Personnellement, j’opte presque toujours pour l’autoroute, le temps gagné valant largement la petite dépense supplémentaire, surtout aux abords des heures de pointe, mais le choix vous appartient entièrement.
- Le pourboire n’est pas indispensable, et rarement même attendu. Les chauffeurs arrondissent en général le prix de la course au baht supérieur ou inférieur. Ainsi, pour une course à 96 THB réglée avec un billet de 100 THB, n’espérez pas de monnaie ; à l’inverse, vous pouvez payer une course à 41 THB avec un billet de 40 THB sans que le chauffeur ne s’en formalise. Un petit pourboire sera néanmoins toujours apprécié après un trajet particulièrement agréable.
- La sécurité personnelle reste une préoccupation majeure, en particulier avec les taxis qui rôdent à la recherche de clients. Certaines femmes de mon entourage refusent catégoriquement de prendre un taxi seules, et j’ai entendu plusieurs histoires inquiétantes concernant des passagères isolées tard le soir. Bien que les taxis soient réglementés à Bangkok, les règles restent peu appliquées et il ne manque pas d’individus douteux circulant sous une fausse identité. Notez toujours la plaque d’immatriculation ainsi que la carte du chauffeur affichée sur le pare-brise côté passager avant. Dans la mesure du possible, vérifiez que le visage du chauffeur correspond bien à la photo, et retenez son nom et son numéro d’identification. Évitez autant que possible de prendre un taxi seule tard le soir ou en état d’ébriété : une application de réservation reste généralement plus sûre.
- Notez que le Department of Land Transport (DLT) dispose d’une ligne d’assistance, le 1584, pour signaler tout chauffeur indélicat.
Il est possible de réserver un taxi au compteur à l’avance par téléphone via Taxi Radio, moyennant un petit supplément de 20 THB. Il suffit d’appeler le 02-0981681 ou d’ajouter le compte @Gosabuy sur Line, puis d’indiquer l’heure et le lieu de prise en charge : un taxi arrive peu après. Gardez à l’esprit que le service ne communique qu’en thaï ; si vous ne parlez pas la langue, mieux vaut vous tourner vers Grab.
Contrairement aux applications de réservation, ce service reste assez artisanal : vous recevez une confirmation par SMS avec le numéro du chauffeur, sans aucun suivi en temps réel. Il ne vous reste plus qu’à patienter et à espérer que tout se passe bien. Le service, rappelons-le, n’est disponible qu’en thaï pour l’instant.
Application de réservation de course
- Tarif de départ : variable selon la distance, mais comptez en moyenne 100 THB par course
- Avantages : réservation possible à l’avance, choix du type de chauffeur ou de véhicule, plus sûr qu’un taxi au compteur
- Inconvénients : en cas d’annulation, l’acompte initial peut rester dû
La Thaïlande compte de nombreuses applications de réservation de course. Les trois plus populaires sont :

- Grab
- LINE
- Bolt
À mon avis, Grab reste l’application de réservation la plus populaire du pays. Son fonctionnement rappelle celui d’Uber : on y réserve un taxi, une moto-taxi ou une voiture privée. Le tarif peut être légèrement plus élevé qu’un taxi au compteur, mais il est connu à l’avance. L’application est aussi plus rassurante puisqu’elle affiche tous les détails du chauffeur, et en cas de souci, il suffit de contacter le service client de Grab.
LINE fonctionne de façon similaire ; les deux entreprises se font une concurrence directe.
Bolt, de son côté, reste l’option la moins chère du marché, mais elle est un peu moins encadrée que les deux autres.
Si vous avez déjà téléchargé ces applications dans un autre pays où elles opèrent, vous pouvez les utiliser telles quelles en Thaïlande. L’usage est très simple : choisissez le service souhaité, puis une carte s’affiche pour indiquer votre point de départ et votre destination.
Votre demande est aussitôt envoyée à tous les chauffeurs des environs, qui apparaissent sur la carte entourés d’un petit cercle coloré : vert quand ils ont reçu la demande, rouge lorsqu’ils l’ont déclinée.
Une fois la course acceptée, une fenêtre s’affiche avec le nom, la photo et le numéro d’immatriculation du chauffeur. Vous pouvez alors suivre son icône se faufiler dans les rues jusqu’à votre point de rendez-vous. Le chauffeur appelle généralement à son arrivée pour confirmer le lieu de prise en charge. À la fin du trajet, il ne reste qu’à régler la course et les frais de service.
**Uber n’est pas disponible en Thaïlande.
Bus
Bangkok compte d’innombrables lignes et compagnies de bus capables de vous emmener aux quatre coins de la ville, à quasiment toute heure.
- Tarif de départ : 8 THB (sans climatisation) et 10 THB (climatisé)
- Horaires : de 5h à 22h dans la plupart des cas ; certains bus circulent jusqu’à minuit, d’autres toute la nuit
- Avantages : peu coûteux
- Inconvénients : lent sur la plupart des trajets du centre-ville, absence de climatisation sur certains bus, et surpopulation

Les bus de Bangkok sont de grosses machines rouillées et pétaradantes, qui se faufilent en zigzaguant à travers les embouteillages à une vitesse improbable, ballottant leurs passagers comme des chaussettes dans un sèche-linge. La plupart affichent leur destination uniquement en thaï.
Monter dans un bus est une aventure en soi, et je le préfère n’importe quel jour au reste du réseau de transport en commun, sauf, bien sûr, les jours où j’ai un rendez-vous à ne pas manquer.
La plupart des bus fonctionnent comme dans n’importe quelle grande ville : on attend à l’arrêt désigné, on monte quand le numéro recherché arrive, puis on s’assoit ou on trouve une place debout. Il suffit ensuite d’attendre le passage du contrôleur ; dans les bus climatisés, on annonce sa destination et on règle le montant demandé.
Les bus non climatisés appliquant un tarif fixe, il suffit de tendre l’argent, de préférence en petites coupures : évitez de régler avec un billet de 500 ou 1 000 THB, sous peine d’enrichir votre vocabulaire thaï de façon assez musclée. Conservez le ticket reçu : des contrôleurs montent parfois vérifier les titres de transport, et vous devrez repayer si vous ne pouvez pas présenter le vôtre.
Pour demander l’arrêt, appuyez sur l’un des boutons fixés aux barres d’appui, en laissant au chauffeur le temps de s’arrêter en toute sécurité avant votre destination. Certains contrôleurs sympathiques préviendront si vous semblez perdu, mais mieux vaut ne pas trop y compter et surveiller le trajet par vous-même.
Il n’est pas rare qu’un chauffeur pressé s’arrête brièvement au milieu de la route plutôt que de se ranger correctement à l’arrêt : prenez donc un instant pour vérifier qu’aucune moto n’arrive avant de descendre.
Le réseau de bus de Bangkok est un véritable labyrinthe, avec plus de 100 lignes desservant Bangkok, Nonthaburi, Pathum Thani, Samut Sakhon, Samut Prakan et Nakhon Pathom. Les véhicules varient considérablement en couleur et en état, du modèle climatisé relativement récent à la vieille carcasse rouillée ventilée par de simples ventilateurs.
Mieux vaut consulter un plan des lignes avant de partir. Vous en trouverez un exemple sur l’application Viabus ou sur le site de la BMTA.
Il vaut toujours mieux connaître le numéro de la ligne à l’avance. Gardez aussi à l’esprit que la couleur du bus compte parfois : deux bus portant le même numéro mais de couleurs différentes peuvent emprunter des itinéraires distincts.
Certains numéros sont suivis d’un symbole thaï, qui indique lui aussi un itinéraire différent. Le bus 73, par exemple, ne suit pas le même trajet que le bus 73ก.
Les tarifs varient selon la ligne et l’état du véhicule, mais se répartissent globalement en deux catégories : climatisés et non climatisés.
- Les bus climatisés sont jaunes ou bleus. Il existe aussi les bus EURO II, plus modernes et plus confortables, qui se déclinent en plusieurs couleurs. Comptez entre 10 et 24 THB selon la durée du trajet.
- Les bus non climatisés appliquent un tarif fixe selon leur couleur. Les vieux bus crème et rouge coûtent 8 THB le trajet. Les modèles un peu plus récents, orange ou blanc et bleu, coûtent 9 THB. Après 22h, le tarif du bus orange grimpe à 10 THB.
Certains bus classiques proposent aussi un service Expressway, qui saute plusieurs arrêts pour emprunter la voie express. On les distingue grâce aux panneaux affichés dans le pare-brise : bleu pour l’itinéraire normal, jaune pour la voie express.
D’autres bus affichent un panneau rouge et ne couvrent qu’une petite portion de certaines lignes très fréquentées.
Enfin, quatre lignes relient le centre-ville de Bangkok à l’aéroport de Don Mueang : les lignes A1 à A4. La A1 part de Chatuchak et la A2 du Victory Monument ; toutes deux facturent un tarif fixe de 30 THB. La A3 part du parc Lumphini et la A4 de Sanam Luang, via le célèbre quartier routard de Khao San Road ; ces deux services coûtent 50 THB.
La majorité des bus circulent jusqu’à 22h, quelques-uns jusqu’à 23h voire minuit, sans majoration tarifaire, à l’exception du bus orange non climatisé mentionné plus haut.
En cas de problème, le centre d’appels de la BMTA est joignable au 1348. Pour les anglophones, Google Maps reste probablement la meilleure option : l’application propose généralement les lignes de bus et les horaires adaptés entre deux destinations données.
Pour en savoir plus : Comment prendre le bus à Bangkok
Minibus
Bon marché, rapides et agréablement climatisés, on comprend aisément pourquoi les minibus de Bangkok séduisent tant de navetteurs faisant l’aller-retour depuis la banlieue.
- Tarif : de 20 à 60 THB par trajet, selon la distance
- Horaires : variables selon la ligne ; le service démarre entre 4h et 6h et se termine à 22h
- Avantages : moins cher qu’un taxi et plus rapide qu’un bus
- Inconvénients : réputés peu sûrs

Contrairement au bus, plus encombrant, les minibus évitent les grosses embouteillages en se faufilant dans les petites rues et en filant sur les voies express.
D’ailleurs, sans leur fâcheuse tendance à perdre le contrôle et à basculer hors des voies express à cause d’une conduite pour le moins imprudente, ils constitueraient le mode de transport public idéal.
Le risque d’accident n’a toutefois guère découragé les passagers, et l’on reste souvent serré comme des sardines dans la plupart de ces minibus.
On monte dans un minibus soit à l’une des gares routières de la ville, soit en le hélant directement dans la rue. Pour un nouvel arrivant à Bangkok, il n’est pas toujours facile de distinguer les minibus publics de la BMTA des véhicules privés.
Quelques détails permettent toutefois de les repérer : les minibus de la BMTA sont généralement des Toyota blanches ornées de motifs colorés en tourbillon, sur l’avant et les côtés, ou d’une simple bande droite. Le numéro et la destination sont souvent inscrits en thaï sur les flancs du véhicule.
Les minibus partent généralement de pôles locaux tels que les universités, les marchés ou les grands centres commerciaux.
Comme beaucoup d’autres moyens de transport à Bangkok, les minibus ne partent en général de ces pôles qu’une fois pleins, ce qui peut occasionner une longue attente dans certains quartiers. Notez aussi qu’à ces points de départ, on règle le chauffeur avant le trajet, et non à l’arrivée.
Dans un minibus, il faut indiquer au chauffeur où l’on souhaite descendre. Un « jawt noy khrab/kaa » bref et ferme fait généralement l’affaire. La plupart des minibus s’arrêtent aux endroits populaires comme les centres commerciaux ou les stations BTS pour laisser monter et descendre les passagers.
Il faut ensuite remettre l’argent au chauffeur, sauf si vous êtes monté à un point de départ, auquel cas vous avez probablement déjà payé. Là encore, ces chauffeurs traitent surtout en petites coupures et n’apprécieront guère un billet de 1 000 THB : prévoyez donc de la monnaie.
Les minibus constituent également un moyen rapide de rejoindre depuis Bangkok des provinces voisines comme Chonburi, Ayutthaya, Kanchanaburi, Nakhon Nayok ou Prachuap Khiri Khan. C’est aussi une option de transfert aéroportuaire prisée dans de nombreux aéroports de Thaïlande.
Songthaews
Un songthaew est une camionnette pick-up transformée en véhicule de transport de passagers, avec deux bancs installés sous une bâche à l’arrière. Les songthaews assurent une sorte de service de bus informel sur certains axes très fréquentés de Bangkok. Il en existe plusieurs variantes, mais les plus courantes dans la capitale sont de longues Isuzu rouges et élancées.
- Tarif de départ : 7 THB, porté à 10 THB entre 21h et 22h
- Horaires : variables selon l’itinéraire, généralement de 6h à 22h, quelques services allant jusqu’à minuit
- Avantages : montée et descente possibles n’importe où, tarif modique
- Inconvénients : mieux vaut apprécier la promiscuité avec de parfaits inconnus

Les songthaews suivent en général un itinéraire fixe, souvent une petite boucle le long de certaines rues et sois très fréquentés de la ville. On les hèle directement dans la rue, ou on les prend à quelques arrêts fixes, généralement près d’une station de transport en commun ou du parking d’un Tesco Lotus ou d’un Big C du quartier.
Sur les grands axes, ils s’arrêtent aussi aux arrêts de bus classiques. Inutile d’indiquer votre destination au chauffeur : il suffit de héler le véhicule, de monter à l’arrière, d’attendre d’arriver à destination, puis d’appuyer sur l’un des boutons installés dans la benne. Il ne reste plus qu’à régler le chauffeur et à poursuivre votre chemin.
Le tarif fixe est de 7 THB, porté à 10 THB après la tombée de la nuit. Préparez votre monnaie en petites coupures avant de vous approcher de la fenêtre du chauffeur : ces derniers n’aiment pas attendre, et mieux vaut éviter d’être « ce touriste » qui bloque la circulation en fouillant désespérément son portefeuille à la recherche de pièces.
Les informations sur les itinéraires et tarifs des songthaews restent rares en ligne, du moins sur les sites en anglais. Bien que beaucoup affichent leur destination sur le flanc du véhicule ou dans un coin du pare-brise, c’est presque toujours écrit en thaï. Mieux vaut donc demander à un habitant ou au chauffeur avant de monter.
Le fonctionnement de ce camion rouge peut varier selon les provinces. Les songthaews à Chiang Mai, par exemple, comptent un type qui suit un itinéraire fixe et un autre qui fonctionne plutôt comme un taxi : il suffit d’indiquer votre destination au chauffeur, qui vous y conduira directement.
Motos-taxis
Les motos-taxis, ou simplement motorsai pour les habitants, sont les cascadeurs du réseau de transport de Bangkok. Capables de se faufiler entre les voitures à l’arrêt à des vitesses parfois vertigineuses, elles ne conviennent pas aux âmes sensibles. Mais rien ne bat leur rapport vitesse-prix quand on est en retard pour le travail.
- Tarif au kilomètre : 20 THB pour le premier kilomètre, puis des paliers de 10 THB
- Avantages : le moyen le plus rapide sur la route, disponible presque partout et capable d’aller presque n’importe où
- Inconvénients : quelques chauffeurs peu scrupuleux, et probablement le moyen de transport le plus dangereux de cette liste

Reconnaissables à leurs gilets orange caractéristiques, les chauffeurs de moto-taxi attendent sur des postes improvisés, à l’entrée de nombreux sois, près des stations de transport en commun, ou devant les grands centres commerciaux et de divertissement.
Les postes les plus importants affichent souvent un grand panneau indiquant les destinations locales et les tarifs, mais généralement en thaï, avec quelques exceptions près des commerces et sites comme Big C.
Les tarifs suivent un système de zonage assez informel mais globalement standardisé : comptez environ 20 THB pour le premier kilomètre, puis une hausse progressive. En général, ces tarifs ne se négocient pas : il suffit d’indiquer sa destination, de monter à l’arrière et de régler le juste prix à l’arrivée.
Notez que dans certains quartiers touristiques comme Siam, ces tarifs grimpent nettement et peuvent atteindre 40 THB le kilomètre.
Il est aussi possible de héler un motorsai indépendant en pleine rue, s’il passe par là et que vous n’êtes pas près d’un poste. Comme aucun tarif n’est fixé pour ce type de course, il faudra négocier un peu. Cela dit, pour un trajet habituel, vous pouvez généralement tendre le prix standard sans que le chauffeur ne s’en plaigne.
Quelques chauffeurs peu scrupuleux, surtout en dehors du centre-ville, peuvent profiter de votre méconnaissance pour vous soutirer quelques bahts de plus si vous demandez le prix.
La grande majorité des chauffeurs de moto-taxi restent toutefois remarquablement honnêtes. L’un d’eux m’a même couru après un jour pour me rendre 10 THB, après que j’avais réglé par erreur une course à 30 THB avec deux billets de 20 bahts.
La plupart des habitants de Bangkok utilisent la moto-taxi surtout pour le court trajet de cinq à dix minutes entre la station BTS et leur condo, sachant que ce n’est pas le moyen le plus sûr. Les allers-retours rapides constituent le gagne-pain principal des chauffeurs. Ils refusent rarement une longue course, mais attendez-vous à payer plus cher pour traverser toute la ville.
On dit même parfois qu’il est plus prudent de prendre un vol de dix heures pour Bangkok que dix minutes de moto-taxi une fois sur place. Certains préfèrent d’ailleurs prier pour un trajet sans encombre chaque fois qu’ils montent sur une moto-taxi.
La police multiplie récemment les contrôles visant les motards et passagers sans casque : pensez donc à demander un casque supplémentaire au chauffeur. Si vous prenez la moto-taxi régulièrement, mieux vaut investir dans le vôtre.
Enfin, pour les usagers réguliers, télécharger l’application Grab ou Bolt facilite grandement la recherche d’un chauffeur.
Si vous empruntez régulièrement la moto-taxi, assurez-vous d’avoir une bonne assurance santé.
Tuk-tuks
Tuk-tuks ont un charme indéniable, et filer dans la nuit de Bangkok, recroquevillé à l’arrière, le vent dans les cheveux et les gaz d’échappement dans les poumons, a quelque chose de spécial.
- Tarif de départ : 80 THB, en hausse selon les conditions de circulation
- Avantages : emblématique, rapide, et vraiment amusant
- Inconvénients : coûteux par rapport à des modes de transport comparables, chauffeurs réputés peu honnêtes, de plus en plus rares dans de nombreux quartiers de la ville

Apparemment non réglementés, les tarifs des tuk-tuks se négocient le plus souvent avec le chauffeur, même si l’on considère généralement qu’entre 80 et 100 THB reste un prix correct pour un court trajet.
Les trajets plus longs dépassent rarement 150 THB, un tarif fixe quel que soit le nombre de passagers à l’arrière. Certains chauffeurs tentent d’attirer le client en soulignant le faible coût par personne : une course à 80 THB pour quatre passagers ne revient par exemple qu’à 20 THB chacun.
Mieux vaut évaluer la distance de votre destination avant de négocier, et avoir une idée du prix que vous êtes prêt à payer. La plupart des chauffeurs s’attendent à marchander, alors ne soyez pas surpris par une première offre totalement démesurée.
Malgré leur apparence, les tuk-tuks restent globalement plus sûrs que les motos, même si l’on reste tout aussi exposé aux éléments. Le vrai risque vient plutôt des chauffeurs eux-mêmes, parfois connus pour s’énerver lors d’un désaccord sur le prix. La meilleure attitude reste de rester calme et de partir si la situation semble déraper.
Les arnaques impliquant des chauffeurs de tuk-tuk sont légendaires parmi les voyageurs en Thaïlande. La plus connue reste la fameuse arnaque à la bijouterie : un chauffeur, près d’un site touristique comme le Grand Palais ou le Wat Pho, vous fait croire que l’attraction est fermée, puis propose de vous emmener à bas prix, voire gratuitement, ailleurs à proximité, généralement vers une fausse bijouterie.
Dans le même esprit, votre chauffeur peut aussi vous emmener chez un restaurateur ou un tailleur médiocre et hors de prix, en échange d’une petite commission. Le mieux reste de se méfier de toute offre trop belle pour être vraie et de se tenir informé des dernières arnaques en vogue.
Bon à savoir : de nombreux habitants et expatriés considèrent le tuk-tuk davantage comme une attraction touristique que comme un moyen de transport pratique au quotidien. On en voit d’ailleurs rarement dans les quartiers résidentiels, notamment parce qu’il coûte encore plus cher qu’un taxi. Les tuk-tuks continuent en revanche de pulluler dans les hauts lieux touristiques comme le Grand Palais, Khao San Road ou Siam Square.
Transports fluviaux
Pour une manière plus aventureuse de se déplacer à Bangkok, tournez-vous vers les bateaux, qu’il s’agisse d’un ferry ou d’une navette de canal.
Chao Phraya Express Boats
Bangkok fut jadis surnommée la « Venise de l’Orient » pour son réseau complexe de canaux (khlongs), qui servaient autrefois à la fois de source d’eau, de source alimentaire, d’infrastructure de transport et de système d’évacuation des déchets de la ville.
- Tarif de départ : à partir de 8 THB selon la ligne et la distance parcourue ; 200 THB pour le bateau touristique
- Horaires : de 6h à 20h, variables selon la ligne
- Avantages : évite les embouteillages, accès facile à certaines des plus grandes attractions touristiques de la ville
- Inconvénients : limité aux lieux accessibles depuis le fleuve Chao Phraya

Bien que la route ait depuis longtemps repris la plupart des fonctions autrefois assurées par les khlongs, les canaux et le puissant fleuve Chao Phraya continuent de faire partie intégrante du réseau de transport de Bangkok.
Prendre un bateau-taxi reste sans doute l’une des façons les plus agréables de traverser la ville. Sentir la brise du fleuve dans ses cheveux en filant devant les vestiges du vieux Bangkok, maisons sur pilotis délabrées, temples scintillants au bord de l’eau, toits et flèches de palais, vaut largement mieux que de s’entasser à l’arrière d’un taxi poussiéreux.
L’offre de bateaux est très variée, des somptueuses croisières fluviales aux modestes ferries en bois pour traverser le fleuve. Voici un aperçu des différentes options :
Les Express Boat River Taxis desservent le Chao Phraya, l’artère principale du réseau fluvial de Bangkok. Le service va de Wat Rajsingkorn, près du complexe commercial et de restauration chic d’Asiatique, jusqu’à Pak Kret, dans la banlieue nord.
L’embarcadère de Sathorn, relié à la station BTS Saphan Taksin par une courte passerelle, sert de plaque tournante au Chao Phraya Express Boat : ce sera très probablement votre première escale si vous venez de Silom ou de Sukhumvit.
Chaque embarcadère porte un numéro, croissant ou décroissant à partir de l’embarcadère central de Sathorn. Ainsi, le premier au nord de Sathorn, Oriental, correspond au ponton N1, le suivant, Wat Muang Kae, au N2, et ainsi de suite ; ceux situés au sud sont numérotés S1, S2, etc. Pour se rendre à Asiatique, une navette gratuite part également de l’embarcadère de Sathorn.
Il y a quatre lignes différentes qui circulent sur le fleuve, certaines toute la journée, d’autres uniquement aux heures de pointe du matin ou du soir, comme détaillé ci-dessous.
Les services à la journée comprennent la ligne du drapeau orange et celle du drapeau bleu. La ligne du drapeau orange relie Nonthaburi à Wat Rajsingkorn, en sautant plusieurs petits embarcadères en chemin, comme celui de Rajinee (N7). Elle fonctionne sept jours sur sept, de 6h à 19h, pour un tarif fixe de 15 THB.
La ligne du drapeau bleu correspond au fameux Chao Phraya Tourist Boat, une version plus accessible des bateaux express classiques. Ces embarcations, plus spacieuses, embarquent des guides parlant anglais.
Le Tourist Boat facture 60 THB pour un aller simple, ou un forfait de 200 THB permettant de l’emprunter toute la journée, ou du moins pendant ses heures de service. Il saute la plupart des embarcadères pour ne s’arrêter qu’aux principales destinations touristiques.
Les services de navette comprennent la ligne sans drapeau, la ligne jaune et la ligne verte. La ligne sans drapeau (locale) relie Nonthaburi (N30) à Wat Rajsingkorn (S3). Essentiellement destinée aux navetteurs, elle circule de 6h45 à 7h30, puis de 16h à 16h30, du lundi au vendredi, pour un tarif de 10 à 20 THB selon la distance. Elle s’arrête à presque tous les embarcadères du trajet, ce qui la rend assez lente pour les touristes pressés.
De même, la ligne du drapeau vert est un autre service pensé pour les navetteurs, reliant Pak Kret (N33) à Sathorn (Central) via Nonthaburi (N30). Comme la ligne locale, elle propose deux services quotidiens du lundi au vendredi : le matin de 6h10 à 8h10, et l’après-midi de 16h05 à 18h05. Les tarifs, toujours fonction de la distance, vont de 13 à 32 THB.
La ligne du drapeau jaune relie Nonthaburi (N30) à Sathorn (Central), également avec deux services quotidiens du lundi au vendredi : le matin de 6h15 à 8h20, et l’après-midi de 16h à 20h. Les tarifs varient de 20 à 29 THB selon la distance.
Long-Tail Boats
Les bateaux à longue queue sont des embarcations étroites, effilées et couvertes, capables de filer à des vitesses vertigineuses dans les canaux les plus étroits de la ville. Disponibles à la location privée, des rabatteurs proposent des tours sur plusieurs grands embarcadères, comme celui de Sathorn ou d’Oriental (ponton n° 1).
- Tarif de départ : comptez entre 500 et 2 000 THB, selon la distance, la durée du trajet et vos talents de négociateur
- Horaires : de l’aube au crépuscule
- Avantages : dépaysant, offre un autre regard sur Bangkok
- Inconvénients : les arnaques ne sont pas rares

Les excursions s’organisent de façon plutôt informelle, l’itinéraire et le tarif se négociant directement avec le guide. Les avis divergent sur un juste prix : certains rapportent avoir payé entre 600 et 700 THB pour une heure de visite, et entre 1 500 et 1 800 THB pour une heure et demie.
Certains sites mettent en garde contre des arnaques liées aux bateaux à longue queue, en particulier les offres à prix cassé trop belles pour être vraies. Il s’agit le plus souvent d’escales forcées dans des bijouteries, mais on a aussi signalé des cas de touristes emmenés au milieu du fleuve et rançonnés avant que leur guide n’accepte de les ramener à quai. Comme souvent dans ce genre de situation, mieux vaut se fier à son instinct ou réserver via un hôtel ou une agence de voyage.
Ferry de traversée du fleuve
Les ferries de traversée sont des embarcations sans fioritures, qui relient un point A à un point B sans chichis.
- Tarif de départ : 3,5 THB
- Horaires : de l’aube au crépuscule
- Avantages : imbattable pour traverser le fleuve
- Inconvénients : de toute façon négligeables, vu que la traversée ne dure qu’une minute environ

Il n’y a pas grand-chose à ajouter sur ces ferries. Le tarif de départ est de 3,5 THB, mais comptez jusqu’à 4 THB pour traverser le fleuve à bord d’un radeau en bois plus ou moins rafistolé. On en trouve à la plupart des embarcadères de la ville.
Khlong Saen Seap Express Boats
Le Khlong Saen Saep est un grand canal qui trace une ligne d’eau directe à travers certains des quartiers les plus centraux de la ville, dont Sukhumvit, Pratunam et Ramkhamhaeng.
- Tarif de départ : 10 THB
- Horaires : de 5h30 à 20h30, et jusqu’à 19h le week-end
- Avantages : évite les embouteillages, offre un autre visage du centre-ville de Bangkok
- Inconvénients : surpopulation possible aux heures de pointe, dispositifs de sécurité limités
Le service de bateau express se divise en deux lignes : la ligne Panfa Leelard, qui se termine près du Golden Mount, et la ligne Wat Sriboonreung, qui aboutit au temple du même nom. Les deux lignes se croisent à l’embarcadère de Pratunam.
Un billet unique, coûtant entre 10 et 20 THB par paliers de 2 THB selon la distance parcourue, permet d’emprunter les deux lignes. Ne jetez toutefois pas votre ticket avant de changer de bateau.
Astuce : la traversée en elle-même peut vite tourner à l’aventure. Pour éviter les éclaboussures d’eau de canal, installez-vous si possible à l’avant du bateau. Monter et descendre demande aussi un peu d’agilité, parfois un petit saut : les personnes en jupe courte ou en talons hauts sont prévenues.
Tous les itinéraires disponibles figurent sur le site de Transit Bangkok.
Options de transport gratuites
Deux options permettent de se déplacer gratuitement à Bangkok : la marche et le vélo. Voyons chacune d’elles de plus près.
La marche
Marcher permet de découvrir la ville de près, gratuitement et en bonne santé. Cela dit, la chaleur permanente de Bangkok garantit une bonne suée à quiconque traverse la capitale à pied.

Élevé en Europe, je suis un grand amateur de marche : c’est, à mon sens, la meilleure façon de découvrir une ville dans son état le plus naturel.
Je détestais devoir payer pour parcourir des distances que j’aurais facilement pu couvrir à pied. Ma première année à Bangkok, j’ai d’ailleurs passé pas mal de temps à juger sévèrement les habitants et expatriés qui sautaient sur une moto pour un trajet de 200 mètres jusqu’au 7-Eleven.
Après trois ans à trébucher sur des trottoirs, à me prendre les pieds dans des cordages, et à rester perplexe devant une portion de trottoir qui s’arrête soudainement, j’ai fini par guérir de mon élitisme de piéton. Moi aussi, désormais, je n’hésite plus à héler un motorsai pour parcourir un simple pâté de maisons.
Dans l’ensemble, les piétons restent souvent le parent pauvre des rues de Bangkok. Les trottoirs sont fréquemment mal entretenus et truffés d’obstacles (étals de marché, motos garées n’importe où, etc.).
Dans de nombreux quartiers, les trottoirs disparaissent purement et simplement, forçant le piéton intrépide à longer sur la pointe des pieds le mur ou la haie la plus proche.
Cela dit, certains quartiers se prêtent plus confortablement à la marche. Big Boy Travel propose une série d’itinéraires piétons vers quelques sites incontournables de Bangkok, mais aussi vers des lieux moins connus.
Le vélo
Le vélo permet de se déplacer gratuitement et rapidement aux heures de pointe, quand aucun taxi n’est disponible ou pour éviter de rester coincé 45 minutes au même feu rouge. Rouler à vélo dans Bangkok peut toutefois s’avérer dangereux.
Bangkok n’est clairement pas l’endroit idéal pour faire du vélo, et les raisons ne manquent pas : trottoirs envahis par les vendeurs, plaques d’égout parfois manquantes, conducteurs qui ne vous voient pas toujours, nuages de fumées noires et toxiques crachés par les pots d’échappement des bus, et une chaleur qui vous fait transpirer en moins de cinq minutes. Mais si vous surmontez ces obstacles, le vélo peut même se révéler plus rapide qu’une voiture.
Sachez que seuls les vélos pliants sont autorisés dans le MRT et l’Airport Link, et mieux vaut éviter d’en embarquer un aux heures de pointe : les rames sont déjà bondées, ce qui complique encore l’accès. Le BTS, lui, tolère d’autres types de vélos, mais uniquement après 22h.
De nombreux grands magasins proposent des parkings à vélos. Le meilleur se trouve à la Fortune Tower, avec un toit, un cadenas, un vigile, des toilettes et du matériel d’entretien. Si un lieu n’en propose pas, il faut se garer avec les motos.
Par mesure de sécurité, portez toujours un casque et des gants : tout, sur la route, peut provoquer un accident, même en étant prudent. Une bonne assurance santé reste donc vivement recommandée.
Aux heures de pointe, mieux vaut éviter les grands axes à vélo pour ne pas rester coincé dans les embouteillages à respirer la fumée noire. La nuit, en revanche, roulez sur les grandes rues et équipez-vous de feux avant et arrière.
Évitez à tout prix de faire du vélo tard la nuit jusqu’à l’aube : vous risqueriez de croiser un conducteur ivre roulant trop vite, ou d’avoir affaire aux dek waen, ces bandes de motards.
Transferts aéroport
Pour remédier à certains problèmes rencontrés avec les chauffeurs de taxi, l’aéroport de Suvarnabhumi dispose désormais d’une station officielle permettant de rejoindre la ville en taxi. Elle se trouve au rez-de-chaussée, juste devant l’entrée principale.
Il suffit de se rendre à l’un des kiosques et de retirer un ticket. Avant cela, on vous demandera votre destination ainsi que le type de véhicule souhaité, berline ou SUV, selon le nombre de personnes et la quantité de bagages.
Il faut s’acquitter d’un supplément aéroport de 50 THB, en plus des éventuels péages et du prix de la course. Le tarif se calcule de la même façon que pour n’importe quel taxi de Bangkok, comme expliqué dans la section sur les taxis au compteur.
Grab constitue une bonne alternative, en particulier pour se rendre à l’aéroport depuis le centre-ville. L’application propose régulièrement des codes promo offrant jusqu’à 100 THB de réduction, publiés directement dans l’application : pensez donc à l’installer avant votre arrivée en Thaïlande. J’en dis davantage sur Grab dans la section précédente.
L’Airport Rail Link évoqué plus haut se trouve au niveau souterrain de l’aéroport de Suvarnabhumi. L’aéroport dispose également de minibus et de bus publics desservant de nombreux quartiers de Bangkok et d’autres provinces populaires, accessibles depuis le terminal de bus, lui-même desservi par une navette aéroportuaire gratuite.
L’aéroport de Don Mueang propose lui aussi des navettes vers de nombreux quartiers de Bangkok, dont Khao San Road.
Pour aller plus loin : Transferts depuis les aéroports de Bangkok : tarifs, services, emplacements et plus encore !
Locations privées
Il est aussi possible de louer un mode de transport privé pour se déplacer à Bangkok. Voici quelques options à considérer.
Limousines
Plusieurs compagnies de limousines s’adressent aux voyageurs les plus exigeants, avec des véhicules haut de gamme à des tarifs tout aussi élevés. Spécialisées dans les transferts aéroportuaires, nombre d’entre elles proposent aussi des trajets vers des provinces voisines comme Pattaya ou Ayutthaya.
- Tarif de départ : comptez généralement entre 1 000 et 4 500 THB pour un aller simple vers le centre-ville
- Avantages : voyager avec classe
- Inconvénients : un peu cher
Les options de location de voitures de luxe ne manquent pas. La plus connue et la plus raisonnable en termes de prix semble être le service proposé par Airports of Thailand (AOT), qui offre une gamme de véhicules allant de la Mercedes-Benz E300 à la BMW Série 7. Les tarifs tournent autour de 1 500 THB pour une Toyota, jusqu’à 2 000 THB pour la Série 7.
Oriental Escape est une autre compagnie vivement recommandée par les connaisseurs. Pour un trajet vers le centre-ville, comptez environ 1 100 THB pour une Camry standard, jusqu’à 7 300 THB pour une Mercedes Classe S.
Pour aller plus loin : Louer une voiture en Thaïlande : ce qu’il faut savoir
Hélicoptères
Pour ceux qui veulent vraiment se prendre pour Phil Collins débarquant à Live Aid, plusieurs compagnies de Bangkok proposent d’affréter un hélicoptère jusqu’à votre destination.
- Tarif de départ : environ 90 000 à 100 000 THB de l’heure
- Avantages : survoler les embouteillages, se sentir comme une rock star
- Inconvénients : sans doute hors de portée, sauf à être millionnaire ou à bénéficier d’un package d’expatriation particulièrement généreux
D’après mes recherches, Advance Aviation et Skydance semblent être les deux principaux opérateurs d’hélicoptères charter de la ville. Leurs tarifs sont comparables : Advance facture 87 500 THB de l’heure (hors TVA) pour un vol en EC-135, contre 93 625 THB (également hors TVA) chez Skydance. Les deux compagnies opèrent apparemment de l’aube au crépuscule.
Conseils généraux
Face à autant d’options pour aller d’un point A à un point B, mieux vaut se renseigner avant de partir : la météo, l’heure de la journée ou un grand événement peuvent tout changer. Voici un aperçu général des transports disponibles et de ceux à privilégier selon les moments.

En semaine
Tôt le matin (5h à 7h) : la circulation reste vraiment fluide durant ce créneau, et se densifie progressivement à l’approche de 7h. Une certaine congestion peut apparaître dès 6h sur les grands axes comme Sukhumvit ou Phahonyothin, en particulier près des écoles, mais rien de vraiment gênant.
Taxis, minibus et bus restent une bonne option pour les trajets plus longs à cette heure, même si la circulation venant des banlieues peut provoquer quelques retards. Ceux qui prennent habituellement le BTS, le MRT, l’ARL, le BRT ou la moto-taxi peuvent d’ailleurs économiser un peu en optant pour un taxi à ce moment de la journée.
Plusieurs lignes du Chao Phraya Express Boat démarrent à ce moment : la ligne locale de 6h45 à 7h30, la ligne orange dès 6h, la ligne du drapeau vert de 6h10 à 8h10, et la ligne du drapeau jaune de 6h15 à 8h20.
Pour les navetteurs venant de Nonthaburi et des banlieues nord, ces horaires peuvent représenter un gain de temps et d’argent considérable. Le service de bateau express du Khlong Saen Saep démarre quant à lui à 5h30, une option intéressante pour qui vit ou travaille près du canal.
Heure de pointe du matin (7h à 10h) : la circulation se densifie rapidement à ce moment. Dans de nombreux quartiers, la police commence à dévier le trafic, provoquant des embouteillages. Le taxi ne devient plus un choix raisonnable dans le centre-ville, sauf pour les trajets les plus courts.
Le BTS et le MRT fonctionnent à leur fréquence maximale, avec une rame toutes les deux à trois minutes. Mais l’afflux de passagers peut créer de longues files à certaines stations, source de retards et d’inconfort général.
Ils restent néanmoins la meilleure option pour les trajets plus longs dans le centre-ville à cette heure. Les motos-taxis conviennent bien aux courts trajets aux heures de pointe, puisqu’elles se faufilent sans effort dans la circulation.
Mieux vaut éviter bus et songthaews, sauf pour de courts trajets sans urgence, car même les petites rues se congestionnent rapidement à cette heure.
Seule la ligne du drapeau orange reste en service sur le Chao Phraya après 8h20, et ce jusqu’au début du service de l’après-midi, vers 16h.
Journée (10h à 16h) : la circulation commence à se calmer. Avec la plupart des jeunes à l’école ou au travail, Bangkok prend des allures de film de zombies version tranquille, les rues étant peu à peu reprises par les habitants plus âgés.
La circulation reste toutefois modérée durant cette période. On trouve facilement un taxi le long des grands axes comme Sukhumvit, mais attendez-vous à un trajet un peu lent. Les routes d’entrée et de sortie de la ville se calment un peu, ce qui rend le bus ou le minibus plus lent. Les tuk-tuks circulent dans les zones touristiques les plus prisées et peuvent convenir aux courts trajets, selon votre tolérance à la négociation. Les minibus peuvent aussi faire gagner un peu de temps grâce aux voies express.
La fréquence des rames du BTS et du MRT baisse nettement en journée : comptez cinq à six minutes d’attente. Pour un trajet d’une ou deux stations, le bus peut s’avérer plus rapide et plus économique à ce moment-là. C’est aussi un bon créneau pour emprunter le songthaew dans les zones desservies.
Heure de pointe du soir (16h à 21h) : la circulation commence à se densifier lorsque la majorité des écoles se vident entre 15h30 et 16h, et continue d’augmenter à mesure que les bureaux libèrent leurs employés dans la ville à partir de 17h.
Mieux vaut éviter la route autant que possible durant ce créneau, en particulier taxis et bus. Le BTS et le MRT retrouvent leur fréquence maximale (une rame toutes les deux à trois minutes), mais attendez-vous à des files d’attente interminables, notamment aux stations Asok et Siam.
Le transport en commun reste néanmoins la meilleure option à ces heures pour arriver à destination rapidement et à moindre coût. Les minibus restent également envisageables aux deux heures de pointe, leur taille leur permettant d’éviter une bonne partie des pires embouteillages.
Le Chao Phraya Express assure son service de l’après-midi durant ce créneau : la ligne locale de 16h à 16h30, la ligne du drapeau vert de 16h05 à 18h05, et la ligne du drapeau jaune de 16h à 20h, une option plus sûre que la route. L’Express du Khlong Saen Saep continue également de fonctionner à ce moment, jusqu’à environ 20h30.
Tard le soir (21h à 5h) : après un petit pic vers 21h, quand les grands centres commerciaux ferment et que les fêtards envahissent les rues, la circulation redevient bien plus fluide à l’approche de minuit.
Le BTS et le MRT ralentissent, avec cinq à huit minutes d’attente entre deux rames à mesure que la soirée avance, avant de cesser tout service à minuit. La plupart des bus s’arrêtent à 23h, à l’exception du Night Bus crème et rouge.
Les songthaews s’arrêtent vers 22h. De nombreuses motos-taxis ralentissent aussi leur activité vers 22h ou 23h, bien que certaines restent disponibles tard le soir dans les quartiers de vie nocturne les plus animés.
En résumé, le taxi ou Grab restent les meilleures options tard le soir. Les routes étant globalement dégagées, sauf autour de certains quartiers de vie nocturne animés comme le bas de Sukhumvit ou Khao San, le trajet devrait être rapide et sans accroc.
Il faut néanmoins rester un peu plus vigilant sur sa sécurité à mesure que la nuit avance et que les arnaqueurs, ou pire, se multiplient. Une application comme Grab reste le choix le plus sûr.
Week-ends et jours fériés
Bien que généralement plus calme qu’en semaine, la circulation peut rester un vrai problème le week-end et les jours fériés : le samedi soir dans le quartier de Sukhumvit, par exemple, peut virer au cauchemar. Le BTS et le MRT circulent en général un peu moins fréquemment le week-end, avec environ cinq minutes d’attente entre deux rames.
Pour le reste, les horaires restent globalement les mêmes qu’en semaine. Ni le bus ni le minibus ne changent d’horaires le week-end, ce qui en fait une option bon marché, quoique d’une fiabilité relative.
Prendre le bateau est un peu plus compliqué : sur le Chao Phraya Express, seules les lignes du drapeau orange et la ligne touristique fonctionnent. En revanche, l’Express du Khlong Saen Saep conserve des horaires similaires au reste de la semaine, avec une fermeture un peu plus tôt, vers 19h.
Sa proximité avec plusieurs sites majeurs et le pôle commercial de Pratunam en fait une option agréable pour une sortie du samedi, si vous vous trouvez dans les environs.
À vous de jouer
Voilà qui conclut notre guide des transports à Bangkok. J’espère qu’il vous aidera à trouver le moyen le plus simple d’aller d’un point à un autre dans la ville.
Dans la mesure du possible, servez-vous des conseils ci-dessus pour déjouer les embouteillages et traverser la ville en toute simplicité.
Et si vous devez malgré tout traverser Bangkok aux heures de pointe, vous savez désormais quels itinéraires et quels moyens de transport privilégier.