Comment circuler à moto en toute sécurité en Thaïlande

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Rouler à moto en Thaïlande présente de nombreux avantages. Les motos sont bon marché à l’achat comme à l’entretien, et suffisamment fines pour se faufiler dans les embouteillages interminables qui touchent la plupart des villes thaïlandaises.

Posséder une moto vous donne la liberté d’aller où vous voulez, quand vous voulez, sans dépendre de taxis peu fiables, tout en économisant beaucoup d’argent.

Cependant, impossible de nier que les motos peuvent aussi être extrêmement dangereuses. Chaque année en Thaïlande, elles représentent plus de 80 % des accidents de la route.

Sur la route, vous filez à grande vitesse sans la protection métallique qu’offre une voiture ou un van : il suffit qu’une voiture déboîte au mauvais moment, ou que vous heurtiez sous le mauvais angle l’un des nombreux nids-de-poule, pour rejoindre à votre tour ces statistiques.

Certains diraient qu’il vaut donc mieux éviter la moto purement et simplement.

Il existe pourtant des moyens de limiter les risques, et cet article en présente plusieurs.

Rouler à moto ne sera jamais sûr à 100 % : vous partagez la route avec de nombreux autres conducteurs, et les accidents arrivent. Mais en suivant les conseils de cet article, vous mettez toutes les chances de votre côté.

Points clés à retenir

  • Les motos représentent plus de 80 % des accidents de la route en Thaïlande. Le risque est le plus élevé hors des villes et sur les îles, où les routes sont mal entretenues et les conducteurs roulent plus vite.
  • Sans permis thaïlandais ou international valide, la plupart des assureurs refuseront de couvrir vos frais médicaux ou les dommages du véhicule, même si l’accident n’est pas de votre faute.
  • Portez toujours au minimum un casque, des chaussures fermées et un pantalon résistant. L’équipement complet est rarement pratique sous la chaleur, mais le casque reste non négociable : la police verbalise activement les motards qui n’en portent pas.
  • Pour choisir un casque, cherchez une certification DOT, Snell ou ECE. Un casque intégral en carbone ou carbone/kevlar reste l’option la plus sûre, et il doit être bien ajusté, sans jeu.
  • Évitez de rouler la nuit ou sous une forte pluie autant que possible : ces deux situations augmentent nettement le risque de heurter un nid-de-poule, de déraper, ou de croiser un conducteur ivre.
  • Les motos sont interdites sur les voies express et autoroutes à péage en Thaïlande. Réglez Google Maps pour éviter les autoroutes et les péages avant chaque trajet afin de rester sur les bonnes routes.
  • En cas d’accident impliquant un autre véhicule, ne quittez jamais les lieux : vous pouvez être tenu responsable même si vous êtes innocent. Appelez le 191 (ou le 1155 pour la police touristique), prenez des photos et échangez vos coordonnées. Une caméra embarquée bon marché, sur le tableau de bord ou le casque, constitue une preuve précieuse, la police ayant tendance à donner raison aux conducteurs thaïlandais.

Est-il dangereux de rouler à moto en Thaïlande ?

Je roule à moto à Bangkok depuis de nombreuses années, principalement pour aller de mon condo à Sukhumvit jusqu’à mon lieu de travail. Je n’ai eu aucun accident jusqu’ici.

C’est peut-être une question de chance. Ou peut-être suis-je un conducteur prudent. Mais je ne peux pas affirmer qu’il est sûr de rouler à moto ici.

Les dangers existent bel et bien. D’après mon expérience, voici ce que je constate :

  • Bangkok : malgré la densité du trafic, rouler à moto y est plutôt sûr. Même en cas d’accident, il est rarement grave, car la circulation avance lentement à Bangkok.
  • Chiang Mai : dans les zones urbaines, la situation ressemble à celle de Bangkok. Ce n’est pas particulièrement dangereux.
  • Pattaya : soyez prudent sur la route principale, où les Thaïlandais roulent vraiment vite. En dehors de cela, la conduite y reste plutôt sûre.
  • Îles : rouler sur une île peut être dangereux. Les routes ne sont pas toujours bien entretenues, et l’on y trouve des virages serrés et des montées inattendues.
  • Hors des villes : rouler en dehors des zones urbaines peut être dangereux. Les conducteurs imprudents sont nombreux en Thaïlande, et la plupart des accidents graves surviennent hors des villes.

Cependant, si vous manquez d’expérience, je ne recommande pas de rouler à moto sur les routes thaïlandaises. Le danger existe, où que vous rouliez.

Si vous débutez, roulez d’abord dans un environnement très sûr, comme un village ou une résidence fermée, afin d’acquérir assez d’expérience avant de vous aventurer sur la route.

Obtenir votre permis moto

La première étape, la plus élémentaire, pour assurer votre sécurité sur la route consiste à avoir un permis moto en règle.

Certes, de nombreux conducteurs circulent sans permis moto, et bien que les sanctions paraissent sévères sur le papier (une amende de 2 000 bahts ou un mois de prison), la réalité est différente. Depuis janvier 2026, la première infraction se solde par un simple avertissement verbal, mais la seconde entraîne une amende. Cela s’applique aussi à la conduite sans casque et à l’excès de vitesse.

Cependant, de nombreux assureurs refusent de couvrir les frais médicaux ou les réparations du véhicule en cas d’accident si vous n’avez pas de permis thaïlandais ou de permis international valide : procurez-vous-en un !

Pour connaître toute la démarche d’obtention d’un permis moto thaïlandais, consultez notre article ici.

État des routes

Les nids-de-poule surgissent de façon imprévisible, tel un piège caché, et représentent un danger réel pour les motards. Ces imperfections de la chaussée, parfois de véritables cratères, peuvent déstabiliser une moto et compromettre la sécurité du conducteur.

Le manque d’entretien ou de réparations rapides laisse certaines routes truffées de surfaces irrégulières, ce qui augmente le risque d’accident. Naviguer entre les nids-de-poule devient un exercice délicat, exigeant une vigilance constante et des réflexes au quart de tour.

Si l’on ajoute qu’une bonne partie de la Thaïlande reste sous les eaux de la mousson pendant quatre à cinq mois par an, les conditions de circulation deviennent encore plus préoccupantes.

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Habitudes de conduite

Les habitudes de conduite des Thaïlandais reflètent un mélange unique de nuances culturelles et de dynamique propre au trafic du pays. Les motos occupent une grande partie de la circulation sur les routes de Bangkok, se faufilant entre les voitures et trouvant des espaces de manœuvre inventifs.

Pour se déplacer dans une ville aussi trépidante que Bangkok, les gens semblent privilégier la flexibilité et l’adaptabilité plutôt qu’un respect strict du code de la route ; les marquages au sol et les feux ne servent souvent que de vagues indications, sauf si un policier surveille les environs.

rent a motorbike chiang mai
Si vous vivez en dehors de Bangkok, vous voudrez très vite rouler à moto après votre installation. C’est pratique, économique, et cela vous mène partout en quelques minutes.

Avec des conducteurs qui se faufilent dans la circulation d’une manière qui peut sembler chaotique aux yeux d’un étranger, il vous faudra beaucoup de pratique pour vous habituer aux usages de la route.

Klaxonner n’exprime pas forcément de l’agacement : c’est souvent une forme de communication, qui signale une intention ou annonce sa présence.

La patience est une vertu, surtout dans les embouteillages. Malgré l’apparente absence de structure de la conduite thaïlandaise, une forme de compréhension partagée règne sur les routes, contribuant à une culture de conduite bien particulière, où l’on peut vous couper la route tout en s’excusant d’une profonde révérence.

L’équipement de sécurité

Une chose que vous remarquerez rapidement une fois sur la route en Thaïlande, c’est que la majorité des motards adoptent une approche bien plus… décontractée de l’équipement de sécurité que ce à quoi vous êtes probablement habitué.

Il est exceptionnellement rare de voir des motards en combinaison de cuir intégrale avec genouillères, coudières, etc. La chaleur tropicale incessante rend cet équipement inconfortable.

Ajoutez à cela une application laxiste, voire inexistante, de la réglementation, et le fait que pour beaucoup, la moto sert surtout à aller au travail et en revenir plutôt qu’à partir en balade : peu de gens sont prêts à s’équiper puis à se déséquiper pour un trajet de dix minutes dans les embouteillages.

Nous vous recommandons donc, dans l’intérêt de votre sécurité, de porter l’équipement adéquat, tout en reconnaissant qu’il est assez peu pratique de le faire à chaque sortie, et que ne pas le faire ne fera en rien de vous une exception.

Au strict minimum, portez toujours un casque (la police thaïlandaise arrête d’ailleurs fréquemment les motards et passagers qui n’en portent pas), de bonnes chaussures solides (PAS de tongs), un jean ou pantalon résistant, et une veste légère.

Rien de tout cela ne vous protégera vraiment en cas de choc à grande vitesse, mais cela peut vous épargner quelques égratignures lors d’une chute à faible vitesse.

Les casques

Une fois votre moto achetée, il vaut la peine d’investir dans un casque de bonne qualité, car protéger votre tête doit rester votre priorité absolue.

Il ne faut vraiment pas un choc violent pour provoquer une commotion sévère, voire des lésions cérébrales permanentes : une simple chute mal réceptionnée en attendant au feu, la tête heurtant un trottoir sous le mauvais angle, et tout peut basculer.

Lors de l’achat d’un casque, privilégiez toujours les marques avec certification internationale. Le DOT américain (Department of Transportation) soumet tous les casques à des tests rigoureux avant de certifier leur sécurité : cherchez donc une certification DOT dans la mesure du possible. Les casques de bonne qualité peuvent aussi être certifiés Snell ou ECE (toutes deux européennes).

Phoebe's Royal Enfield Motorcycle
En règle générale, protégez-vous autant que possible. Investir dans un bon casque en fait partie.

Un casque intégral en carbone ou carbone/kevlar reste l’option la plus sûre. Essayez-le toujours avant l’achat : il doit épouser parfaitement votre tête, sans jeu. S’il bouge un tant soit peu, il n’est pas sûr. Ne vous inquiétez pas de la chaleur : les casques de bonne qualité offrent une bonne ventilation.

Vous trouverez de bons casques en ligne ou chez la plupart des concessionnaires moto. Voici quelques boutiques de casques à Bangkok, avec un bon choix, qui valent le détour :

Le reste de l’équipement

Si vous souhaitez porter un équipement complet, privilégiez le mesh, léger, plutôt que le pro-laminé.

Vous apprécierez rapidement un équipement qui respire sous la chaleur tropicale.

Il est judicieux d’emporter un poncho léger pour les averses, plutôt que les couches imperméables ou thermiques épaisses que vous avez peut-être connues sous des climats plus tempérés.

IKEA vend des ponchos de pluie peu chers mais tout à fait fonctionnels, ou vous pouvez en acheter un dans n’importe quel 7/11 en cas d’urgence.

Si vous préférez acheter votre équipement en Thaïlande plutôt que de l’apporter de votre pays d’origine, Wemotorbike propose un large choix de blousons, gants, bottes, et bien plus encore.

Le code de la route

Même si les règles de circulation peuvent parfois ressembler à de simples suggestions sur les routes thaïlandaises, il reste dans votre intérêt de les respecter. Ce n’est pas qu’une question de sécurité : vous pourriez être tenu responsable des dommages en cas d’accident si vous étiez en infraction, même s’il s’agit d’une pratique que « tout le monde fait ».

Évidemment, il n’est pas possible de détailler ici toutes les règles de circulation applicables aux motos en Thaïlande (vous les découvrirez de toute façon en passant votre permis), mais voici les bases :

Les bases

Restez à gauche

La loi impose aux deux-roues de rouler en permanence sur la voie la plus à gauche, sauf pour dépasser.

Vous constaterez vite que c’est souvent peu réaliste, la voie de gauche étant occupée par des voitures qui tournent, des vendeurs, des voitures garées, des piétons chassés du trottoir, etc., mais il reste conseillé d’y revenir dès que possible.

riding a motorcycle in the middle of the road in Thailand.
Si la loi impose de rester à gauche en permanence à moto, ce n’est pas toujours possible à cause des voitures garées, des piétons ou du mauvais état des routes.

Dans les virages sans visibilité des routes de campagne sinueuses, restez le plus à gauche possible pour éviter les voitures venant en sens inverse qui pourraient déborder sur votre voie.

Respectez les limitations de vitesse

La limite de vitesse pour les motos est de 80 km/h en zone urbaine, et jusqu’à 90 km/h sur les routes de campagne. 80 km/h est déjà largement suffisant pour une grande ville embouteillée comme Bangkok, où d’autres véhicules peuvent traverser votre voie sans prévenir. Mieux vaut se limiter à 50 ou 60 km/h.

Ne doublez jamais par la gauche

Une des habitudes les plus dangereuses, et pourtant désespérément répandue, des motards thaïlandais consiste à doubler une voiture par sa gauche plutôt que par la droite, comme l’exige pourtant la loi thaïlandaise.

Doubler par la gauche vous place en plein dans l’angle mort d’une voiture qui tourne, avec un risque réel de collision, à moins que le conducteur n’ait des réflexes très rapides.

Ne le faites pas : au mieux, vous aurez affaire à un conducteur sérieusement énervé.

Soyez prudent en circulant entre les files

Se faufiler entre les voitures est l’un des grands plaisirs de la moto, mais cela comporte aussi des risques. Une portière qui s’ouvre brusquement ou un passager qui descend d’un bus peut vous faucher en un instant, et votre visibilité vers l’avant et sur les côtés est réduite par les autres véhicules.

Si vous êtes coincé dans les embouteillages et souhaitez vous faufiler, avancez lentement et prudemment, en gardant suffisamment d’espace de chaque côté.

Évitez les voies express

La loi interdit aux motos de circuler sur les autoroutes à péage ou les voies express. Ces routes se trouvant généralement derrière des postes de péage (qui vous refuseront immédiatement l’accès) et étant largement signalées à l’avance, il est peu probable que vous commettiez cette erreur, mais gardez-le en tête lors de la planification de vos trajets.

Pensez à régler les options d’itinéraire de Google Maps sur « éviter les autoroutes » et « éviter les péages » pour ne pas être orienté dans la mauvaise direction.

À faire et à ne pas faire

Entretenez bien votre moto

Laisser sa moto se dégrader vous expose à toutes sortes d’accidents potentiels : pneus usés, feu arrière cassé, ou freins défaillants.

Au minimum, faites réviser votre moto une fois par an, en vérifiant et en remplaçant si besoin les pneus, les freins et l’huile.

Assurez-vous d’être bien assuré

Vous pouvez être le meilleur conducteur du monde, les accidents peuvent quand même arriver.

Assurez-vous que vous et votre moto êtes bien couverts avant de prendre la route, et emportez toujours vos cartes avec vous à chaque sortie, ainsi qu’une photocopie de votre page de passeport et de votre visa (que vous devez de toute façon avoir sur vous en permanence en Thaïlande, selon la loi thaïlandaise) en cas d’accident.

Utilisez vos rétroviseurs

J’ai perdu le compte du nombre de fois où un simple coup d’œil dans le rétroviseur m’a sauvé la vie. Utilisez-les ! D’autres véhicules peuvent surgir de l’arrière sans prévenir : mieux vaut ne pas changer de voie au moment précis où c’est un bus qui fonce.

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Pendant la saison des pluies (juin à octobre), planifiez vos trajets avec soin. Évitez de rouler à moto les jours de forte pluie pour ne pas être surpris par une inondation.

Réglez aussi vos rétroviseurs pour avoir une bonne visibilité de chaque côté, et gardez-les propres.

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Utilisez vos clignotants

En Thaïlande, les clignotants sont utilisés de façon assez arbitraire, quand ils le sont : je vois presque tous les jours quelqu’un indiquer la mauvaise direction avant un virage. Pourtant, le code de la route thaïlandais impose bien d’indiquer systématiquement avant de tourner ou de doubler. C’est non seulement une question de courtoisie envers les autres usagers, mais vous pourriez aussi être tenu responsable des dommages si vous provoquez un accident en tournant ou en changeant de voie sans clignotant.

Restez attentif

Les routes thaïlandaises peuvent parfois être un peu… négligées. Nids-de-poule, bosses, objets abandonnés, racines d’arbres, rails, piétons qui traversent n’importe où : tout cela peut provoquer un accident grave si cela vous surprend. Gardez toujours les yeux sur la route. Il peut être particulièrement difficile de repérer certains obstacles quand le soleil est au plus fort : pensez à porter de bonnes lunettes de soleil.

Ne regardez pas votre téléphone

Sauf si vous en avez vraiment besoin pour la navigation, évitez de le fixer sur un support devant vous. C’est bien trop distrayant. Un message de votre ex qui s’affiche, l’appel pour cet entretien d’embauche que vous attendiez : quoi qu’il en soit, baisser les yeux vers l’écran, même une fraction de seconde, peut suffire à provoquer un drame.

Ne perdez pas votre calme

Personne n’a jamais prétendu que conduire en Thaïlande était sûr. Vous assisterez forcément à de mauvais comportements à chaque sortie : dépassements dangereux, conduite à contresens, excès de vitesse, etc.

C’est ainsi. Gardez une bonne distance avec les autres véhicules (environ la longueur d’une voiture est une bonne référence), et si vous êtes victime d’une conduite dangereuse, respirez un grand coup et ne vous laissez pas gagner par la colère.

Certains conducteurs en Thaïlande sont armés, d’une machette ou d’une batte de baseball jusqu’à des armes à feu. Un accès de colère au volant risque fort de très mal se terminer pour tout le monde. Gardez votre sang-froid en toutes circonstances.

Évitez de rouler la nuit ou par mauvais temps quand c’est possible

Rouler à moto la nuit peut être déstabilisant et dangereux. Le risque de croiser un conducteur ivre ou de repérer un nid-de-poule trop tard augmente nettement.

De même, une forte pluie augmente le risque de dérapage, d’être bloqué dans une flaque d’eau ou d’avoir la visibilité réduite. Sauf urgence absolue, mieux vaut prendre un taxi ou un tuk-tuk, ou simplement attendre que cela passe.

Si vous devez absolument rouler à moto par mauvais temps, vous pouvez toujours prier pour un trajet sans encombre.

Que faire en cas d’urgence

Aussi prudent que vous soyez, un accident peut toujours arriver.

En cas d’accident mineur (sans blessure grave, avec peu de dégâts sur la moto), déplacez rapidement votre moto hors de la circulation si possible.

Si un autre conducteur est impliqué, contactez la police au 191 (ou au 1155 pour la police touristique, si votre thaïlandais est limité et que vous ne trouvez personne parlant anglais) : vous aurez besoin de leur rapport pour votre assureur.

Si un autre véhicule est impliqué, ne quittez surtout pas les lieux : vous seriez tenu responsable des dommages, même en étant totalement innocent. Prenez des photos de la moto, de l’autre véhicule, et de vos éventuelles blessures, puis contactez immédiatement votre assurance.

Échangez également vos coordonnées (nom, numéro de téléphone, informations d’assurance, carte d’identité thaïlandaise ou passeport) avec les autres personnes impliquées.

C’est malheureusement une réalité en Thaïlande : en tant qu’étranger, la police et/ou les assureurs sont plus enclins à croire la version d’un conducteur thaïlandais en cas d’accident, ce qui peut vous forcer à payer même si l’accident n’était pas de votre faute. Une caméra de casque bon marché permet souvent de contourner ce problème.

En cas d’accident grave, ne tentez pas de vous relever (sauf si vous êtes exposé à un feu) : en cas de blessure au cou, un mouvement brusque pourrait aggraver définitivement la situation.

En général, les Thaïlandais réagissent très bien lorsqu’un accident survient sur la route : attendez-vous à ce que les habitants sécurisent rapidement les lieux et que quelqu’un appelle les secours. Ensuite, vous serez transporté vers un hôpital proche.

Très peu d’endroits en Thaïlande se trouvent à plus d’une heure de route d’une ville ou d’un village, donc les secours devraient arriver rapidement, où que survienne votre accident.

À vous de jouer

Rouler à moto en Thaïlande peut être un moyen de transport économique et pratique, mais cela reste loin d’être sans danger.

Portez toujours un équipement de protection (surtout un casque), assurez-vous d’avoir un permis, une immatriculation et une assurance en règle, et adoptez une conduite défensive pour mettre toutes les chances de votre côté à chaque trajet.

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