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Il suffit de se rendre en Thaïlande, ou dans n’importe quel pays d’Asie du Sud-Est, pour remarquer que les motos sont partout. Et on comprend vite pourquoi : elles sont bon marché à l’achat comme à l’entretien, se faufilent avec aisance entre les voitures coincées dans les embouteillages, et se glissent facilement dans les ruelles et les passages étroits. Pour de nombreux expatriés installés durablement en Thaïlande, acheter une moto relève de l’évidence.
Mais il y a aussi de nombreux inconvénients, à commencer par le taux de mortalité routière extrêmement élevé du pays, dont la majorité des victimes sont des motards. Sur les routes thaïlandaises, il est terriblement facile de se faire percuter par un bus ou renverser par un pick-up qui grille un feu rouge.
Rouler à moto en Thaïlande n’est certainement pas pour les âmes sensibles, mais pour certains expatriés, les nombreux avantages l’emportent largement sur les risques.
Si vous avez décidé que la moto est faite pour vous, cet article vous guide pas à pas dans la démarche. Nous passerons en revue les avantages et les inconvénients de l’achat neuf ou d’occasion, nous verrons comment et où immatriculer légalement votre engin, et nous vous donnerons quelques conseils pour vos premiers tours de roue.
Nous vous expliquerons aussi comment garder votre moto en parfait état et où payer la taxe qui la maintient en règle.
Contents
Points clés à retenir
- Les motos sont rapides, économiques et pratiques dans les villes thaïlandaises. Un motard raconte rejoindre son travail en moins de 15 minutes, contre 30 en transport en commun, pour environ 800 THB de frais mensuels au total.
- La sécurité reste le principal compromis : la Thaïlande affiche l’un des taux de mortalité routière les plus élevés au monde, et la majorité des victimes sont des motards.
- La plupart des expatriés se contentent très bien d’un petit scooter automatique 125 cm³. Les Honda Click et Yamaha GT coûtent entre 45 000 et 51 000 THB neufs ; les 155 cm³ comme la Honda PCX ou la Yamaha Nmax reviennent entre 80 000 et 110 000 THB.
- Acheter d’occasion auprès d’un expatrié sur le départ permet souvent de payer la moitié, voire le tiers du prix neuf, mais il faut toujours faire un essai et vérifier les feux, les freins et les pneus.
- Pour rouler légalement, il vous faut un permis moto, une assurance obligatoire et un livret vert. Les motos neuves sont livrées avec leur livret vert ; pour une occasion, le transfert se fait au bureau du DLT où la moto a été immatriculée à l’origine.
- La taxe annuelle est quasi symbolique : une Honda Click coûte 100 THB par an, et vous pouvez la payer en ligne pendant les cinq premières années.
- Les motos électriques gagnent du terrain. Les modèles homologués démarrent autour de 35 000 THB et ne coûtent que 0,1 THB par kilomètre à l’usage, même si le remplacement de la batterie tous les 5 à 10 ans représente une dépense à prévoir.
Faut-il acheter une moto en Thaïlande ?
La réponse dépend de plusieurs facteurs :
- Emplacement : si vous vivez dans une ville très embouteillée comme Bangkok ou Chiang Mai, rouler à moto vous fait gagner un temps considérable.
- Niveau de conduite : rouler à moto en Thaïlande peut être dangereux. Une certaine expérience de la conduite est recommandée avant d’acheter une moto. Consultez mon autre article sur comment rouler à moto en toute sécurité en Thaïlande pour en savoir plus.
- Famille : je ne recommande pas de rouler à moto avec des enfants. Une voiture reste bien plus sûre.
Donc, si vous êtes un bon conducteur et vivez dans une ville très embouteillée, voici les principaux atouts de posséder sa propre moto :
- Rapidité : se déplacer à moto est très rapide. Il me faut par exemple moins de 15 minutes pour aller de mon condo à mon travail. En transport en commun, il me faudrait au moins 30 minutes.
- Coût : c’est le moyen de transport le moins cher en Thaïlande. L’entretien de ma moto, carburant compris, ne me coûte que 800 bahts par mois.
- Praticité : on trouve des places de parking à moto partout, et il est très facile de dénicher un garage pour l’entretien.
Côté inconvénients, et d’après mon expérience de plus de quatre ans à rouler à moto à Bangkok, voici mes principales difficultés :
- Sécurité : rouler à moto ici n’est pas toujours sûr. Il faut rester vigilant en permanence : les conducteurs imprudents sont nombreux, les routes ne sont pas toujours bien entretenues, et des nids-de-poule surgissent aux endroits les plus inattendus.
- Saison des pluies : rouler à moto pendant la saison des pluies est un vrai défi. Les fortes averses compliquent tout, rendent la conduite bien plus difficile et augmentent le risque d’accident. Il existe aussi un risque d’inondation soudaine.
Où acheter votre moto
La première décision à prendre concerne le neuf ou l’occasion.
Comme toujours, chaque option a ses avantages et ses inconvénients. Acheter neuf garantit une moto de qualité irréprochable, tout juste sortie d’usine, avec très peu de risques qu’elle vous lâche à quelques centaines de mètres du concessionnaire. Vous avez aussi la possibilité de financer votre achat, et de payer la taxe en ligne jusqu’à sept ans après l’achat, ce qui évite le passage annuel agaçant au centre de service. À l’inverse, les motos d’occasion sont souvent nettement moins chères, et beaucoup restent tout aussi fiables qu’une moto neuve.
Voyons où chercher pour chaque option :
Acheter neuf
Les concessions moto sont présentes dans toute la Thaïlande. Les grandes marques comme Honda et Yamaha ont leurs propres concessions, mais il existe aussi quelques indépendants qui peuvent parfois proposer un meilleur prix si on négocie. Beaucoup exposent leurs motos sur le trottoir, ce qui facilite la comparaison des prix d’une concession à l’autre.

Avant d’acheter votre moto en concession, vous aurez besoin des documents suivants :
- Votre passeport original, accompagné de copies de la page photo, du visa en cours et du cachet de prolongation de séjour.
- Un certificat de résidence : voir ici pour savoir comment l’obtenir.
Si vous souhaitez acheter votre moto en crédit-bail, vous aurez besoin des documents suivants :
- un visa longue durée et une preuve de revenus : un visa affaires ou un permis de travail conviennent.
- six mois de relevés bancaires
- il vous faudra probablement fournir une preuve d’emploi, comme votre contrat de travail.
Malheureusement, le financement n’est pas accessible aux titulaires d’un visa touriste : la concession peut en revanche offrir quelques avantages, comme un blouson à l’effigie de la marque ou la taxe couverte pendant un an.
Astuce : de nombreux revendeurs indépendants vous pousseront vers la location, plus rentable pour eux, et peuvent même gonfler légèrement leurs prix pour vous inciter dans ce sens. Si c’est le cas, rendez-vous simplement directement à la concession officielle.
Acheter d’occasion
Si vous envisagez d’acheter une moto d’occasion, il existe un moyen d’en trouver une en excellent état pour presque la moitié du prix du neuf. Lisez notre article exclusif pour en savoir plus.
Acheter d’occasion est sans doute le moyen le plus courant pour les expatriés de se procurer une moto, le plus souvent auprès d’autres expatriés. Les départs sont fréquents, et les partants sont presque toujours pressés de vendre leur moto avant de quitter le pays, souvent à un prix cassé. Il n’est pas rare de payer la moitié, voire le tiers du prix pratiqué en concession.
Il va sans dire qu’il faut rester prudent lors d’un achat d’occasion, en particulier auprès d’un inconnu.
- Demandez à faire un tour d’essai pour voir comment la moto se comporte.
- Les feux et les freins fonctionnent-ils parfaitement ?
- De la fumée s’échappe-t-elle du pot d’échappement ?
- Les pneus sont-ils lisses ?
- Y a-t-il une fuite d’huile ?
En cas de problème, mieux vaut passer votre chemin, quel que soit le prix affiché.
Astuce : si vous préférez acheter auprès d’un particulier, les options ne manquent pas. Facebook Marketplace en est une, et des groupes Facebook comme Bangkok Expats Classifieds Forum publient régulièrement des annonces de motos à vendre. Il existe aussi de nombreux revendeurs d’occasion disséminés en Thaïlande : la plupart sont de simples étals en plein air sous des bâches, avec les prix affichés sur le pare-brise des motos.
La location
Beaucoup d’expatriés préfèrent éviter l’achat et se contentent de louer leur moto. La location présente plusieurs avantages : pas besoin de gérer la revente une fois que vous n’en avez plus besoin, il suffit de rendre la moto à l’agence. L’entretien est également inclus dans le prix, donc pas de mauvaise surprise le jour où votre moto commence à fuir de l’huile.
Cela dit, la location a moins de sens financièrement sur le long terme, d’autant que les motos d’occasion restent relativement abordables : une Honda Click à 20 000 THB sera rentabilisée en un an si vous l’achetez plutôt que de la louer.
Certains loueurs comme Fatboy’s proposent le meilleur des deux mondes avec des formules de location-achat, mais celles-ci reviennent généralement un peu plus cher que l’achat direct d’une moto d’occasion.
Choisir votre moto
Une fois que vous avez décidé où acheter, il est temps de choisir votre moto.
Pour la plupart des expatriés qui cherchent simplement un moyen d’aller au travail et d’en revenir, un petit scooter 125 cm³ sera largement suffisant.
Les deux marques les plus populaires sont la Honda Click et la Yamaha GT, des scooters automatiques légers et faciles à prendre en main. Il existe aussi les Yamaha Fino et Honda Scoopy, un peu plus lourdes et au style proche des Vespa. Ces modèles coûtent tous entre 45 000 et 51 000 THB neufs, selon le modèle et le revendeur.
Si vous comptez sortir davantage de la ville ou souhaitez simplement un peu plus de puissance, les 155 cm³ comme la Honda PCX et la Yamaha Nmax sont des choix populaires. Ces deux modèles coûtent entre 80 000 et 110 000 THB neufs.
Mais si vous êtes un véritable passionné de moto, vous voudrez peut-être envisager une sportive. Parmi les marques populaires figurent la Kawasaki Ninja 400 cm³, ou l’exceptionnellement stylée Royal Enfield Bullet 350 cm³.

Pour une Ninja neuve, comptez au moins 300 000 THB (et probablement plus d’un million). Les Bullet sont bien plus abordables, à partir d’environ 150 000 THB.
La moto électrique
Outre la moto essence, la moto électrique est une autre option, de plus en plus populaire en Thaïlande.
Le marché étant récent, la plupart des motos électriques vendues en Thaïlande sont des marques thaïlandaises ou chinoises que vous ne connaissez peut-être pas.
Il existe principalement deux catégories de motos électriques :
- les motos électriques non homologuées
- les motos électriques homologuées
Les motos électriques non homologuées
Ce type de moto ne permet pas d’obtenir de plaque d’immatriculation ni de livret vert. Vous ne pouvez donc pas légalement la conduire sur la voie publique. Elle convient surtout à ceux qui ont seulement besoin de se déplacer de chez eux vers des zones proches.
En revanche, le prix peut être très abordable, jusqu’à 2 à 3 fois moins cher qu’une moto électrique homologuée aux caractéristiques équivalentes.
Vous pouvez l’acheter directement en ligne sur un site comme Lazada.
Les motos électriques homologuées
Avec une moto électrique homologuée, vous obtenez une plaque d’immatriculation et un livret vert, comme pour une moto classique.
Mais le prix est nettement plus élevé que celui d’une moto électrique non homologuée. En général, il faut compter à partir de 35 000 bahts pour un modèle électrique basique.
Pour une bonne moto électrique capable de parcourir environ 80 kilomètres par charge, comptez au moins 60 000 bahts.
Les marques populaires sont Deco, Sleek EV, EM, Lyva, Scomadi, et Zeeho.
Comparatif des motos électriques
Pour vous donner une idée plus précise des caractéristiques des motos électriques actuellement sur le marché, le tableau ci-dessous compare des modèles et marques populaires.
| Modèle | Sleek Play | EM Owen | Lyva MKK | Scomadi TURISMO ELECTRONICA | ZEEHO AE8 S+ |
| Prix | 66 900 THB | 58 900 THB | 75,00 THB | 149 900 THB | 149 900 THB |
| Puissance | 3 000 watts | 2 500 watts | 2 500 watts | 3 000 watts | 5 000 watts |
| Vitesse maximale | 90 km/h | 75 km/h | 85 km/h | 90 km/h | 100 km/h |
| Autonomie | 80 km | 100 km | 100 km | 100 km | 140 km |
| Type de batterie | Lithium-ion | Lithium-ion | Batterie LFP | Lithium-ion | Lithium-ion NMC |
| Temps de charge | 3,5 heures | 4 heures | 4 heures | 4 heures | 6 heures |
Faut-il acheter une moto électrique ?
Pour vous aider à trancher, voici un rapide tour d’horizon des avantages et inconvénients des motos électriques en Thaïlande.
Avantages :
- Praticité : plus besoin de s’arrêter à une station-service, il suffit de recharger chez vous.
- Coût du carburant : une moto électrique ne coûte que 0,1 THB par kilomètre, soit 8 à 10 fois moins cher qu’une moto essence.
- Bruit : une moto électrique est très silencieuse, on entend à peine le moteur.
- Écologie : plus aucune émission à l’échappement.
- Entretien : plus besoin de vidange régulière, ce qui simplifie l’entretien.
Inconvénients :
- Stationnement : il vous faut une place de parking équipée d’une prise électrique à proximité.
- Autonomie : la plupart des motos électriques ne dépassent pas 100 kilomètres par charge.
- Réputation des marques : toutes les marques de motos électriques sont récentes. On ne connaît pas encore leur fiabilité sur le long terme.
- Coût de la batterie : il faut remplacer la batterie tous les 5 à 10 ans, ce qui peut représenter jusqu’au tiers du prix de la moto.
- Prix : comparé à une moto essence, le prix d’entrée d’une moto électrique reste bien plus élevé.
Pour en savoir plus : Motos électriques en Thaïlande : avantages, prix et où acheter
Immatriculer ou transférer votre moto
Tous les véhicules en Thaïlande doivent posséder un tabien rot pour être en règle, plus communément appelé « livret vert ». Ce livret vert répertorie tous les propriétaires successifs de la moto, son numéro de série et sa plaque d’immatriculation.
Si vous achetez neuf chez un concessionnaire, il vous remettra le livret vert sur place. En revanche, si vous achetez d’occasion, vous devrez enregistrer vous-même le transfert de propriété auprès du Department of Land Transport (DLT).
Voici comment procéder :
Documents nécessaires
Voici ce qu’il vous faut pour immatriculer votre moto :
- Le formulaire de demande, qui vous sera remis directement au bureau du DLT.
- Une copie de votre passeport (page photo, visa en cours et dernier cachet d’entrée en Thaïlande), ainsi que l’original.
- Un certificat de résidence, que vous pouvez obtenir auprès de l’immigration ou de votre ambassade.
- Le livret vert original de la moto.
- Des copies du passeport du précédent propriétaire (s’il est étranger) ou de sa carte d’identité (s’il est thaïlandais).
- Une photocopie du tabien baan (livret de maison) du propriétaire actuel : si vous achetez auprès d’un non-Thaïlandais, un certificat de résidence peut le remplacer.
La démarche coûte 200 THB, avec 300 THB supplémentaires pour l’assurance accident obligatoire.
Le Department of Land Transport
Une fois tous vos documents réunis, rendez-vous au Department of Land Transport pour enregistrer le transfert. Attention : il faut se rendre dans l’antenne où la moto a été immatriculée à l’origine, et non dans votre antenne locale si elles diffèrent : cette information doit être indiquée dans votre livret vert.

Il est préférable que l’acheteur et le vendeur se rendent ensemble au DLT, pour éviter tout imprévu ou malentendu. Il est également recommandé d’apporter la moto, au cas où une inspection serait nécessaire.
Astuce : une fois sur place, il vous suffit de remettre vos documents et le paiement, puis d’attendre que le transfert soit finalisé. La démarche est assez rapide : comptez moins d’une heure si ce n’est pas trop fréquenté. La moto est alors officiellement à vous !
Assurance
Comme indiqué plus haut, vous devrez souscrire une assurance moto obligatoire dans le cadre de l’immatriculation. Sachez toutefois que cette assurance obligatoire ne couvre que vos frais médicaux en cas d’accident, et au strict minimum.
Si vous craignez d’endommager la moto ou d’engager votre responsabilité en cas d’accident, mieux vaut souscrire une assurance privée complémentaire.
Il existe quatre niveaux d’assurance moto :
- Type 1 : le niveau le plus coûteux, principalement destiné aux grosses cylindrées (250 cm³ et plus) et/ou aux motos récentes (moins de sept ans). L’assurance Type 1 couvre pratiquement tous les cas de figure, y compris les accidents sans tiers impliqué.
- Type 2+ : globalement identique au Type 1, sauf que le Type 2+ ne couvre pas les incidents sans tiers impliqué. Avec cette formule, la couverture se limite aux réparations effectuées dans un garage indépendant, et non un garage officiel (comme Honda).
- Type 2 : offre la même couverture que le Type 2+, mais ne couvre pas les accidents.
- Type 3+ : cette formule couvre les accidents et collisions, mais pas les dommages d’une autre origine (incendie, inondation, vol, etc.). Elle reste toutefois moins chère que les formules précédentes.
Il existe aussi un niveau Type 3, mais il n’est actuellement disponible que pour les voitures.
Consultez cet article pour un guide plus complet sur l’assurance moto.
Rouler en Thaïlande
Vous avez acheté votre moto avec succès et vous êtes prêt à prendre la route. Ce premier trajet peut sembler particulièrement intimidant : que faut-il savoir ?

Photo Phoebe Storm
Rien n’est jamais totalement « sûr » à moto en Thaïlande, ni d’ailleurs nulle part ailleurs. Il existe cependant quelques réflexes importants pour limiter certains des nombreux risques.
N’oubliez pas d’obtenir un permis moto, indispensable pour rouler légalement ici.
Portez un équipement de protection
D’accord, on sait bien qu’on croise rarement des motards en cuir intégral dans les rues de Thaïlande. Mais il ne faut jamais prendre la route sans un casque de bonne qualité (idéalement intégral), des chaussures adaptées (pas de sandales) et des vêtements résistants comme un jean et un blouson en cuir.
Certes, ces vêtements ne serviront pas à grand-chose en cas de glissade à grande vitesse, mais ils peuvent vous épargner quelques éraflures lors d’une chute à faible vitesse.
Restez à gauche
Selon la loi thaïlandaise, les motos doivent toujours rester sur la voie la plus à gauche. Dans la pratique, c’est malheureusement rarement possible, cette voie étant aussi encombrée de voitures qui tournent, de bus qui s’arrêtent tous les quelques mètres, de vendeurs ambulants poussant leur chariot, de piétons évitant des trottoirs douteux, et ainsi de suite.
Il reste néanmoins conseillé de rester autant que possible sur la gauche : en cas d’accident sur une autre voie, votre assurance pourrait refuser de vous indemniser pour cette raison.
Gardez vos distances
Essayez de garder au moins la longueur d’une voiture entre vous et le véhicule qui vous précède. Ainsi, si (ou plutôt quand, comme c’est souvent le cas) il fait quelque chose d’imprudent, vous aurez le temps de réagir.
Utilisez vos rétroviseurs
Je suis toujours étonné du nombre de motards en Thaïlande qui ont carrément retiré leurs rétroviseurs. Utilisez-les ! Des véhicules peuvent surgir derrière vous à tout moment, et cela arrive régulièrement. Si vous changez de voie à ce moment-là, la collision est presque garantie pour vous deux.
Empruntez les sois
Les grandes villes thaïlandaises sont quadrillées de centaines de petites rues et ruelles appelées sois. Vous seriez surpris de voir combien de la ville il est possible de traverser en empruntant uniquement ces sois, avec un minimum de planification. Beaucoup sont peu fréquentées et truffées de ralentisseurs, ce qui les rend nettement plus sûres (bien que plus lentes) que les grands axes.
Ne buvez pas avant de conduire
Cela va sans dire, mais conduire sous l’emprise de l’alcool ou de drogues reste de loin la première cause de mortalité des étrangers en Thaïlande. Ne le faites pas. Vraiment.

Entretien
Les ateliers de réparation ne manquent pas en Thaïlande dès qu’il faut faire réviser sa moto : on peut presque en trouver un à chaque coin de rue. Beaucoup sont de petits ateliers indépendants, reconnaissables à leurs pièces détachées éparpillées et leur pompe à air devant la boutique, mais les grandes marques comme Honda gèrent aussi leurs propres centres de réparation.
En règle générale, il est recommandé de faire réviser sa moto tous les 5 000 km. Cela comprend l’entretien de base (vidange, nettoyage des filtres, vérification des plaquettes de frein et du liquide), ainsi que le contrôle des pneus et de la tension de la chaîne. Cette révision peut être faite par un professionnel dans le centre de service le plus proche, pour un coût assez modique.
Taxe
La taxe doit être payée chaque année sur votre moto. Pendant les cinq premières années de possession, toute la démarche peut se faire en ligne sur le site du DLT, ici. Ensuite, il faudra vous rendre chaque année soit à votre bureau local du DLT, soit dans un centre de contrôle agréé (reconnaissable à son logo d’engrenage jaune sur fond bleu), où votre véhicule sera inspecté. Vous devrez présenter le livret vert de votre moto (voir plus haut) et, peut-être, votre passeport (mais c’est peu probable).
La taxe sur la plupart des motos reste tout à fait abordable pour les expatriés : par exemple, la taxe annuelle sur une Honda Click est de 100 THB (environ 3 USD). En ajoutant l’assurance et les frais, comptez environ 500 THB par an. Une fois le paiement effectué et votre moto contrôlée, on vous remettra votre disque de taxe. Il ne reste plus qu’à le glisser dans la capsule prévue à l’arrière de votre moto, et le tour est joué !
Et maintenant ?
Ne tournons pas autour du pot : rouler à moto en Thaïlande n’est pas fait pour tout le monde. Mais pour ceux qui pensent pouvoir s’en accommoder, la moto offre ici une liberté de déplacement sans précédent (même si parfois un peu humide et/ou moite), pour un prix bien plus modeste que celui d’une voiture.
Le choix ne manque pas, et un marché expatrié bien développé garantit qu’il y aura toujours une moto disponible en cas de besoin. Veillez simplement à prendre toutes les précautions nécessaires.
Si vous n’êtes pas prêt à rouler à moto ici, vous pouvez toujours acheter une voiture ou utiliser les transports en commun.