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Visa affaires ou visa travail en Thaïlande : vous ne savez plus lequel choisir ? Vous n’êtes pas le seul. Ce guide détaille précisément ce qu’il vous faut, ce que cela coûte et comment le conserver une fois obtenu.
Pour obtenir le bon visa afin de travailler ou de faire des affaires en Thaïlande, on entend souvent les expatriés parler de « visa affaires » et de « visa travail ». De quoi semer la confusion, surtout chez les nouveaux arrivants qui découvrent la procédure.
Alors, de quel visa avez-vous vraiment besoin pour venir travailler ou faire des affaires en Thaïlande ?
En réalité, il s’agit du même visa. Le nom officiel du visa affaires ou travail en Thaïlande est le visa Non-Immigrant B.
Dans ce guide, je vous explique les conditions et la procédure pour obtenir un visa thaïlandais Non-B, ainsi que d’autres options de visa aux avantages similaires.
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Contents
- Points clés à retenir
- Qu'est-ce que le visa Non-B ?
- Conditions requises
- Comment demander votre visa Non-B ?
- Visa à entrée unique ou à entrées multiples ?
- Conserver son visa
- Transférer son visa sur un nouveau passeport
- Prolonger (renouveler) son visa
- Annulation
- Changer d'emploi
- Visa dépendant lié au visa affaires
- Faut-il un diplôme ?
- Autres visas affaires
- Visa pour les travailleurs à distance
- Vous voulez en savoir plus ?
Points clés à retenir
- Le « visa affaires » et le « visa travail » désignent la même chose en Thaïlande : le visa Non-Immigrant B, ou Non-B.
- Il existe deux façons d’obtenir un Non-B : se faire embaucher par une entreprise thaïlandaise, ou créer sa propre société et s’y employer soi-même.
- Une entreprise qui embauche des étrangers doit généralement disposer d’un capital de 2 millions de bahts par salarié étranger et employer quatre Thaïlandais pour chaque étranger, ce qui pousse beaucoup d’expatriés vers des sociétés promues par le BOI, exemptées de ces règles.
- Créer sa propre société uniquement pour obtenir un visa est rarement rentable. Cela n’a de sens que pour un véritable projet d’entreprise, puisqu’il faut un capital de 1 000 000 THB et une déclaration d’impôt sur les sociétés chaque année.
- Le visa seul ne vous autorise pas à travailler. Il vous faut aussi un permis de travail thaïlandais distinct avant de pouvoir exercer légalement.
- Il est généralement plus simple de faire la demande à l’étranger, auprès d’une ambassade de Thaïlande. L’approbation prend environ trois jours ouvrés et donne droit à un Non-B de 90 jours, que vous prolongez ensuite à un ou deux ans une fois sur place.
- Les documents requis varient selon l’ambassade et la lettre d’approbation de l’employeur prend plusieurs semaines à préparer : mieux vaut donc s’y prendre tôt et confirmer la liste exacte auprès du bureau visé.
Qu’est-ce que le visa Non-B ?
Le visa Non-Immigrant B, ou Non-B, s’adresse aux chefs d’entreprise, entrepreneurs et expatriés qui travaillent ou font des affaires en Thaïlande.
Il vous permet de rester en Thaïlande pendant un à deux ans sans avoir à quitter le pays. Vous pouvez ensuite continuer à le prolonger tant que vous remplissez toutes les conditions.
Conditions requises
Il existe deux façons d’obtenir un visa Non-B en Thaïlande :
- se faire embaucher par une entreprise en Thaïlande
- créer une entreprise en Thaïlande et s’y employer soi-même
Travailler pour une entreprise en Thaïlande
Pour obtenir le visa Non-B, vous devez travailler pour une entreprise en Thaïlande. C’est la méthode la plus courante pour l’obtenir.
Toutes les entreprises thaïlandaises ne peuvent pas embaucher d’étrangers. Celles qui le souhaitent doivent remplir les conditions suivantes :
- disposer de plus de 2 millions de bahts de capital par salarié étranger
- respecter un ratio de quatre employés thaïlandais pour un étranger
En revanche, si l’entreprise est promue par le Board of Investment thaïlandais, ou BOI, ces conditions ne s’appliquent pas.
C’est pourquoi la majorité des expatriés titulaires d’un visa Non-B travaillent pour une entreprise promue par le BOI.
Créer une entreprise en Thaïlande
Autre possibilité : créer une entreprise en Thaïlande pour obtenir un visa affaires. Mais cette option n’est recommandée qu’à ceux qui souhaitent réellement se lancer en affaires. Enregistrer une société uniquement pour le visa n’en vaut pas la peine.
Il faut par exemple un capital d’investissement de 1 000 000 THB et déposer une déclaration d’impôt sur les sociétés chaque année.
Comment demander votre visa Non-B ?
Voici les étapes à suivre pour demander votre visa Non-B.
Préparer les documents
Avant de faire votre demande de visa Non-B, assurez-vous que vous et votre employeur avez tous les documents nécessaires.
Vous aurez généralement besoin des documents suivants de la part de votre employeur :
- la lettre d’approbation du ministère du Travail, du Board of Investment ou d’un autre organisme gouvernemental compétent*
- la lettre d’invitation de l’employeur précisant votre poste, votre salaire, la durée du contrat et vos responsabilités
- le certificat d’enregistrement et la licence commerciale de l’entreprise
- le certificat d’immatriculation à la TVA
- la liste des actionnaires
- la liste de tous les salariés étrangers avec leurs noms, nationalités, postes et salaires
- un plan des locaux de l’entreprise
- l’ensemble des documents et états financiers du dernier exercice
*Pour obtenir la lettre d’approbation, l’employeur doit lui aussi remettre une pile de documents aux organismes gouvernementaux concernés. Le processus prend plusieurs semaines.
De votre côté, vous aurez besoin de :
- une copie de votre passeport valide plus de six mois, avec au moins deux pages vierges de chaque côté*
- le formulaire de demande
- deux photos d’identité (4 x 6 cm) prises dans les six derniers mois, sur fond blanc
- un relevé bancaire avec au moins 20 000 bahts pour une personne seule ou 40 000 bahts pour une famille
- une copie de votre permis de travail si vous avez déjà travaillé en Thaïlande
- votre diplôme**
- vos relevés de notes**
- une attestation d’emploi de vos précédents employeurs**
*Vous pouvez demander un visa Non-B avec seulement six mois de validité restants sur votre passeport, mais il est préférable de le faire quand il vous en reste plus de deux ans. Vous éviterez ainsi d’avoir à transférer le visa Non-B sur un nouveau passeport.
**Ces documents sont nécessaires à votre employeur pour obtenir la lettre d’approbation auprès des organismes gouvernementaux concernés. Les ambassades de Thaïlande ne les demandent pas forcément.
Pour un poste d’enseignant, vous devrez également fournir votre CV ainsi que vos certificats d’enseignement ou TEFL. Un extrait de casier judiciaire peut aussi être demandé, mais cela dépend des cas.
Astuce : les documents requis varient selon chaque ambassade de Thaïlande. Vérifiez toujours la liste exacte auprès de celle où vous comptez déposer votre demande avant de vous y rendre.
Déposer votre demande
Vous pouvez demander votre visa Non-B soit à l’étranger, auprès d’une ambassade de Thaïlande, soit directement en Thaïlande.
Voyons comment se déroule la procédure.
À l’étranger
En général, il est préférable de demander le visa Non-B à l’étranger, car la procédure y est plus simple qu’en Thaïlande.
Vous pouvez faire votre demande de visa Non-B dans n’importe quelle ambassade de Thaïlande dans le monde, mais le Cambodge, le Laos, la Malaisie et Singapour restent des options prisées.
Cette option est toutefois réservée aux Américains, Australiens et Européens.
Si vous venez d’un pays africain, il se peut que vous deviez rentrer chez vous pour faire votre demande. Pour toute autre nationalité, vérifiez directement auprès de l’ambassade de Thaïlande visée.
Si votre pays ne dispose d’aucune ambassade de Thaïlande, contactez le consulat thaïlandais pour connaître leurs recommandations. Il se peut que vous deviez vous rendre dans un pays voisin pour déposer votre demande de visa Non-B.
En Thaïlande
Si vous êtes déjà en Thaïlande, il est possible de convertir votre visa actuel en visa Non-B auprès de l’immigration. Mais les conditions y sont plus strictes.
- il vous faut au moins 21 jours de validité restants sur votre visa touriste
- vous avez besoin de davantage de documents justificatifs de la part de votre employeur, à condition qu’il puisse les préparer à temps
Pour ces deux raisons, il est généralement plus simple de faire la demande à l’étranger.
Astuce : convertir un visa touriste en visa Non-B est une excellente option pour les ressortissants africains. Mais cela suppose d’avoir déjà votre extrait de casier judiciaire sur vous. Si ce n’est pas le cas, vous devrez rentrer chez vous pour l’obtenir, puis déposer votre demande de visa directement dans votre pays.
Approbation du visa
Une fois tous vos documents déposés, votre visa devrait être traité sous trois jours ouvrés, et vous obtiendrez normalement un Non-B de 90 jours.
Il vous faudra ensuite vous rendre en Thaïlande pour prolonger votre visa sur place.
Prolonger votre visa
Prolonger votre visa Non-B constitue la dernière étape de la procédure de demande.
Avant de prolonger votre visa, vous devez d’abord obtenir un permis de travail thaïlandais. Il faut ensuite déposer les documents suivants auprès de votre bureau d’immigration local :
- les mêmes documents que ceux utilisés pour votre demande de visa,
- votre permis de travail thaïlandais

Si vous travaillez pour une entreprise promue par le BOI, vous pouvez faire votre permis de travail et prolonger votre visa en même temps, auprès du One-Stop Service Center.
La procédure de prolongation dure une journée entière. Une fois approuvée, elle vous permet de rester en Thaïlande un an ou deux de plus, selon votre poste, le profil de l’entreprise et la décision de l’agent d’immigration.
Si vous ne parvenez pas à prolonger votre visa Non-Immigrant à entrée unique de 90 jours jusqu’à un an, vous pouvez demander une prolongation de 7 jours auprès du bureau de l’immigration, à titre de solution temporaire.
En revanche, si vous avez un visa Non-Immigrant à entrées multiples et que la prolongation échoue lors du premier cachet de 90 jours, vous pouvez sortir puis revenir en Thaïlande et retenter votre chance lors du second cachet de 90 jours.
Si votre visa expire avant que vous ayez pu le prolonger, vous devez quitter la Thaïlande et refaire une demande de visa.
Visa à entrée unique ou à entrées multiples ?
Lors de votre demande de visa Non-B, vous pouvez choisir entre une entrée unique et des entrées multiples. Ces deux options sont presque identiques, à quelques différences clés près :
Déplacements
- Entrée unique : vous perdez votre visa si vous quittez la Thaïlande sans permis de réentrée. Il est toutefois possible d’en demander un avant de partir.
- Entrées multiples : vous pouvez entrer et sortir librement sans perdre votre visa
Coût initial du visa
- Entrée unique : 80 $
- Entrées multiples : 200 $
Coût du permis de réentrée (lors de la prolongation)
- Permis de réentrée simple : 1 000 bahts par an
- Permis de réentrée multiple : 3 800 bahts par an
Consultez notre guide sur les permis de réentrée pour en savoir plus.
Conserver son visa
Une fois votre visa Non-B obtenu, trois règles sont à respecter pour le conserver :
- Ne commettez aucun acte délictueux en Thaïlande
- Signalez-vous à l’immigration tous les 90 jours
- Évitez de vous faire licencier : si c’est le cas, votre visa sera lui aussi annulé
Transférer son visa sur un nouveau passeport
Si vous devez obtenir un nouveau passeport, quelle qu’en soit la raison, votre ambassade vous remettra une lettre demandant à l’immigration thaïlandaise de transférer votre visa Non-B sur ce nouveau document.
Présentez cette lettre à l’immigration, qui transférera votre visa gratuitement.
Prolonger (renouveler) son visa
Vous pouvez renouveler votre visa Non-B en Thaïlande 90 jours avant son expiration. La procédure de renouvellement est identique à celle de la prolongation.
Mais en le renouvelant, vous obtenez un visa d’un ou deux ans sans avoir à repasser par la procédure de prolongation initiale.
Annulation
Votre visa Non-B est annulé dès que vous êtes licencié, que vous démissionnez, ou que vous quittez votre poste et que votre employeur en informe le gouvernement thaïlandais.
Une fois les autorités compétentes informées, vous avez deux options :
- quitter la Thaïlande dans les 24 heures
- vous rendre à l’immigration pour demander une prolongation de visa de sept jours, pour 1 900 bahts
Si vous ne faites ni l’un ni l’autre, vous devrez payer une amende pour dépassement de séjour et risquez d’être placé sur liste noire.
Un dépassement de séjour peut également compromettre vos chances d’obtenir un nouveau visa à l’avenir.
Pour éviter d’enfreindre la loi thaïlandaise, suivez la procédure adéquate en cas d’annulation de votre visa Non-B.
Changer d’emploi
En cas de changement d’emploi, vous devez demander un nouveau visa Non-B. La procédure dépend de deux scénarios :
- Vos anciens et nouveaux employeurs sont promus par le BOI : si c’est le cas, vous pouvez faire votre demande de visa directement en Thaïlande et obtenir un visa d’un ou deux ans. Votre employeur actuel ne doit toutefois pas signaler l’annulation au BOI tant que votre nouvel employeur n’a pas obtenu de lettre d’approbation du BOI en votre faveur.
- Votre ancien ou votre nouvel employeur n’est pas promu par le BOI : si aucun des deux ne l’est, vous devez quitter la Thaïlande et faire votre demande de nouveau visa Non-B depuis un autre pays.
Visa dépendant lié au visa affaires
Une fois titulaire d’un visa Non-B, vos parents, votre conjoint et vos enfants célibataires de moins de 20 ans peuvent demander un visa Non-Immigrant O pour personne à charge et rester en Thaïlande avec vous.
La procédure et les documents requis sont les mêmes que pour un visa Non-B. Ils devront en plus fournir leur passeport, des photos ainsi que leur acte de mariage ou de naissance.
Leur durée de séjour en Thaïlande sera alignée sur celle de votre visa Non-B.
Faut-il un diplôme ?
Si vous cherchez à vous faire embaucher par une entreprise thaïlandaise pour obtenir le visa affaires, votre niveau d’études n’a pas d’importance. Dès lors que vous êtes embauché, vos chances d’obtenir le visa sont très élevées.
Mais sans licence au minimum, il sera difficile de trouver un emploi en Thaïlande, où ce diplôme est couramment exigé. Si vous voulez enseigner l’anglais en Thaïlande, une licence est même indispensable.
À l’inverse, avec un solide parcours et plusieurs années d’expérience, il reste possible de trouver un emploi, notamment pour les professionnels de l’informatique.
Autres visas affaires
Outre le visa Non-Immigrant B, d’autres visas permettent de travailler ou de diriger une entreprise en Thaïlande.
- Visa LTR
- Visa Non-Immigrant O
- Smart Visa
Le visa LTR
Le visa LTR permet de rester en Thaïlande jusqu’à 10 ans. C’est l’une des meilleures options de visa actuellement disponibles, avec des avantages supplémentaires, notamment :
- un pointage annuel au lieu du pointage habituel tous les 90 jours
- une exonération d’impôt sur le revenu des personnes physiques
Les conditions d’accès figurent toutefois parmi les plus exigeantes. Il faut par exemple plusieurs années d’expérience dans votre domaine et un salaire minimum de 200 000 THB.
Consultez notre guide sur le visa LTR pour en savoir plus.
Visa Non-Immigrant O
Si vous détenez un visa Non-Immigrant O pour mariage, vous pouvez demander un permis de travail. Vous pourrez ensuite travailler légalement en Thaïlande.
La principale différence avec le visa Non-B est que, pour le Non-O, c’est vous qui êtes responsable du visa et de ses renouvellements, pas votre employeur. Ce dernier ne peut donc pas vous aider dans ce cas.
L’avantage, en revanche, c’est que votre visa n’est pas annulé si vous quittez votre emploi.
Smart Visa
Le Smart Visa fait figure de version améliorée du visa Non-B. Il a été introduit par le BOI thaïlandais en 2018.
Il offre cinq avantages majeurs à son titulaire :
- un renouvellement tous les quatre ans
- la possibilité de travailler en Thaïlande sans permis de travail
- un pointage annuel auprès de l’immigration, au lieu de tous les 90 jours
- la possibilité d’entrer et de sortir de Thaïlande sans permis de réentrée
- les mêmes avantages accordés à votre conjoint et à vos enfants
Le Smart Visa s’adresse aux travailleurs hautement qualifiés justifiant d’au moins dix ans d’expérience et d’un salaire minimum de 200 000 bahts par mois.
Ce visa n’est toutefois plus très prisé. La majorité des candidats optent désormais pour le visa LTR. Consultez notre guide sur le Smart Visa pour en savoir plus.
Visa pour les travailleurs à distance
Le visa Non-B s’adressant avant tout à ceux qui travaillent pour une entreprise thaïlandaise, les freelances, nomades numériques et travailleurs à distance devraient plutôt envisager d’autres types de visas, notamment :
- Destination Thailand Visa (DTV) : ce visa permet de rester en Thaïlande jusqu’à 5 ans. Il faut toutefois disposer d’au moins 500 000 THB, ou l’équivalent, sur son compte bancaire et fournir une preuve de travail à distance.
- Privilege Visa : cette version actualisée permet à quiconque de rester en Thaïlande de 5 à 20 ans, à condition de pouvoir payer les frais de visa.
Notez que ces visas ne permettent pas d’obtenir de permis de travail. Vous pouvez travailler à distance pour des clients à l’étranger, mais pas pour une entreprise en Thaïlande.