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Imaginez la scène. Vous êtes employé de bureau, et c’est un mardi après-midi pluvieux de février.
Vous venez de passer les quatre dernières heures à réciter un discours téléphonique tout fait à des prospects indifférents.
Vous comptez les minutes qui vous séparent d’une pause aux toilettes, seule variété que vous apporte votre journée, pendant que votre supérieur vous surveille d’un œil méfiant, prêt à dégainer l’aiguillon.
La vie doit sûrement offrir mieux que ça, vous dites-vous.
Vous repensez à vos dernières vacances en Thaïlande : le soleil, la mer, les palmiers qui ondulent. Et c’est là que vous imaginez un plan d’évasion.
Partir enseigner l’anglais en Thaïlande. De quoi passer toute l’année dans un paradis tropical, tout en donnant un coup de pouce à des enfants qui en ont besoin.
Qu’est-ce qui pourrait mal tourner ?
Un coup d’œil rapide sur certains groupes et forums d’enseignants en ligne suffit à révéler que oui, pas mal de choses peuvent mal tourner.
Employeurs peu scrupuleux, problèmes de visa, travail frustrant et peu gratifiant : voilà quelques-uns des écueils qui guettent quiconque n’est pas préparé à enseigner l’anglais au pays du sourire.
Heureusement, cet article explique comment se lancer dans l’enseignement de l’anglais en Thaïlande : les qualifications requises, comment trouver un poste, comment obtenir les visas nécessaires, et bien plus encore.
Contents
Les conditions requises pour enseigner l’anglais en Thaïlande
L’enseignement en Thaïlande est un domaine extrêmement varié, qui couvre un large éventail de postes et exige des qualifications différentes selon les cas.
Points clés à retenir
- Un emploi légal d’enseignant en Thaïlande exige une licence dans n’importe quelle matière, plus un certificat TEFL, TESOL ou CELTA.
- Optez pour un TEFL de 120 heures complètes, idéalement suivi en Thaïlande pour qu’il soit vraiment reconnu ; les non-anglophones natifs doivent en plus présenter un score TOEIC de 600 ou plus, ou un IELTS de 5 ou plus.
- Les écoles publiques ne versent souvent que 32 000 à 40 000 THB par mois, les écoles privées et bilingues 40 000 à 60 000 THB, et les écoles internationales 60 000 à plus de 100 000 THB.
- Pour bâtir une vraie carrière et viser les meilleurs salaires, un master en éducation (MEd), un PGCE ou un Qualified Teacher Status ouvre les portes des écoles internationales.
- Trouvez un poste via ajarn.com, les salons de l’emploi, les groupes Facebook, ou en vous présentant directement avec votre CV.
- Un extrait de casier judiciaire de votre pays d’origine peut être exigé pour le visa : mieux vaut s’en occuper tôt.
Voici cependant quelques qualifications de base demandées par tous les postes légaux, ceux que l’on trouve annoncés sur les forums d’enseignants les plus connus.
La licence
Une licence constitue la condition de base pour décrocher un poste d’enseignant en Thaïlande. C’est d’ailleurs la qualification la plus fréquemment demandée dans de nombreux emplois en Thaïlande pour étrangers.
Elle n’a toutefois pas besoin d’être liée à l’enseignement : n’importe quelle licence convient en général. Cela dit, un diplôme en lien avec l’enseignement augmente les chances d’obtenir un poste mieux rémunéré.

L’immigration ou le département du Travail thaïlandais peut exiger l’original de votre diplôme et de vos relevés de notes : pensez à les emporter, au cas où.
Le certificat TEFL, TESOL ou CELTA
Rien ne l’impose légalement, mais un certificat TEFL, TESOL ou CELTA est indispensable pour enseigner l’anglais en Thaïlande.
Le TEFL reste le certificat le plus courant et le plus largement reconnu en Thaïlande. Pour ceux qui envisagent d’en obtenir un, mieux vaut le passer sur place plutôt qu’en ligne.
Les formations en ligne n’atteignent pas toujours le minimum requis de 120 heures : on peut donc se retrouver avec un TEFL qui ne pèse pas grand-chose. Le suivre en Thaïlande permet en plus de se faire une idée concrète de ce que sera l’enseignement auprès d’élèves thaïlandais.
Le TEFL peut s’obtenir auprès de SEE TEFL, l’académie TEFL de Chiang Mai accréditée par le ministère thaïlandais de l’Éducation.
Une autre option est le Cambridge CELTA, le Certificate in English Language Teaching to Adults, qui peut ouvrir droit à un meilleur salaire dans certaines écoles de langues comme ELS International ou ECC.
Pour en savoir plus :
- CELTA et DELTA en Thaïlande : formations, avantages et certification
- TEFL en Thaïlande : comment se certifier et quelles formations choisir
Les certifications TOEIC ou IELTS
Pour les non-anglophones natifs, un score TOEIC de 600 ou plus, ou un score IELTS de 5 ou plus, est exigé.
Le TOEIC peut se passer en Thaïlande en appelant la ligne dédiée du Centre for Professional Assessment thaïlandais, au (02) 2607061. L’IELTS, quant à lui, se passe via le British Council.
Le MEd ou le PGCE
Pour qui envisage sérieusement de faire carrière dans l’enseignement en Thaïlande, mieux vaut d’abord obtenir une vraie qualification dans son pays d’origine.
Un master en éducation (MEd), un Post-Graduate Certificate of Education (PGCE) ou un Qualified Teacher Status ouvrent la porte des écoles internationales de Thaïlande, avec à la clé un salaire bien plus avantageux et des perspectives d’emploi plus stables.
Une première expérience acquise dans son pays d’origine constitue un atout supplémentaire, même si le processus peut se révéler long et coûteux.
Voici deux formations à envisager :
- Le PGCEI de l’université de Nottingham, un certificat d’enseignement britannique de troisième cycle, qui ne confère toutefois pas le plein Qualified Teacher Status.
- le master en éducation de l’université d’État de Framingham, un établissement américain qui propose un MEd relativement abordable.
Pour qui ne peut attendre pour commencer à travailler en Thaïlande, plusieurs masters en ligne entièrement accrédités permettent d’étudier tout en travaillant dans une école publique ou une école privée bilingue.
Le casier judiciaire
Un extrait de casier judiciaire du pays d’origine peut être demandé lors de la demande de visa, en particulier auprès d’une ambassade ou d’un consulat situé hors de Thaïlande.
Les citoyens britanniques peuvent l’obtenir auprès d’UKCRBS.
Pour les citoyens américains, la démarche est un peu plus compliquée. Certains consulats acceptent un extrait de casier local ou d’État, mais il est souvent plus sûr de fournir un FBI Identity History Summary Check.
Pour qui vit déjà en Thaïlande depuis longtemps, il est aussi possible d’obtenir un certificat de non-condamnation directement auprès de la police thaïlandaise. Un guide expliquant la marche à suivre est disponible sur le site du PCS Center.
Les salaires à prévoir
Les salaires des écoles publiques n’ont guère évolué avec le temps ; beaucoup versent toujours la même fourchette de 32 000 à 40 000 THB par mois qu’elles pratiquent depuis plus de dix ans.
Il est possible de vivre avec ce niveau de salaire, surtout en dehors des grandes villes, mais il faut s’attendre à vivre au jour le jour, avec très peu de marge en cas d’imprévu.
Pour qui n’a pas de qualification en enseignement, les écoles privées ou bilingues paient généralement un peu mieux, entre 40 000 et 60 000 THB par mois, et représentent donc un choix plus sûr.
Les salaires dans les écoles internationales varient fortement. Dans les établissements d’entrée de gamme, ils se situent plutôt entre 60 000 et 80 000 THB par mois, tandis que les meilleures écoles peuvent verser plus de 100 000 THB.
Certaines écoles internationales proposent même plus de 200 000 THB par mois.
De quel budget mensuel avez-vous besoin ?
Beaucoup de gens viennent en Thaïlande pour enseigner l’anglais, d’où l’intérêt de savoir combien coûte la vie d’enseignant sur place.
Dans la plupart des cas, un salaire de 30 000 THB par mois dans une école publique permet de s’en sortir, mais laisse peu de marge pour voyager ou épargner.
Mieux vaut viser un poste dans une école internationale offrant plus de 100 000 THB par mois.
Pour qui envisage d’enseigner l’anglais en Thaïlande, notre page sur le coût de la vie détaille les revenus et dépenses associés à la vie sur place, et donne une bonne idée du style de vie accessible selon différents budgets.
Pour une estimation plus précise, notre calculateur gratuit du coût de la vie en Thaïlande permet d’évaluer ses dépenses mensuelles en loyer, nourriture, transport, et bien plus.
Cet article présente le style de vie possible avec un budget de 50 000 THB par mois.
Comment trouver un poste d’enseignant en Thaïlande
Avec l’essor des réseaux sociaux, trouver un emploi d’enseignant d’anglais en Thaïlande n’a jamais été aussi simple.
Voici quelques moyens courants de trouver un poste d’enseignant en Thaïlande, et enfin, comment rédiger un CV qui attire l’attention.
Les sites spécialisés
Le premier réflexe pour la plupart des futurs enseignants en Thaïlande reste ajarn.com, un site complet d’offres d’emploi, blog et espace communautaire dédié au monde de l’enseignement en Thaïlande.
Ajarn héberge des centaines d’offres, allant des écoles publiques aux écoles internationales de Thaïlande, et permet aux candidats de déposer leur CV pour consultation par les employeurs.
Des postes se trouvent aussi sur des sites d’emploi généralistes comme Jobs DB.
Il est également possible d’assister à des salons de l’emploi organisés par des sociétés comme Search Associates et International Schools Services, qui réunissent généralement des recruteurs de plusieurs écoles à travers le monde.
Les réseaux sociaux
Plusieurs groupes Facebook publient aussi régulièrement des offres d’enseignement. Teaching Jobs in Thailand est un groupe actif, qui compte aujourd’hui environ 200 000 membres.
Les administrateurs du groupe gèrent aussi un groupe frère réservé aux offres d’enseignement en ligne, Online English Teacher Jobs.
D’autres offres se trouvent sur la page, un peu plus modeste, Teachers for Thailand.
À noter : de nombreuses annonces concernent des postes de tutorat à temps partiel. La rémunération n’est pas toujours au rendez-vous, et le cadre reste parfois flou sur le plan légal.
La candidature en personne
Se présenter directement, CV soigné en main, reste un moyen efficace de décrocher un poste en Thaïlande.
Beaucoup d’écoles ne publient pas leurs offres en ligne et préfèrent éviter la corvée de rédiger une annonce.
Se présenter en personne peut particulièrement bien fonctionner pour enseigner dans les écoles de langues, qui recrutent presque toujours en continu et sont souvent regroupées dans un même centre commercial : on peut ainsi déposer son CV dans cinq ou six écoles en une seule sortie.
Postuler à un poste d’enseignant
Voici la marche à suivre pour postuler à un poste d’enseignant en Thaïlande.
Le CV
La plupart des employeurs demandent un CV à jour et une lettre de motivation lors d’une candidature.
Sur le CV, mentionnez toute expérience d’enseignement, même un simple soutien scolaire dans une école locale, ainsi que les qualifications pertinentes.
De nombreuses écoles recherchent particulièrement des enseignants de matières spécifiques, notamment dans les domaines STEM (sciences, technologie, ingénierie, mathématiques).
Il n’est pas rare qu’une école accorde sa chance à un enseignant moins expérimenté, dès lors qu’il possède une expérience ou des qualifications dans ces domaines.
Demander une photo avec le CV est une pratique courante et controversée. La photo doit ressembler à un portrait professionnel, sur fond blanc ou bleu uni, en tenue formelle.
La lettre de motivation
La lettre de motivation peut être intégrée directement dans le corps de l’e-mail de candidature. Mieux vaut la garder brève, claire et simple, car la personne qui l’examine ne parle pas forcément couramment anglais.
Veillez à bien mettre en avant les éléments suivants :
- le poste visé
- l’expérience et les compétences apportées au poste
- les qualifications actuellement détenues
Beaucoup d’écoles préfèrent que l’accent soit mis sur le plaisir des élèves : mieux vaut donc souligner ce qui rend les cours agréables. À tort ou à raison, l’apparence compte énormément en Thaïlande, particulièrement pour les enseignants.
Se préparer aux entretiens
Cela dépend évidemment de l’école, mais les entretiens d’embauche tendent vers l’informel et ressemblent souvent, dans de nombreux établissements, y compris internationaux, à une simple prise de contact.

Présentez-vous bien habillé. Le costume complet n’est pas toujours nécessaire, mais une tenue professionnelle, propre et repassée reste le minimum.
Évitez à tout prix de vous présenter en sueur ou avec une odeur de bière ou de cigarette.
Prévoyez tous les documents que votre futur employeur pourrait demander :
- les originaux de vos diplômes et relevés de notes, ainsi que des photocopies
- des copies soignées de votre CV, avec photo
- votre passeport
- vos qualifications pertinentes
Apporter des exemples de son travail, comme des travaux d’anciens élèves ou des manuels appréciés et déjà utilisés, peut aussi faire bonne impression.
Le cours de démonstration
Si l’école se montre intéressée, elle demande souvent un cours de démonstration, parfois devant une véritable classe d’élèves, parfois non.
Il m’est arrivé de devoir animer un cours de mathématiques de niveau cinquième, avec des activités en groupe, devant un public de seulement deux employés de bureau d’âge moyen, légèrement blasés, dans le cadre d’un cours de démonstration.
Quoi qu’il en soit, c’est l’occasion de montrer ce dont on est capable : mieux vaut donc rester simple, rendre le cours ludique, et dégager confiance et professionnalisme.
La plupart des enseignants expérimentés gardent sous le coude quelques activités qui fonctionnent à tous les coups auprès des élèves.
Le cours de démonstration n’est pas le moment d’expérimenter : mieux vaut sortir ce qui a déjà fait ses preuves, en gardant à l’esprit qu’il doit rester agréable.
Face à de vrais élèves, l’employeur observera attentivement leurs réactions. L’objectif est de les voir rire, sourire et sortir de leur siège. Yeux au ciel et bâillements sont mauvais signe.
Une fois en poste
En cherchant un poste d’enseignant en Thaïlande, plusieurs éléments méritent d’être pris en compte pour profiter pleinement de l’expérience.
Les contrats
Dans la plupart des écoles, le contrat d’enseignement dure un an, généralement d’avril ou mai jusqu’à fin mars ou avril de l’année suivante, dans les établissements qui suivent le calendrier scolaire thaïlandais.
Les écoles internationales et les universités suivent parfois plutôt le calendrier occidental.
Certaines écoles moins scrupuleuses ne proposent que des contrats de 11 mois, sans rémunérer la pause d’avril.
Cela représente non seulement un mois entier sans salaire, mais oblige aussi à annuler son permis de travail thaïlandais et à perdre son visa à la fin de chaque contrat. Il faut alors reprendre toute la procédure depuis le début si l’on resigne avec la même école. Une situation généralement peu avantageuse.
Sauf raison impérieuse de signer malgré tout, mieux vaut éviter les écoles qui ne proposent pas de contrats de 12 mois.
Visas et permis de travail
Un visa de travail et un permis de travail sont nécessaires pour enseigner l’anglais en Thaïlande.
Trois cas de figure se présentent généralement :
- Les bonnes écoles gèrent l’ensemble des démarches nécessaires pour travailler légalement en Thaïlande. Certaines emploient même une personne dédiée uniquement à cette tâche, qui prépare les documents et règle les frais nécessaires.
- Les écoles correctes couvrent les frais d’au moins l’une des deux démarches, généralement le permis de travail. Les mauvaises écoles ne paient rien du tout et laissent l’enseignant se débrouiller seul, à l’exception de leur part administrative.
- Les écoles à éviter n’apportent aucune aide pour l’un ou l’autre, et n’hésitent pas à embaucher illégalement.
Certains enseignants préfèrent travailler sans visa ni permis de travail, estimant que cela leur laisse la liberté de partir quand ils le souhaitent. Mais cette pratique n’est pas recommandée : elle est illégale et expose à la prison, à des amendes ou à l’expulsion si l’immigration décide d’effectuer un contrôle inopiné dans l’école.
Sans ces documents, aucun recours légal n’est possible si l’employeur décide de retenir un mois de salaire.
Il faut aussi multiplier les visa runs, coûteux et risqués, jusqu’au poste-frontière le plus proche, avec le risque de se voir refuser la réentrée et de se retrouver bloqué hors de Thaïlande.
NE TRAVAILLEZ JAMAIS ILLÉGALEMENT. Si l’employeur ne propose aucune aide pour le permis de travail ou le visa, mieux vaut chercher ailleurs.
Les heures de cours
Un enseignant à temps plein donne en général entre 15 et 20 heures de cours par semaine.

Ce chiffre peut sembler modeste, mais il ne couvre ni la préparation, ni la correction, ni les activités extrascolaires, sans compter que l’enseignement lui-même peut se révéler physiquement éprouvant.
Quatre heures de cours par jour peuvent déjà épuiser. Mieux vaut éviter tout contrat qui impose 22 heures de cours ou plus par semaine.
Les heures de présence
Ces horaires varient également, mais la plupart des écoles attendent une présence sur le campus de huit à dix heures par jour, parfois davantage dans les établissements internationaux.
Les activités extrascolaires
La plupart des écoles proposent des activités extrascolaires, sport, cours supplémentaires ou colonies de vacances. Mieux vaut rester prudent sur ce que l’on accepte en signant son contrat.
Accepter de venir le samedi et le dimanche matin sans rémunération, par exemple, peut vite être regretté.
Les contrats prévoyant un volume excessif d’activités extrascolaires sont généralement à éviter : chacun a droit à un peu de temps pour soi.
Quitter le campus pendant les heures de cours
Cela varie d’une école à l’autre. Certaines se montrent souples quant à ce que font les enseignants durant leurs heures creuses en journée.
D’autres sont plus strictes et exigent que les enseignants restent dans l’enceinte du campus du début à la fin de la journée.
Personnellement, je n’accepterais pas de signer avec une école qui prive ses enseignants du droit de traverser la rue pour un café ou un déjeuner à l’occasion.
Les congés
La loi thaïlandaise ouvre droit à des congés maladie et personnels payés. Jusqu’à 30 jours de congé maladie payés sont possibles, mais au-delà de trois jours consécutifs, l’employeur peut exiger un certificat médical.
Après une première année de travail, un minimum de six jours de congés personnels payés s’ajoute, ainsi que 13 jours fériés nationaux.
En signant un contrat, mieux vaut s’assurer que l’école propose bien des congés maladie payés ainsi qu’au moins cinq jours de congés personnels payés.
La taille des classes et le niveau des élèves
Concernant la taille des classes, plus petit reste toujours préférable. Les classes réduites laissent plus de temps pour s’occuper de chaque élève et permettent de nouer une meilleure relation avec eux.
En général, plus les frais de scolarité sont élevés, plus les classes sont réduites. Les écoles internationales peuvent compter aussi peu que 15 élèves par classe, contre 50 à 60 dans les écoles publiques thaïlandaises.
Le niveau des élèves varie aussi considérablement. Le niveau d’anglais dans la plupart des écoles publiques thaïlandaises reste souvent bien plus faible que dans les écoles internationales, où les élèves s’expriment plus couramment.
Mieux vaut se renseigner sur la taille des classes dès l’entretien.
Les infrastructures scolaires
Là encore, meilleure est l’école, meilleures sont les infrastructures. Les écoles publiques thaïlandaises restent en général très basiques.
Les écoles publiques disposent parfois seulement de ventilateurs, d’équipements technologiques dépassés et de fournitures de base limitées.
Les écoles internationales, elles, sont entièrement climatisées et équipées de matériel innovant, comme des tableaux blancs interactifs et un ordinateur portable pour chaque élève.
Du point de vue de l’enseignant, l’école devrait au minimum offrir une bonne connexion wifi facilement accessible, une salle des professeurs climatisée, et les outils de base nécessaires au travail.
Méfiez-vous des écoles qui attendent de vous que vous fournissiez tout vous-même.
S’installer en Thaïlande
Une fois la démission remise et la décision de s’installer en Thaïlande prise, plusieurs préparatifs s’imposent.
Les documents
Comme mentionné plus haut, les originaux des documents suivants peuvent être demandés :
- le diplôme et les relevés de notes
- le certificat TEFL, TESOL ou CELTA
- l’extrait de casier judiciaire du pays d’origine
- des photos d’identité
Les visas
Le visa nécessaire dépend généralement de la situation de chacun. Pour qui a la chance d’avoir déjà un poste en vue, l’employeur peut envoyer les documents à l’avance, permettant de demander un visa non-immigrant B auprès de l’ambassade thaïlandaise locale.
Ces documents doivent inclure :
- une lettre d’acceptation de l’employeur
- une lettre d’approbation de l’organisme public thaïlandais compétent, comme l’Office of Basic Education Commission
- la licence et le certificat d’enregistrement de l’employeur
Le plus souvent, il faut demander un visa touristique à entrée unique, que l’employeur convertit ensuite en visa affaires une fois arrivé en Thaïlande.

Ce visa donne droit à 60 jours dans le royaume, avec une possible extension de 30 jours supplémentaires. Largement de quoi trouver un poste et convertir son visa dans un bureau d’immigration thaïlandais local.
D’autres visas permettent également de travailler, comme le visa Non-O (mariage), à condition de détenir un permis de travail.
Où loger
Le choix du quartier de Bangkok où loger pendant la recherche d’emploi dépend surtout de la zone où l’on souhaite travailler.
Bangkok propose les postes les mieux rémunérés et la plus grande variété d’offres : un bon point de départ pour qui n’a pas de destination précise en tête.
Des logements abordables existent un peu partout dans la ville, même si les prix grimpent dans les quartiers expatriés prisés comme Sukhumvit, Silom et Sathorn.
Dans un premier temps, mieux vaut opter pour un appartement en résidence de services ou un hôtel proposant des locations mensuelles, plutôt qu’un condo.
Les condos proposent en général des contrats semestriels ou annuels. Mieux vaut donc éviter de s’engager trop tôt dans un quartier précis, au cas où un poste intéressant se présenterait de l’autre côté de la ville.
Sans véhicule personnel, mieux vaut choisir un logement proche des transports en commun, comme le BTS ou le MRT. Et surtout, ne sous-estimez jamais les embouteillages de Bangkok.
Notre guide sur la location de condos à Bangkok constitue un excellent point de départ pour trouver un logement, avec un large choix de biens.
Il est aussi possible de trouver des locations mensuelles un peu plus chères sur Airbnb. Mais attention : Airbnb reste légal en Thaïlande uniquement pour les locations de plus de 30 jours.
Le budget de base
Plusieurs guides budgétaires détaillés existent en ligne pour se faire une idée du montant à mettre de côté avant de s’envoler pour Bangkok. Notre article sur le coût de la vie en Thaïlande ou notre calculateur gratuit du coût de la vie en Thaïlande permettent d’estimer les dépenses mensuelles.
Le logement
Le coût peut être aussi réduit que souhaité, selon les concessions acceptées.
Un appartement confortable et bien situé coûte environ 8 000 à 15 000 THB par mois, selon le quartier. Certaines locations exigent un dépôt initial, généralement équivalent à un ou deux mois de loyer.
Les dépenses courantes
Les dépenses restent modérées pour qui sait rester raisonnable. La cuisine thaïlandaise locale est très bon marché : comptez entre 50 et 100 THB pour un repas.
Vêtements et autres produits de première nécessité coûtent en général un peu moins cher qu’en Occident.
Les transports
Les transports à Bangkok restent bon marché. Les tickets de BTS et de MRT dépassent rarement 50 THB par trajet, et les taxis comme les motos-taxis coûtent peu cher.
Quelques milliers de bahts suffisent en général, avec peut-être une marge supplémentaire pour les trajets plus longs en cas d’entretiens éloignés.
Environ 20 000 THB par mois permettent à une personne seule de vivre confortablement à Bangkok.
À vous de jouer
Pour décrocher un poste d’enseignant en Thaïlande, la première chose nécessaire est une licence. Vient ensuite un certificat comme le TEFL, le TESOL ou le CELTA.
La licence peut être obtenue dans n’importe quel domaine et n’importe quel établissement, mais l’un de ces certificats facilite grandement l’accès à un poste d’enseignant en Thaïlande.