Les expatriés en Thaïlande sont plus exposés au stress, à l’anxiété et à la dépression. Ce guide passe en revue les lignes d’écoute d’urgence, les centres de conseil, les psychiatres, les assurances et les endroits où trouver de l’aide en anglais.
Points clés
- Les expatriés présentent des taux plus élevés d’anxiété, de dépression et d’abus de substances que leurs compatriotes restés au pays, selon une étude publiée dans l’International Journal of Mental Health.
- En cas de crise de santé mentale, appelez la ligne anglophone de Samaritans Thailand au (02) 113-6789, option 2 ; elle est anonyme et assurée tous les jours de 12h00 à 22h00.
- PSI (Psychological Services International) et NCS (New Counseling Service) sont les deux principaux centres de conseil de Bangkok et peuvent vous orienter rapidement vers un thérapeute adapté.
- Pour un traitement médicamenteux, insistez pour voir un psychiatre plutôt qu’un généraliste ; Bangkok Hospital et Manarom Hospital disposent tous deux d’unités psychiatriques dédiées.
- Toutes les assurances santé ne couvrent pas les soins psychiatriques, et la plupart imposent un délai de carence de 6 à 10 mois avant l’activation de la garantie : réglez votre couverture dès votre arrivée.
- Si vous vivez en dehors des grandes villes, un suivi à distance par appel vidéo est possible et les médicaments peuvent être livrés après une consultation à distance ; pour la psychiatrie, rendez-vous d’abord dans un hôpital de grande ville.
- Des réunions des AA en anglais ont lieu régulièrement à Bangkok, Chiang Mai, Pattaya et Hua Hin, avec des programmes affiliés pour les drogues, la suralimentation et le jeu.
Saviez-vous que les expatriés ont plus de risques de rencontrer des problèmes de santé mentale ? Être loin de chez soi et vivre dans un nouvel environnement peut entraîner du stress, de l’anxiété ou de la dépression. Les conséquences de ces problèmes peuvent nuire à votre vie. Heureusement, la Thaïlande propose diverses méthodes de traitement, avec des conseillers et des psychiatres formés selon les standards occidentaux.
Cet article ne se contente pas de présenter les services psychiatriques et d’urgence, le conseil et la psychothérapie en Thaïlande. J’y partage aussi des expériences réelles, difficultés et réussites, vécues par nos lecteurs en cherchant de l’aide pour des troubles de santé mentale en Thaïlande. Les noms ont été omis pour préserver l’anonymat.
Si vous êtes en crise en ce moment, allez directement au paragraphe ci-dessous sur les 3 conseils d’urgence.
Contents
- Points clés
- Qu'est-ce qu'un problème de santé mentale ?
- Pourquoi certains expatriés attendent trop longtemps avant de demander de l'aide en Thaïlande
- Les problèmes de santé mentale les plus courants
- Traitement
- Se remettre d'une addiction
- Conseil psychologique et psychothérapie
- Psychiatres et traitements médicamenteux
- Prise en charge en établissement
- Traitement psychiatrique sous contrainte (internement)
- Professionnels spécialisés dans l'enfance et l'adolescence
- Thérapie de couple
- Programmes d'aide aux employés (PAE)
- Auto-assistance et bien-être
- Suivi à distance
- Thérapie en ligne et options de télésanté pour la santé mentale
- La langue en santé mentale
- Se soigner en Thaïlande ou rentrer au pays
- Combien coûtent le conseil, la thérapie et la psychiatrie en Thaïlande
- Assurance et problèmes de santé mentale
- Ressources
- Foire aux questions
- Combien coûte une séance de thérapie ou de conseil en Thaïlande ?
- Existe-t-il une application thaïlandaise pour prendre rendez-vous en ligne avec un psychiatre ou un thérapeute ?
- Puis-je utiliser BetterHelp ou une autre plateforme internationale de thérapie en ligne depuis la Thaïlande ?
- L'assurance maladie en Thaïlande couvre-t-elle les soins de santé mentale ?
- La ligne d'écoute des Samaritans en Thaïlande est-elle ouverte 24 heures sur 24 ?
Qu’est-ce qu’un problème de santé mentale ?
Votre santé mentale est aussi essentielle que votre santé physique. Les troubles mentaux sont bien réels. Et les surmonter demande l’aide d’un thérapeute.
Mais que se passe-t-il, exactement ? Avez-vous un problème de santé mentale, ou êtes-vous simplement malheureux ? Vos émotions sont-elles une réaction normale, bien que douloureuse, à des événements de la vie ? Ou souffrez-vous d’un trouble mental sérieux ?
En tant qu’expatrié, vous pourriez rencontrer plus de problèmes de santé mentale que vous ne le pensez. Une étude publiée dans The International Journal of Mental Health affirme que :
« Les personnes vivant en tant qu’expatriées présentent des niveaux de risque supérieurs à ceux de leurs homologues basés aux États-Unis. Les expatriés semblent présenter un risque plus élevé de troubles intériorisés et extériorisés, ainsi qu’un risque plus élevé d’abus de substances. »
Les tests en ligne et les idées reçues sur la santé mentale peuvent être trompeurs. Alors, que pouvez-vous faire ?
Posez-vous les bonnes questions !
- Essayez d’identifier ce que vous ressentez.
- Êtes-vous triste ? Anxieux ? Manquez-vous d’énergie ? Ou êtes-vous si tendu que vous n’arrivez pas à dormir ?
- Vos réactions face aux événements de la vie ont-elles changé par rapport à avant ?
- Pouvez-vous identifier des difficultés précises : problèmes sexuels, difficultés relationnelles, deuil ou souvenirs traumatiques ?
- Depuis combien de temps cela dure-t-il ? Pouvez-vous situer le moment où le problème est apparu ?
- À quel point cela vous semble-t-il urgent ? Faites confiance à ce ressenti et agissez en conséquence.
Obtenir de l’aide
Si vous consultez un conseiller ou un psychothérapeute, il vous aide à identifier le problème. Il vous évalue. Mais il ne vous colle pas d’étiquette de maladie mentale. Votre traitement commence pourtant dès la première séance.
Si vous souffrez d’un problème de santé mentale, le conseiller élabore un plan de traitement avec vous.
Si votre mal-être n’est pas un problème de santé mentale mais une réaction à un événement de la vie, comme un deuil, des difficultés relationnelles ou des difficultés d’adaptation à la Thaïlande, le conseiller peut vous accompagner tout au long de ce processus.
Consulter peut être une bonne idée (plus d’informations ci-dessous). Parlez-en avec un conseiller expérimenté. Il vous orientera vers un psychiatre si vous avez besoin d’un traitement médicamenteux.
N’oubliez pas que les conseillers sont là pour vous aider et vous conseiller. Mais c’est vous qui prenez les décisions.
3 conseils d’urgence
- Appelez les Samaritans.
- Consultez un conseiller cette semaine.
- Si votre crise met votre vie en danger, rendez-vous dans un hôpital international. Demandez à voir le psychiatre de garde.
Les services de santé mentale sont CONFIDENTIELS. Rien de ce que vous dites n’est transmis à une autre personne, sauf si vous représentez un danger pour vous-même ou pour autrui (par exemple en cas d’intention suicidaire ou de passage à l’acte violent).
Appelez les Samaritans
Les Samaritans sont une organisation présente dans le monde entier qui propose une ligne d’écoute en cas de crise, tenue par des bénévoles formés, disponible tous les jours de 12h00 à 22h00. En Thaïlande, vous pouvez appeler le service en anglais des Samaritans au (02) 113–6789, option 2. Les Samaritans sont anonymes, ce qui veut dire que vous n’avez même pas besoin de donner votre vrai nom. Vous pouvez aussi les contacter par e-mail via les adresses indiquées sur leur site.
Le gouvernement thaïlandais gère aussi deux lignes d’écoute en thaï. Appelez le 1667 et le 1323. Mais ces services s’adressent principalement aux Thaïlandais.
Consultez un conseiller dès maintenant
Les conseillers ne sont pas disponibles 24 heures sur 24. Mais si vous pouvez patienter jusqu’au lendemain matin, écrivez dès maintenant à l’un des centres de conseil ci-dessous ou au praticien privé de votre choix. Insistez sur le fait que vous êtes en crise et demandez à être reçu au plus vite. Et n’annulez pas le rendez-vous.
Les conseillers et psychothérapeutes ne vous jugeront pas. Ensemble, vous pourrez comprendre ce qui se passe en vous. Et ils élaboreront avec vous un plan de traitement.
NCS et PSI sont deux centres de conseil bien connus à Bangkok. Ils peuvent vous trouver un conseiller. Les praticiens privés vous reçoivent aussi rapidement en cas de crise.
Bien que le suivi s’étale sur plusieurs semaines, voire plusieurs mois, de nombreuses personnes constatent que la première séance change déjà quelque chose à leur bien-être mental.
Les expatriés qui ont récemment cherché de l’aide disent souvent que la partie la plus difficile est de trouver un conseiller anglophone disponible. Il est utile d’écrire à plusieurs centres en même temps en précisant clairement que vous avez besoin d’un rendez-vous rapidement.
Les conseillers peuvent aussi vous orienter vers un psychiatre si vous avez besoin d’un traitement médicamenteux.
En cas de crise mettant votre vie en danger, consultez le psychiatre de garde dans un hôpital international
Vous pouvez aussi vous présenter directement dans n’importe quel hôpital international, à toute heure. Demandez le psychiatre de garde. Il est essentiel que ce dernier parle bien anglais.
N’en parlez pas d’abord à un proche ou à un ami. Les hôpitaux vous demanderont un paiement ou une assurance. Mais ne laissez pas cela vous freiner si vous êtes en crise. Votre santé passe avant tout.
À Bangkok, Bangkok Hospital et Manarom Hospital disposent d’unités psychiatriques dédiées. Mais n’importe quel psychiatre peut vous venir en aide en cas d’urgence.
Si vous consultez un conseiller ou un psychologue, il vous évalue et vous aide à identifier le problème.
Et même si votre traitement commence dès la première séance, il ne vous collera pas d’étiquette de maladie mentale.
Pourquoi certains expatriés attendent trop longtemps avant de demander de l’aide en Thaïlande
Beaucoup d’expatriés repoussent le moment de demander de l’aide, non pas parce que la Thaïlande manque de bons prestataires, mais à cause de quelques obstacles pratiques et culturels propres à la vie ici.
- Ne pas savoir par où commencer. Contrairement à chez vous, vous n’avez peut-être pas ici de médecin de famille ou de recommandation d’un ami pour vous orienter vers un conseiller. La section Ressources plus bas dans ce guide est conçue pour combler ce manque.
- La crainte pour sa vie privée dans une petite communauté d’expatriés. En dehors de Bangkok surtout, les communautés d’expatriés sont réduites, et certains lecteurs nous confient craindre de croiser leur thérapeute dans un cadre social. Demandez à tout prestataire sa politique de confidentialité avant la première séance, c’est une question tout à fait normale.
- Les attitudes locales face à la thérapie. Comme l’explique plus loin dans ce guide la Dre Somrak Chuwanichawong de l’hôpital Srithanya, les attitudes thaïlandaises conservatrices envers la thérapie peuvent influencer la façon dont on parle de santé mentale en général, même si les prestataires internationaux de Bangkok et Chiang Mai travaillent selon les normes occidentales et reçoivent des clients expatriés au quotidien.
- Penser que c’est inabordable. Les coûts varient beaucoup, comme le détaille la section Coûts plus bas, et certains centres proposent des tarifs dégressifs pour les personnes à faibles revenus.
Aucun de ces obstacles n’est une raison d’attendre si vous traversez une période difficile. Si vous êtes en crise en ce moment, allez directement aux conseils d’urgence en haut de ce guide.
Les problèmes de santé mentale les plus courants
Les problèmes de santé mentale prennent des formes variées. Même si vous ne vous sentez pas tout à fait bien, mieux vaut chercher de l’aide.
Je savais que quelque chose n’allait pas. Je perdais patience tous les jours avec ma famille. J’avais des accès de colère, des hauts et des bas irrationnels. À un moment, je n’arrivais même plus à prendre de petites ou grandes décisions. Je savais qu’il fallait que je me fasse aider, mais je voulais trouver un endroit où je me sentirais à l’aise d’aller, vu la façon dont la santé mentale est perçue en Thaïlande. Et je savais aussi que mes options étaient limitées. – Lecteur TSK
Voici quelques-uns des problèmes de santé mentale courants chez les expatriés, et où trouver de l’aide.
Dépression
Même si l’on dit souvent « je suis déprimé » quand on se sent mal, la dépression clinique est un diagnostic à part entière. La dépression n’est ni la tristesse, ni le mal-être, ni l’épuisement, même si ceux-ci peuvent en être des symptômes.
La dépression se traduit par un manque d’énergie et de motivation durable, ainsi qu’une difficulté à se concentrer. Elle entraîne des pensées négatives et un sentiment de dévalorisation. Des événements de la vie peuvent la déclencher, mais les causes sont souvent complexes et difficiles à cerner. Vivre à l’étranger sans réseau de soutien peut provoquer un sentiment de solitude et d’isolement, qui peut lui-même déclencher une dépression. La sévérité varie considérablement d’une personne à l’autre. Si vos symptômes durent depuis plus de deux mois (ou moins s’ils sont sévères), cherchez de l’aide. Seul un professionnel peut diagnostiquer une dépression clinique.
Voici une bonne référence pour en savoir plus sur la dépression.
La dépression se traite par le conseil psychologique et, si besoin, par un traitement médicamenteux.
Anxiété (y compris les crises de panique)
La peur, en soi, n’est pas un problème de santé mentale : elle peut même vous protéger du danger. Mais un état durable de peur, de nervosité et d’inquiétude constante peut vous empêcher de fonctionner au quotidien. Sous sa forme clinique, un thérapeute peut diagnostiquer un trouble anxieux généralisé. Vivre à l’étranger vous confronte aux incertitudes de la vie, qui peuvent réactiver des angoisses déjà présentes. Si vos inquiétudes deviennent envahissantes et affectent sérieusement votre vie, cherchez de l’aide.
Comme la dépression, l’anxiété peut être légère, modérée ou sévère, et elle est également liée au stress. Les crises de panique peuvent être terrifiantes : elles résultent d’une réaction excessive de votre système de réponse au stress. Des troubles anxieux peuvent aussi déclencher ces crises. Demandez l’avis d’un professionnel.
Comme la dépression, l’anxiété se traite par un accompagnement professionnel.
Traumatismes de l’enfance
Un traumatisme vécu dans l’enfance peut marquer toute une vie. Les défis liés à l’installation dans un nouveau pays et à la reconstruction d’une vie peuvent réactiver des souvenirs traumatiques. Ces traumatismes trouvent leur origine dans la maltraitance psychologique ou émotionnelle, la négligence, le harcèlement ou la surprotection. Leurs symptômes peuvent ressembler à ceux du trouble de stress post-traumatique (TSPT).
Un traumatisme de l’enfance peut être à l’origine de symptômes d’anxiété ou de dépression. Il se traite en psychothérapie. Y survivre et chercher de l’aide peut marquer le début d’une nouvelle vie.
Difficultés d’adaptation en Thaïlande
S’adapter à la vie en Thaïlande peut faire émerger des difficultés psychologiques. Comment gérer l’isolement ? La perte de son réseau social ? Comment comprendre sa place dans la société thaïlandaise ? Comment savoir ce que l’on veut accomplir ici ?
Un accompagnement peut vous aider à trouver des solutions avant que ces difficultés ne prennent de l’ampleur.
Problèmes liés à la sexualité
La sexualité reste un sujet peu abordé, ou abordé de façon nuisible. Les difficultés sexuelles et la honte qui les entoure peuvent fragiliser l’estime de soi. Elles peuvent aussi affecter vos relations. Cherchez un conseiller spécialisé dans ce domaine. Vous pouvez supposer qu’il a déjà tout entendu. Il ne vous jugera pas et ne vous fera pas honte.
Orientation sexuelle
L’orientation sexuelle n’est pas en soi un problème de santé mentale. Mais des difficultés peuvent naître de la façon dont certaines personnes traitent celles dont l’orientation diffère. Si vous êtes LGBTQIA (lesbienne, gay, bisexuel, transgenre, queer, intersexe ou asexuel), vous voudrez peut-être trouver un conseiller familier de votre situation et de vos enjeux de vie. Consultez les liens LGBTQIA dans les ressources ci-dessous.
Difficultés relationnelles
Les relations proches font ressortir le meilleur comme le pire en nous. Les couples interculturels doivent gérer une difficulté supplémentaire.
La thérapie de couple aide à mieux communiquer. Recherchez un spécialiste de la thérapie de couple.
Troubles alimentaires
Les troubles alimentaires comme la boulimie, l’hyperphagie ou l’anorexie touchent une part importante de la population en Thaïlande, aussi bien les Thaïlandais que les étrangers. Ils se traitent au mieux avec des médecins, des conseillers et des nutritionnistes. Si le trouble est sévère et nécessite une prise en charge en établissement sur le long terme, il peut être préférable de rentrer dans son pays d’origine. Si un adolescent souffre d’un trouble alimentaire, contactez le conseiller scolaire pour obtenir une orientation.
Traitement
Se remettre d’une addiction
Se remettre d’une addiction demande une attention quotidienne, même dès les premières étapes. La méthode qui fonctionne le mieux reste les AA (Alcooliques Anonymes). Ils ont aussi des programmes affiliés pour les drogues, la suralimentation, le jeu et d’autres addictions. Les AA organisent des réunions anonymes entre personnes dépendantes et anciens dépendants. Ils proposent aussi un système de parrainage bénévole assuré par des membres ayant plus de deux ans de sobriété.
Des réunions des AA en anglais ont lieu à Bangkok, Chiang Mai, Pattaya, Hua Hin et dans d’autres zones touristiques. Les AA proposent aussi des forums en ligne et des réunions basées en Thaïlande. C’est gratuit et efficace.
Une prise en charge en établissement pour les addictions est disponible dans plusieurs centres en Thaïlande. Voir les ressources ci-dessous.
Si vous luttez contre une addiction sévère et avez besoin d’un traitement prolongé en établissement, envisagez de rentrer dans votre pays d’origine pour vous faire aider.
Conseil psychologique et psychothérapie
Le conseil psychologique et la psychothérapie se ressemblent : on parle de thérapies par la parole. Le thérapeute vous aide à mettre en lumière vos difficultés, à en comprendre les causes et à trouver des solutions. Le nombre de séances dépend de la nature et de la sévérité du problème.
Le conseiller est là pour vous comprendre et vous aider. La thérapie se déroule sans jugement et dans la confidentialité. L’objectif est de vous aider à reprendre les rênes de votre propre vie. Les conseillers et psychothérapeutes suivent des années de formation, accréditées dans leur pays d’origine.
Les thérapies par la parole affichent un taux de réussite élevé.
Pour choisir un conseiller, fiez-vous à votre bon sens. Vous devez pouvoir lui faire confiance. Il doit aussi être capable de vous comprendre. Un bon conseiller vous met au défi et facilite le changement. Trouver le bon conseiller fait déjà partie du chemin vers le mieux-être. Vous devez également pouvoir faire confiance au psychiatre et à sa connaissance du bon traitement. N’hésitez pas à poser des questions.
Les conseillers et psychothérapeutes suivent différentes écoles de pensée, mais adaptent leur approche aux besoins de chaque client. Si vous découvrez le conseil psychologique, n’hésitez pas à interroger le thérapeute sur ses méthodes et les théories qui les sous-tendent. Mais n’oubliez pas que la relation entre le client et le thérapeute reste l’outil de guérison le plus puissant.
Psychiatres et traitements médicamenteux
Un psychiatre est un médecin ayant suivi une formation complémentaire en psychiatrie, la discipline médicale dédiée aux troubles mentaux. En Thaïlande, tout médecin peut prescrire un traitement. Insistez pour consulter un psychiatre plutôt qu’un généraliste pour vos ordonnances.
Bangkok Hospital, Manarom Hospital, et Chulalongkorn Hospital emploient des psychiatres, des conseillers et d’autres professionnels de santé. Les centres de conseil comme PSI et NCS, ainsi que les thérapeutes privés, peuvent vous orienter vers les psychiatres et hôpitaux avec lesquels ils travaillent.
En Thaïlande, les psychiatres n’orientent pas toujours vers un suivi psychologique. Dans certains pays, en revanche, les deux professions travaillent main dans la main.
N’hésitez pas à poser des questions sur votre traitement.
Si vous pouvez consulter un psychiatre dans un hôpital international à Bangkok et à Chiang Mai, l’offre reste limitée en dehors de ces deux villes.
Il n’y a qu’un seul psychiatre agréé pour 250 000 habitants. L’objectif de santé publique est d’atteindre un psychiatre pour 100 000 habitants. Dans la culture thaïlandaise, il n’est pas courant de consulter un thérapeute, sauf lorsque les symptômes d’un trouble mental sont manifestes. Les Thaïlandais les plus conservateurs ont généralement une mauvaise perception des personnes qui suivent une thérapie. – Dr Somrak Chuwanichawong, de l’hôpital Srithanya à Bangkok
Plus d’informations sur la différence entre psychiatres et psychothérapeutes, ou psychologues, aux États-Unis.
Prise en charge en établissement
La plupart des troubles légers à modérés se traitent tout en continuant à mener sa vie. Vous pouvez tester les solutions élaborées en thérapie, réparer vos relations et améliorer votre situation. Une prise en charge en établissement devient nécessaire lorsque vous ne parvenez plus à fonctionner au quotidien. Quelques hôpitaux à Bangkok proposent ce type de traitement si votre assurance le couvre.
Une prise en charge en établissement pour les addictions existe également. Mais si votre problème vous empêche de fonctionner pendant longtemps, ou s’il est sévère, mieux vaut parfois organiser un traitement dans votre pays d’origine. Le rétablissement y est souvent plus facile : moins de différences culturelles à gérer, la proximité de vos proches, et une aide parfois plus abordable, voire gratuite.
Traitement psychiatrique sous contrainte (internement)
Comme dans la plupart des pays, il est possible en Thaïlande de traiter, contre leur gré, des personnes présentant des troubles sévères et représentant un danger pour elles-mêmes ou pour autrui, si un psychiatre le juge nécessaire.
Mais, comme dans la plupart des pays, cette procédure reste lourde et implique des démarches légales thaïlandaises. En pratique, il est rare que les professionnels encouragent les étrangers à rentrer dans leur pays pour se faire traiter. Il est conseillé de rédiger des directives anticipées désignant une personne de confiance en Thaïlande, habilitée à décider des options de traitement en votre nom si vous en devenez incapable. Gardez toujours sur vous le nom et les coordonnées de cette personne.
Professionnels spécialisés dans l’enfance et l’adolescence
La plupart des écoles internationales emploient un conseiller scolaire capable d’évaluer les besoins de votre enfant en matière de santé mentale et de lui proposer un suivi thérapeutique. Consulter le conseiller scolaire est une démarche intelligente, pas un aveu d’échec. Il peut aussi orienter votre enfant vers des thérapeutes et, si nécessaire, des psychiatres. La Merak Clinic à Nonthaburi est un centre de santé mentale intégré pour enfants et adolescents, traitant des troubles comme l’autisme, le TDAH et d’autres. Certains praticiens privés sont également formés et expérimentés dans le travail avec les enfants. Assurez-vous que le conseiller travaille avec la bonne tranche d’âge avant de le consulter.
Thérapie de couple
J’aurais aimé que nous fassions une thérapie de couple plus tôt ! C’est le commentaire le plus fréquent chez les clients. La thérapie de couple apprend à communiquer de façon efficace, ouverte, avec curiosité et bienveillance, ainsi qu’à résoudre les conflits. Elle ne peut pas sauver votre relation. Mais elle peut vous aider tous les deux à comprendre ce que vous attendez de cette relation et à trouver le meilleur compromis possible. Demandez à votre conseiller s’il peut vous orienter vers un spécialiste de la thérapie de couple.
Programmes d’aide aux employés (PAE)
Certaines entreprises proposent des programmes d’aide aux employés, même si en Thaïlande vous n’en avez pas toujours connaissance. N’hésitez pas à vous renseigner auprès de votre service RH. Ce type de programme existe notamment dans des structures comme les écoles internationales. Les employés et les membres de leur famille ont droit à un certain nombre de séances de conseil par an, prises en charge par l’entreprise.
Ce suivi est confidentiel. Votre employeur ne saura pas ce que vous avez dit. Dans les cas sérieux, les professionnels peuvent vous orienter vers une aide plus poussée.
Auto-assistance et bien-être
Du massage traditionnel à la méditation en passant par les groupes d’entraide, la Thaïlande offre de nombreuses options. Les troubles mentaux répondent bien à ces approches. Apprenez à méditer dans un monastère ou dans un centre de méditation en anglais comme le Little Bangkok Meditation Center ou le Rojana Dhamma Center.
Participez à une retraite de yoga, pratiquez le yoga, le qi gong ou la technique Alexander dans un centre spécialisé, et profitez des bienfaits d’une école de massage thaïlandais traditionnel. Si vous vivez à Bangkok, Hua Hin ou Chiang Mai, vous pouvez rechercher des rencontres et des groupes d’entraide pour retrouver de la joie dans votre vie.
L’exercice physique et la stimulation mentale jouent un rôle essentiel dans le traitement de la dépression et de l’anxiété. Nouer des amitiés avec des personnes qui partagent vos centres d’intérêt et s’engager dans le monde qui vous entoure peut aussi vous aider à mieux gérer vos difficultés.
Suivi à distance
Si vous vivez en dehors des grandes villes, vous devrez peut-être passer par un suivi à distance via Zoom ou une autre plateforme d’appel vidéo. Mais les conseillers basés en Thaïlande souhaitent en général vous rencontrer en personne au moins une fois. Il existe aussi des services de conseil en ligne réputés si vous préférez travailler avec un conseiller de votre pays d’origine.
Les expatriés qui vivent en dehors des grandes villes disent souvent que les séances en vidéo fonctionnent mieux qu’ils ne l’auraient cru. Beaucoup continuent ainsi à consulter le même conseiller même après avoir déménagé dans une autre ville.
Il est également possible de se faire livrer un traitement après une consultation à distance.
Thérapie en ligne et options de télésanté pour la santé mentale
Le conseil à distance par appel vidéo, évoqué plus haut, fonctionne bien pour de nombreux expatriés vivant en dehors de Bangkok ou de Chiang Mai. Quelques plateformes nommées ici simplifient la démarche par rapport à la recherche d’un praticien privé prêt à travailler via Zoom.
Plateformes basées en Thaïlande
Ooca est une application thaïlandaise de télésanté qui met en relation les utilisateurs, par appel vidéo, avec des psychiatres et psychologues agréés par le Medical Council of Thailand et la Thai Clinical Psychologist Association. Vous choisissez un prestataire et un créneau dans l’application, payez par carte, et suivez la séance d’où que vous soyez, sans déplacement en clinique. Les séances démarrent à THB450 pour un créneau de 30 minutes avec un psychologue et THB1,000 pour un créneau de 30 minutes avec un psychiatre. Les pages en anglais de l’application n’indiquent pas clairement si des prestataires anglophones sont garantis ; confirmez donc ce point auprès du prestataire avant de réserver si l’anglais est indispensable pour vous.
Pour la télésanté générale en dehors du domaine de la santé mentale, comme consulter un médecin généraliste ou se faire livrer des médicaments, consultez notre guide de la télémédecine en Thaïlande.
Plateformes internationales
BetterHelp et les plateformes internationales similaires fonctionnent depuis la Thaïlande tant que vous disposez d’une connexion internet stable, puisque vous êtes mis en relation avec un thérapeute via leur propre réseau plutôt que par un prestataire thaïlandais. La page tarifaire de BetterHelp indique 70 USD à 100 USD par semaine, facturés sous forme d’abonnement, sans toutefois donner de tarif spécifique à la Thaïlande. Avant de vous engager, vérifiez auprès de la plateforme que le thérapeute qui vous est attribué est autorisé à exercer auprès d’un client basé en Thaïlande, car les règles d’autorisation en télésanté varient selon le thérapeute et le lieu de résidence du client, un point que la plateforme n’indique pas clairement à l’avance.
Quand la télésanté n’est pas la bonne solution
Une séance en vidéo convient bien pour un suivi continu, mais ce n’est pas le bon outil si vous traversez une crise en ce moment. Si vous représentez un danger pour vous-même ou pour autrui, appelez les Samaritans ou rendez-vous en personne dans un hôpital international, comme indiqué dans les conseils d’urgence en haut de ce guide, plutôt que d’attendre un créneau de télésanté.
Faites votre séance vidéo dans un endroit privé, une pièce fermée plutôt qu’un espace de coworking partagé ou une partie commune ouverte d’un condo, car vous allez probablement aborder des informations sensibles à voix haute. Les règles de confidentialité des prestataires de télésanté sont les mêmes que pour les séances en présentiel.
La langue en santé mentale
La santé mentale reposant sur la parole, la langue joue un rôle essentiel.
La plupart des conseillers internationaux en Thaïlande exercent en anglais. Mais vous pouvez aussi trouver un conseiller parlant une grande langue européenne, le japonais ou le mandarin si vous vivez à Bangkok ou à Chiang Mai. Demandez à un centre de conseil de vous orienter.
Les psychiatres des hôpitaux internationaux parlent bien anglais. Si vous vivez en dehors des grandes villes, rendez-vous d’abord dans un hôpital de grande ville pour obtenir un diagnostic et une ordonnance, puis demandez à être orienté vers un hôpital local. Prévoyez des suivis réguliers avec le psychiatre.
Se soigner en Thaïlande ou rentrer au pays
Les conseillers et psychiatres des hôpitaux internationaux travaillent selon les standards occidentaux. Ils ont l’habitude des expatriés et connaissent leur situation. Que vous soyez de passage ou installé durablement en Thaïlande, vous y trouverez une aide de qualité.
L’exception concerne les troubles sévères et de longue durée nécessitant une prise en charge en établissement. Dans ces cas, rentrer au pays peut être la meilleure option, tant sur le plan financier que pour bénéficier du bon traitement et d’un réseau de soutien adapté. Cela vaut aussi pour une prise en charge de longue durée en addictologie. Si vous vivez en dehors des grandes villes, il faudra peut-être vous déplacer pour vous faire soigner.
Combien coûtent le conseil, la thérapie et la psychiatrie en Thaïlande
Les tarifs varient beaucoup selon le type de prestataire, et la plupart des centres de conseil à Bangkok, dont PSI et NCS mentionnés plus haut, ne publient pas leurs prix en ligne. Voici ce que les prestataires publient réellement eux-mêmes, histoire d’avoir un point de départ avant d’appeler pour demander un devis.
| Type de prestataire | Prix publié | Remarques |
|---|---|---|
| Conseil privé (Counselling Thailand) | THB2,765 la séance de 60 minutes, THB3,745 les 90 minutes | Même tarif forfaitaire pour les séances individuelles, en couple ou en famille |
| Psychologue en télésanté (application Ooca) | À partir de THB450 la séance de 30 minutes | Prestataires anglophones non garantis, à confirmer avant la réservation |
| Psychiatre en télésanté (application Ooca) | À partir de THB1,000 la séance de 30 minutes | Comprend l’évaluation et les conseils sur les médicaments par appel vidéo |
| Consultation psychiatrique en hôpital | Non publié | Demandez le devis complet, consultation plus médicaments éventuels, avant de réserver |
PSI et NCS, les deux centres mentionnés plus haut dans ce guide, communiquent leurs tarifs par e-mail ou par téléphone plutôt qu’en ligne ; contactez-les donc directement si vous voulez connaître le prix avant de réserver une première séance.
Le prix suit généralement l’expérience et le cadre plutôt qu’un barème fixe. Un conseiller récemment agréé exerçant en indépendant coûte en général moins cher qu’un psychiatre expérimenté dans un hôpital privé, et les hôpitaux aux normes internationales pratiquent souvent des tarifs plus élevés que les centres de conseil indépendants.
Si vous payez de votre poche et espérez vous faire rembourser, demandez à votre prestataire un reçu mentionnant son numéro de licence et un code de diagnostic avant de quitter la séance. Les assureurs l’exigent généralement au moment de la demande de remboursement, et il est plus difficile à obtenir a posteriori.
Comme indiqué plus haut, certains centres de conseil proposent un tarif dégressif pour les clients à faibles revenus. Pour savoir si votre assurance maladie couvre une partie de ces frais, voir Assurance pour les problèmes de santé mentale plus bas.
Assurance et problèmes de santé mentale
Toutes les assurances ne couvrent pas les soins psychiatriques. Même lorsqu’une police vous couvre, il faut patienter dix mois avant de pouvoir l’utiliser pour consulter un psychiatre.
L’assurance voyage ne couvre généralement pas ces frais.
Certaines assurances exigent une participation financière pour les troubles mentaux. Étudiez vos options d’assurance.
L’assurance santé peut aussi imposer un délai de carence de 6 à 10 mois selon l’assureur. Il est donc conseillé de souscrire dès votre arrivée en Thaïlande. Vous pourrez ainsi consulter un psychiatre au moment voulu, sans attendre.
Certains centres de conseil proposent aussi des tarifs réduits selon vos revenus si vous n’avez pas d’assurance.
Ressources
Remarque : les services ci-dessous sont disponibles en thaï et en anglais. Certains n’ont qu’un site en thaï, mais d’après mes recherches, les correspondants répondent en anglais.
Hôpitaux avec un centre de santé mentale dédié
J’aidais quelqu’un qui avait volontairement pris une overdose de médicaments. Je l’ai emmené à Manarom Hospital. J’ai été choqué de voir qu’ils l’avaient attaché à son lit, mais apparemment, c’est assez courant. J’ai trouvé que le personnel s’occupait bien de lui malgré la barrière de la langue. Je recommanderais cet hôpital à quiconque a besoin d’aide. – Un ami allemand de Karsten
- Des hôpitaux internationaux à Bangkok comme Bumrungrad, BNH, et Samitivej ont des psychiatres de garde.
Centres de conseil
- PSI (Psychological Services International) : le plus grand centre de conseil de Bangkok, aussi le plus central. Large choix de conseillers internationaux et thaïlandais.
- NCS (New Counseling Service) : le centre de conseil le plus ancien de Bangkok, en activité depuis près de 20 ans. Conseillers internationaux et thaïlandais.
- Center for Psychological Wellness de l’université Chulalongkorn : un service à bas coût ouvert au grand public, avec des conseillers et psychiatres de l’université sur place. Une liste d’attente est possible.
- Bangkok Community Resources : une liste complète de services.
Ils m’ont vraiment beaucoup aidé. Il y a sept ans, ma femme thaïlandaise est morte du sida et je me suis retrouvé à devoir m’occuper seul de sa fille. Sans l’aide de Chrissy et Alex, de The Life Change People, je n’aurais pas pu tout affronter. – Ozzi Jarvinen, propriétaire d’Iglu.net
Services psychiatriques dans les hôpitaux thaïlandais hors de Bangkok
Le niveau d’anglais varie selon les établissements. Renseignez-vous avant de vous déplacer. Insistez pour voir le psychiatre pour vos ordonnances, et non le médecin de famille. Ne comptez pas sur un proche pour traduire.
Services pour les addictions
- AA : Alcooliques Anonymes
- The Cabin : centre de conseil à Bangkok et centres de prise en charge en établissement à Chiang Mai
- Dara Thailand : prise en charge en établissement à Chantaburi et à Ko Chang
- Inspire rehab : prise en charge en établissement à Bangkok
Lignes d’écoute d’urgence
Samaritans Thaïlande : [email protected]
Samaritans Thaïlande : (02) 113–6789 puis tapez 2
Lignes gouvernementales en thaï : 1667/1323
REMARQUE : CES NUMÉROS FONCTIONNENT PARTOUT EN THAÏLANDE.
Ressources pour enfants et adolescents
- Merak Clinic : la clinique privilégiée par la plupart des écoles et conseillers. Traitement spécialisé par des experts en santé mentale infantile et adolescente.
Ressources LGBTQIA
- Tangerine Center : propose des services holistiques à la communauté transgenre.
Bien-être, détente, méditation
- Little Bangkok Sangha : propose des événements de méditation et des retraites en anglais.
- Rojanna Dhamma Foundation : propose des événements et des séances de méditation dans le centre de Sukhumvit.
- Vous pouvez rechercher des centres de yoga en ligne.
Foire aux questions
Combien coûte une séance de thérapie ou de conseil en Thaïlande ?
Cela dépend du prestataire. Un cabinet à Bangkok, Counselling Thailand, affiche THB2,765 pour une séance de 60 minutes. Les séances en ligne via l’application Ooca démarrent à THB450 pour un psychologue. La plupart des centres de conseil, dont PSI et NCS, ne publient pas leurs tarifs et vous demandent de les contacter directement pour un devis.
Existe-t-il une application thaïlandaise pour prendre rendez-vous en ligne avec un psychiatre ou un thérapeute ?
Oui. Ooca est une application thaïlandaise de télésanté qui met en relation les utilisateurs avec des psychiatres et psychologues agréés par appel vidéo, avec des séances à partir de THB450. Confirmez directement auprès du prestataire la disponibilité en anglais avant de réserver.
Puis-je utiliser BetterHelp ou une autre plateforme internationale de thérapie en ligne depuis la Thaïlande ?
En général, oui, tant que vous disposez d’une connexion internet stable. Les tarifs vont de 70 USD à 100 USD par semaine. Avant de vous engager pour un abonnement, vérifiez auprès de la plateforme que le thérapeute qui vous est attribué est autorisé à exercer auprès d’un client basé en Thaïlande.
L’assurance maladie en Thaïlande couvre-t-elle les soins de santé mentale ?
Toutes les formules ne le font pas, et celles qui le font appliquent en général un délai de carence de 6 à 10 mois avant l’activation de la garantie. Consultez Comparez vos options d’assurance pour savoir comment comparer les formules sur ce point.
La ligne d’écoute des Samaritans en Thaïlande est-elle ouverte 24 heures sur 24 ?
Non. D’après la page de contact des Samaritans Thaïlande, la ligne en anglais, au (02) 113-6789, option 2, fonctionne tous les jours de 12h00 à 22h00, pas 24 heures sur 24. La ligne 1323 du Department of Mental Health, en thaï, fonctionne quant à elle 24 heures sur 24, selon le site de cet organisme.