Revue de l’école de langue thaïe : thaï intensif à l’université de Payap

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École : Language Enhancement Center, Payap University
Site web : Payap University
Adresse : Language Enhancement Center, Payap University, Super-highway Chiang Mai – Lampang Road, Amphur Muang Chiang Mai, 50000
Numéro de téléphone : (+66) 53 241 255

Emplacement : campus de Mae Khao, à environ 20 minutes de l’hôpital de Chiang Mai.

L’école

Le centre de perfectionnement linguistique de Payap University se trouve sur le campus de Mae Khao, le plus éloigné du centre-ville : il faut compter 20 minutes de trajet depuis l’hôpital de Chiang Mai.

Les cours ont lieu dans une université, et que ce soit lié ou non, les installations restaient assez sommaires. On y trouvait juste quelques petites boutiques et cafés.

C’est l’une des écoles de thaï les plus chères de Chiang Mai :

  • 60 heures coûtent 8 000 bahts.
  • Les cours ont lieu du lundi au jeudi, de 9 h à 12 h pour les niveaux 1 à 4, et de 13 h à 16 h pour les niveaux 5 à 8, avec une pause d’une demi-heure après les 1 h 30 premières.

Mon avis personnel

Nous étions douze dans la classe, et comme chacun avait payé cher pour étudier là, la plupart d’entre nous venaient assidûment. La majorité était constituée de farangs, contrairement à ce qu’on observe à l’AUA.

Ce qui m’a vraiment surpris, c’est que tous les avis et articles lus sur Payap présentaient cette école comme la référence pour apprendre à parler thaï, la meilleure de Chiang Mai, avec un rythme très soutenu, une forte pression de travail et beaucoup de devoirs.

J’ai malheureusement été déçu. J’ai adoré notre professeure, pleine d’énergie, enjouée, et qui expliquait très bien chaque point, mais dès le deuxième jour, j’ai réalisé que je préférais l’AUA. Je ne pense pas que ce soit la faute de l’enseignante ; c’est plutôt Payap dans son ensemble, et sa façon d’enseigner, qui m’a laissé sur ma faim.

Méthode d’enseignement

À Payap, le rythme d’introduction des nouvelles notions était aussi rapide qu’à l’AUA (un nouveau thème environ tous les deux ou trois jours). En revanche, on avançait plus lentement dans la matière, car on s’égarait souvent hors sujet, et beaucoup plus d’anglais était parlé que ce à quoi je m’attendais, ou que ce que j’aurais préféré.

Je me suis renseigné sur le niveau deux à l’AUA : là-bas, les élèves devaient parler uniquement thaï, et l’enseignante ne leur parlait qu’en thaï, à un rythme plutôt soutenu.

À Payap, l’enseignante ne cherche pas à décourager l’usage de l’anglais. Le rythme auquel elle nous parlait en thaï correspondait à celui du niveau un à l’AUA, et elle parlait elle-même beaucoup anglais. Un peu trop lent pour un niveau deux, dans ce qui est censé être l’école de thaï la plus exigeante de la ville.

Niveau des élèves

Le niveau des élèves variait aussi beaucoup : certains étaient encore de purs débutants, tandis que d’autres avaient plutôt l’impression de suivre une révision de soixante heures.

Cela compliquait le travail de groupe. Et comme on parlait généralement très peu thaï en petits groupes, quand il fallait s’exercer à des dialogues ou à du nouveau vocabulaire entre nous, on finissait souvent par discuter en anglais de tout autre chose.

Grammaire

Côté grammaire, l’enseignement est vraiment solide. Nous abordions un nouveau point tous les deux ou trois jours, avec beaucoup de matière à assimiler, et c’est bien la seule chose que je ne peux pas leur reprocher.

Mais j’ai souvent eu l’impression que nous aurions progressé plus vite, et mieux ancré les acquis, si nous n’étions pas partis aussi souvent hors sujet.

Matériel pédagogique

Nous n’avions pas de manuel, seulement des polycopiés. Chaque fiche traitait un thème et commençait par une ou deux pages de vocabulaire, de mots interrogatifs liés au sujet, et de dialogues à traduire et à jouer à voix haute.

Beaucoup trop souvent, notre temps passait à noter une foule de mots et d’expressions supplémentaires (pas toujours en lien avec le sujet), que les élèves demandaient à l’enseignante de traduire. Mais comme nous ne pratiquions pas assez de dialogues avec ce vocabulaire, j’ai le sentiment de n’avoir vraiment ancré ni les nouveaux mots ni la grammaire.

Cela dit, j’ai désormais une pile impressionnante de feuilles reprenant toutes ces informations, sur laquelle je peux toujours revenir.

Les devoirs étaient très légers. Je me souviens de quatre occasions seulement, et à plusieurs reprises, ils n’ont pas été corrigés, ou pas pour tout le monde, ce qui a dû frustrer certains élèves ayant fourni des efforts sans recevoir de retour.

Faut-il étudier le thaï à l’université de Payap ?

Je ne peux pas dire que je n’ai rien appris : lors de mon entretien de retour à l’AUA, on m’a placé au niveau trois, ce qui signifie que j’avais au moins progressé d’un niveau en quelques semaines.

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Mais je m’attendais vraiment à en apprendre beaucoup plus et à parler un thaï bien meilleur à ce stade. Certes, les capacités et la motivation de chacun comptent énormément, mais étudier 60 heures sur cinq semaines dans une école réputée haut de gamme, et payer aussi cher pour cela, devrait laisser une empreinte plus marquante que ce que j’ai vécu.

À mon avis, si vous parlez déjà un peu thaï et souhaitez surtout renforcer votre grammaire, Payap peut être une bonne école pour vous.

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